Repartir autour du monde sans assistance ni électronique moderne suppose plus qu'une motivation intacte. Pour Damien Guillou, cette deuxième Golden Globe Race se joue d'abord à terre, dans les choix techniques, les renoncements assumés et une préparation patiente du Rustler 36.
Revenir après un abandon
Lors de l'édition 2022, Damien Guillou avait vu sa course s'arrêter après 70 jours de mer, à la suite de la casse du régulateur d'allure. Une avarie classique sur ce type d'épreuve, mais rédhibitoire dans une course où l'assistance est proscrite. L'arrêt à Cape Town marque alors la fin prématurée de son tour du monde.
Mais l'idée de repartir s'impose rapidement. Non pas pour effacer l'abandon, mais pour aller au bout de ce que propose réellement la Golden Globe Race. Damien Guillou le résume simplement, "Je veux faire cette course parce qu'elle rassemble tout ce que j'aime dans la voile", explique le marin. La dimension aventure, la compétition, la préparation de bateaux anciens et l'acceptation de la lenteur composent un ensemble cohérent, exigeant, sans raccourci possible. ...

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