Route du Rhum - Comment les marins gèrent leur sommeil ?
Sur la Route du Rhum, les marins doivent réaliser ue transatlantique de plusieurs jours, dans des conditions pas toujours évidentes, à bord d'un bateau de course. Comment se passe la vie à bord ? Nous allons nous pencher sur le sommeil et la manière de le gérer.
Le Docteur Bertrand de La Giclais est spécialiste du sommeil et gère les sportifs de haut niveau, notamment les navigateurs à la voile en solitaire ou en course au large. Il les aide à préparer leur sommeil avant une course au large. Il explique que le marin en solitaire a un rythme de sommeil polyphasique, c'est-à-dire qu'il enchaîne des périodes de sommeil très courtes sur une durée de 24 heures : "Cependant ce sommeil polyphasique doit être aussi réparateur qu'un sommeil monophasique (sommeil de base). Grâce à des tests sur le sommeil, on a pu comprendre que sur les premières 24 heures, les marins ont des épisodes de somnolence et des phases de sommeil léger. Le sommeil réparateur réapparaît sur les trois jours suivants avec des phases de sommeil de 4 à 5 siestes sur 24 heures, qui se déroule le jour comme la nuit. Ce rythme de sommeil polyphasique se met réellement en place à partir du 4ème jour."
Grâce à cette étude, les marins ont pu savoir quand, comment et combien de temps dormir pour optimiser leur récupération de sommeil. Les navigateurs gèrent ainsi leur dette de sommeil par des petits épisodes de sommeil productif en sommeil réparateur. Dans le cas d'un déficit trop grand en sommeil, les marins pourraient être victimes d'état de somnolence important, d'un manque de lucidité, d'une fatigue physique, voire d'hallucinations hypnagogiques.
Gérer son sommeil en courte sieste
Mener un Ultim ne se fait pas de la même manière qu'un Imoca ou qu'un multicoque de la Classe Rhum. Pour le sommeil, c'est la même chose… Pour se reposer, les marins effectuent principalement de courtes siestes de 15 à 20 minutes, notamment à bord des plus gros bateaux de la course, où il est difficile de confier les commandes à un pilote automatique.
Pour les plus petits bateaux (Class40) le rythme est différent, les marins peuvent arriver à dormir une heure à une heure et demie. Le sommeil est primordial à bord d'une course au large car la moindre manœuvre est exténuante. Finalement, au total, les marins arrivent à dormir 3 à 4 heures par tranche de 24 heures, mais de manière fractionnée.
Les conditions météos jouent également beaucoup dans le sommeil et le repos de nos navigateurs. Durant les premiers jours, tous vont peu ou pas dormir, devant jongler avec les éléments déchaînés et veiller à leur sécurité ainsi qu'à celle de leur bateau. La sortie de la manche et le passage du Golfe de Gascogne entrainent un déficit de sommeil.
Avec les condition qui se calme et l'établissement de l'Alizés, le sommeil devient moins un problème. Tous les marins vont reposer et même faire de bonnes nuits pour certains.
Le plus difficile est également de s'endormir car quand on a qu'une vingtaine de minutes pour se reposer, il ne faut pas les gaspiller à essayer de dormir. Certains utilisent des techniques de yoga pour s'endormir rapidement car ils sont stressés par les manœuvres et n'arrivent pas à dormir. Ils ne dorment d'ailleurs rarement plus de 15 minutes.
Dans un bateau de course, il n'est pas question de dormir sur un matelas douillet, enroulé dans sa couette, dans une chambre calme et noire. Ici, il faut composer avec les bruits des machines, du bateau et la luminosité extérieure. Certains dorment dans un hamac ou d'autres utilisent un gros coussin de billes de polystyrène, qu'ils déplacent dans le bateau en fonction du lieu où ils souhaitent dormir.
Après tout est possible, chacun cherche la position qui lui sera le plus confortable ou la plus pratique pour dormir.
Pour les plus petits bateaux (Class40) le rythme est différent, les marins peuvent arriver à dormir une heure à une heure et demie. Le sommeil est primordial à bord d'une course au large car la moindre manœuvre est exténuante. Finalement, au total, les marins arrivent à dormir 3 à 4 heures par tranche de 24 heures, mais de manière fractionnée.
Des conditions météos néfastes pour le sommeil
Les conditions météos jouent également beaucoup dans le sommeil et le repos de nos navigateurs. Durant les premiers jours, tous vont peu ou pas dormir, devant jongler avec les éléments déchaînés et veiller à leur sécurité ainsi qu'à celle de leur bateau. La sortie de la manche et le passage du Golfe de Gascogne entrainent un déficit de sommeil.
Se reposer dès que le calme revient
Avec les condition qui se calme et l'établissement de l'Alizés, le sommeil devient moins un problème. Tous les marins vont reposer et même faire de bonnes nuits pour certains.
Arriver à s'endormir
Le plus difficile est également de s'endormir car quand on a qu'une vingtaine de minutes pour se reposer, il ne faut pas les gaspiller à essayer de dormir. Certains utilisent des techniques de yoga pour s'endormir rapidement car ils sont stressés par les manœuvres et n'arrivent pas à dormir. Ils ne dorment d'ailleurs rarement plus de 15 minutes.
Où dort-on ?
Dans un bateau de course, il n'est pas question de dormir sur un matelas douillet, enroulé dans sa couette, dans une chambre calme et noire. Ici, il faut composer avec les bruits des machines, du bateau et la luminosité extérieure. Certains dorment dans un hamac ou d'autres utilisent un gros coussin de billes de polystyrène, qu'ils déplacent dans le bateau en fonction du lieu où ils souhaitent dormir.
Après tout est possible, chacun cherche la position qui lui sera le plus confortable ou la plus pratique pour dormir.