Le mythique 5o5, petit mais whaou !


Le 5o5 (cinqocinq) est un dériveur de 5,05 mètres - c'est de là qu'il tire son nom - créé en 1954 par John Westell. Il s'utilise en double et possède son propre championnat du monde, organisé chaque année. Des milliers d'exemplaires sont répertoriés aux quatre coins de la planète et chaque année, il continue à attirer les acheteurs.

Un peu d'histoire

Le 5o5 né de la main de John Westell, à la demande d'Alain Cettier, président de l'association des Canetons (dériveurs à restriction de 5,05 m) voit le jour en 1954. Tout commence en 1953 lorsque des essais sont organisés par l'IYRU (International Yacht Racing Union devenu depuis l'ISAF) pour choisir le dériveur qui sera utilisé lors des Jeux olympiques. C'est le Flying Dutchman qui remporte alors l'adhésion de la Fédération internationale de voile face au Coronet, un petit dériveur de 5,48 mètres, dessiné par l'anglais John Westell.

Pour autant, le Coronet est remarqué par Alain Cettier, président de la plus importante flotte de petits bateaux de régate, qui demande alors au designer anglo-saxon de ramener la taille du bateau à 5,05 mètres et le plan de voilure à 16 m2 pour créer un nouveau modèle. C'est lors de l'Assemblée Générale de l'association des Canetons que le dessin du 5o5 est adopté.

En 1955, le dériveur obtient le statut de classe internationale et le premier Championnat du monde est organisé à La Baule en 1956. Les règles de jauge imposent que le plan de voilure et la forme de la coque soient contrôlés laissant le reste du bateau libre de correspondre aux envies de leur propriétaire. Niveau matériaux, seul le mât doit être construit en aluminium et en bois. Enfin, son poids ne doit pas excéder 127,4 kg sans les voiles.

Un petit dériveur très puissant

Le 5o5 est le premier bateau de ce type à posséder autant d'innovations et inspirera d'ailleurs les séries suivantes : le trapèze qui remplace la planche de rappel, les déflecteurs de la coque, le spinnaker qui fait sa première apparition sur un dériveur, les caissons conçus pour servir de réserve de flottabilité et les volets autovideurs permettant de vider le bateau en quelques secondes après avoir redressé le bateau.

Aujourd'hui, le 5o5 repose toujours sur le même design, même s'il a subi quelques évolutions. À l'origine, les voiles étaient en coton et sont désormais en film mylar/kevlar. Un avaleur de spi a été ajouté en avant de l'étai et la coque qui était construite en bois moulé est aujourd'hui faite en sandwich polyester, époxy ou matériaux composites. Il a ainsi pu gagner en résistance et en compétitivité.

En 2001, après deux ans d'essais, la classe adopte le grand spi, qui permet d'améliorer les allures du bateau, au portant.

Ce dériveur est un bateau très rapide, grâce à sa coque légère qui lui permet de planer facilement ainsi qu'à sa voile de 16 m2 au près et de presque 45 dans les bords de largue. Son équipage doit être parfaitement formé pour maîtriser ce petit bateau très marin et sensible aux réglages.

Un bateau légendaire

Le 5o5 est rapidement adopté dans le domaine des régates et se développe facilement. En 1955, il est déjà produit à 100 unités.

Aujourd'hui, la classe est présente dans 18 pays parmi lesquels, les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique Australe, mais aussi de nombreux pays européens. 9 000 unités sont immatriculées dans le monde entier et chaque année, ce sont 50 nouveaux modèles qui voient le jour.

C'est à bord d'un 5o5 que de nombreux champions de la voile ont été couronnés comme Paul Elvström ou les frères Pajot, mais aussi Marcel Buffet, Nicolas Loday et que des nombreux marins y ont fait des essais comme Paul Cayard, Denis Conner, Peter Blake.

 

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Spécifications

Longueur 5,05 m
Largeur 1,88 m au liston et 1,24 m à la flottaison
Grand voile 12,30 m2
Foc 4,94 m
Spinnaker 27 à 29 m2
Poids minimal 127,4 kg sans voiles
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