Ils sont de retour dans l'hémisphère Nord et plus que jamais en course pour l'exploit. Ce lundi 19 janvier à 4h20 (heure française), le trimaran Sodebo Ultim 3 et son équipage ont franchi l'équateur après 34 jours, 7 heures et 19 minutes de navigation. À bord, Thomas Coville, entouré de Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel, conserve une avance de 20 heures et 49 minutes sur la référence étalon du record, IDEC Sport, détenteur du Trophée Jules Verne depuis 2017.
Le compte à rebours est lancé pour SodeboUltim 3. Après plus de 34 jours de navigation autour du globe, le trimaran de Thomas Coville a franchi l'équateur et retrouvé l'hémisphère Nord avec une avance toujours significative sur le record du Trophée Jules Verne. Mais rien n'est encore joué : l'Atlantique Nord, ses dépressions violentes et le contournement délicat de l'anticyclone des Açores s'annoncent comme le juge de paix de cette tentative hors normes.
Après le franchissement du cap Horn le dimanche 11 janvier, les sept marins ont dû composer avec une remontée de l'Atlantique Sud particulièrement complexe. En cause : un anticyclone de Sainte-Hélène mal positionné, générant de vastes zones de molle et des choix de route délicats.
"On a eu du mal à s'extirper de cet Atlantique Sud", reconnaissait Thomas Coville. Pour rester au contact du vent, Sodebo Ultim 3 a longé les zones instables, au prix d'une route plus longue que celle du "fantôme" d'IDEC Sport, avec environ 6 % de distance supplémentaire parcourue depuis le départ.
À ces difficultés météo s'est ajoutée une avarie : la casse de l'armure du J0, la plus grande voile d'avant, survenue au large de l'Uruguay. "Cela a nécessité quatre à cinq heures de travail avant de pouvoir renvoyer le J0", explique Guillaume Pirouelle. Une fois le bateau rétabli à 100 %, l'équipage a traversé une dépression mourante avant de retrouver des alizés plus favorables.
"On a retrouvé du vent d'alizé, un peu instable mais suffisant pour progresser vers le Nord ", détaille Thomas Coville. Des conditions qui ont permis de belles moyennes : "30 à 35 nœuds dans une mer plate, avec le moral au beau fixe ", sourit Guillaume Pirouelle.
Le passage de l'équateur marque un moment fort pour l'équipage, qui l'avait quitté le 20 décembre, seulement 4 jours et 4 heures après le départ de Ouessant. Cette fois, après plus d'un mois en mer, les « Sodeboys » confirment leur solidité collective.
"Ce qui est fort dans cette aventure, c'est que le courage de chacun encourage le courage des autres", souligne Thomas Coville.
Avec 20 h 49 d'avance sur IDEC Sport au point de passage de l'équateur, l'équipage reste lucide : "Nous aurions aimé avoir plus d'avance, mais ce n'était pas possible avec les conditions rencontrées. Nous sommes encore devant, et on va jouer avec nos cartes."
Il reste désormais 3 279 milles nautiques (6 072 km) à parcourir jusqu'à la ligne d'arrivée située entre Ouessant et le cap Lizard. Pour battre le record, Sodebo Ultim 3 devra couper la ligne avant dimanche 25 janvier à 20h31.
Mais cette dernière partie s'annonce redoutable. "Ce sera très engagé", prévient Thomas Coville. En cause, un anticyclone des Açores plus occidental que d'habitude, obligeant le trimaran à une navigation au près dans les alizés de nord.
"Après le pot-au-noir, nous allons rentrer dans des alizés de nord pour monter jusqu'à l'anticyclone, puis le contourner par l'est", explique Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Ensuite, l'équipage devra composer avec une violente dépression attendue sur l'Atlantique Nord, générant une mer très formée au large de l'Espagne et dans le golfe de Gascogne.
Sodebo Ultim 3 pourrait entrer sous son influence dès vendredi, avec des conditions qualifiées d'"extrêmement virulentes " par les routeurs.
À bord, la détermination est intacte. Les sept marins savent que tout se jouera dans les prochains jours, au terme d'un dernier run aussi stratégique que physique. L'objectif est clair : rallier Ouessant avant dimanche soir et inscrire le nom de Sodebo Ultim 3 au palmarès du Trophée Jules Verne, record mythique autour du monde à la voile, toujours invaincu depuis 2017.
Léonard Legrand / Fred Morin - Team Sodebo
À ces difficultés météo s'est ajoutée une avarie : la casse de l'armure du J0, la plus grande voile d'avant, survenue au large de l'Uruguay. "Cela a nécessité quatre à cinq heures de travail avant de pouvoir renvoyer le J0", explique Guillaume Pirouelle. Une fois le bateau rétabli à 100 %, l'équipage a traversé une dépression mourante avant de retrouver des alizés plus favorables.
"On a retrouvé du vent d'alizé, un peu instable mais suffisant pour progresser vers le Nord ", détaille Thomas Coville. Des conditions qui ont permis de belles moyennes : "30 à 35 nœuds dans une mer plate, avec le moral au beau fixe ", sourit Guillaume Pirouelle.
Retour dans l'hémisphère Nord, toujours en tête
Le passage de l'équateur marque un moment fort pour l'équipage, qui l'avait quitté le 20 décembre, seulement 4 jours et 4 heures après le départ de Ouessant. Cette fois, après plus d'un mois en mer, les « Sodeboys » confirment leur solidité collective.
"Ce qui est fort dans cette aventure, c'est que le courage de chacun encourage le courage des autres", souligne Thomas Coville.
Avec 20 h 49 d'avance sur IDEC Sport au point de passage de l'équateur, l'équipage reste lucide : "Nous aurions aimé avoir plus d'avance, mais ce n'était pas possible avec les conditions rencontrées. Nous sommes encore devant, et on va jouer avec nos cartes."
L'Atlantique Nord, dernier obstacle avant la ligne
Il reste désormais 3 279 milles nautiques (6 072 km) à parcourir jusqu'à la ligne d'arrivée située entre Ouessant et le cap Lizard. Pour battre le record, Sodebo Ultim 3 devra couper la ligne avant dimanche 25 janvier à 20h31.
Mais cette dernière partie s'annonce redoutable. "Ce sera très engagé", prévient Thomas Coville. En cause, un anticyclone des Açores plus occidental que d'habitude, obligeant le trimaran à une navigation au près dans les alizés de nord.
"Après le pot-au-noir, nous allons rentrer dans des alizés de nord pour monter jusqu'à l'anticyclone, puis le contourner par l'est", explique Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Ensuite, l'équipage devra composer avec une violente dépression attendue sur l'Atlantique Nord, générant une mer très formée au large de l'Espagne et dans le golfe de Gascogne.
Sodebo Ultim 3 pourrait entrer sous son influence dès vendredi, avec des conditions qualifiées d'"extrêmement virulentes " par les routeurs.
Dernier sprint vers un record mythique
À bord, la détermination est intacte. Les sept marins savent que tout se jouera dans les prochains jours, au terme d'un dernier run aussi stratégique que physique. L'objectif est clair : rallier Ouessant avant dimanche soir et inscrire le nom de Sodebo Ultim 3 au palmarès du Trophée Jules Verne, record mythique autour du monde à la voile, toujours invaincu depuis 2017.
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