Sodebo Ultim 3 est désormais à Lorient. L'équipage vient à peine de quitter le bord que le trimaran entame déjà une nouvelle phase de sa vie, celle de l'analyse et du chantier. Cette visite à chaud permet de comprendre ce que quarante jours de navigation autour du monde laissent sur un Ultim, et comment l'équipe prépare la suite du programme.
Un trimaran marqué, mais structurellement sain
À première vue, le bateau surprend par son état général. Les coques, les bras et la plateforme montrent peu de stigmates visibles d'une navigation longue et soutenue. Pas de structure fatiguée apparente, pas de réparation lourde en urgence. Le seul dommage immédiatement identifiable concerne le safran du flotteur tribord, cassé mais toujours en place.

Ce point est loin d'être anecdotique. Sur un trimaran de cette taille, un safran endommagé peut rapidement devenir critique pour l'équilibre et le contrôle directionnel. Le fait qu'il soit resté en position jusqu'à l'arrivée témoigne ...

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