D'un jardin breton à l'atelier d'AP Yachting : résurrection d'un canot en bois des années 50
D'un sous-sol au Paris Nautic Show
Entre souvenir d'enfance et projet de transmission, un canot familial en bois connaît une seconde vie. Resté des années à l'abandon près de Douarnenez, il retrouve aujourd'hui la navigation grâce à une rénovation menée par le chantier AP Yachting. Une histoire de famille et de bois verni, exposé au Paris Nautic Show 2025.
Un petit canot sans nom, mais chargé d'histoires familiales
Construite par un ingénieur des Arts et Métiers dans les années 1950, cette prame était d'abord destinée à la pêche en famille sur les plages de Douarnenez. Fabriquée dans un garage à Noisy-le-Sec, sa longueur (il s'agit en fait d'un Sprat de 2,40 m) était limitée par la taille de l'atelier familial.
Une embarcation artisanale, symbole de transmission familiale
Changement du tableau arrière
Pensée pour être utilisée chaque été lors des vacances en Bretagne, la petite embarcation est rapidement devenue une annexe pour le Cap Corse en bois construit ensuite par le même grand-père. Elle servait alors au débarquement sur les grèves ou pour rejoindre le mouillage au port du Rosmeur.
Remplacement de la sole
Une trentaine d'années à l'abri dans un sous-sol à Douarnenez
Ce voile-aviron a été longtemps stocké dans un sous-sol d'une cousine à Douarnenez à partir de 1993, protégé de l'humidité et des intempéries. Cette conservation discrète a permis de préserver son accastillage d'origine, son mât et sa structure. L'embarcation n'a jamais changé de mains, ce qui explique son bon état relatif au moment de sa récupération.
Finalement c'est Ronan le petit-fils, désormais papa, qui a a récupéré le canot en 2023 et a l'idée de sauver ce patrimoine familial. Habitant près de Tours, il l'imagine pour initier sa fille de 9 ans qui Vinet de réaliser son premier stage de voile. Faute de temps, il confie les travaux de restauration à Antoine Potier du chantier AP Yachting. Le fond et le tableau arrière ont été changés, une stratification a été posée sous la coque pour garantir l'étanchéité. Tout a été poncé puis verni ou peint. La restauration conserve le maximum de pièces d'origine.
La voilerie Tarot a réalisé une voile sur mesure, mais aussi un taud pour la protection du gréement. Un taud de transport est aussi prévu pour protéger la coque. Le bateau pourra naviguer aussi bien sur plans d'eau intérieurs qu'en mer. Bleuenn sera transportée sur remorque, comme un petit dériveur. L'objectif est de participer aux fêtes maritimes de Douarnenez en 2026.
Avant de tirer ses premiers bords avec la quatrième génération, quelques pièces doivent encore être terminées : la dérive, le safran et un banc. Mais la prame est déjà prête à flotter. Une résurrection tout en couleurs pour un canot qui incarne la mémoire vivante d'une famille de plaisanciers.
"Le nom Bleuenn, qui signifie « fleur blanche » en breton, a été choisi par vote familial à plusieurs tours. Une manière de poursuivre une histoire entre mer et générations", raconte Ronan.
Mise en peintureet vernis.
Reprise d'une restauration au chantier AP Yachting
Finalement c'est Ronan le petit-fils, désormais papa, qui a a récupéré le canot en 2023 et a l'idée de sauver ce patrimoine familial. Habitant près de Tours, il l'imagine pour initier sa fille de 9 ans qui Vinet de réaliser son premier stage de voile. Faute de temps, il confie les travaux de restauration à Antoine Potier du chantier AP Yachting. Le fond et le tableau arrière ont été changés, une stratification a été posée sous la coque pour garantir l'étanchéité. Tout a été poncé puis verni ou peint. La restauration conserve le maximum de pièces d'origine.
Voile neuve et tauds sur mesure pour un programme mixte
La voilerie Tarot a réalisé une voile sur mesure, mais aussi un taud pour la protection du gréement. Un taud de transport est aussi prévu pour protéger la coque. Le bateau pourra naviguer aussi bien sur plans d'eau intérieurs qu'en mer. Bleuenn sera transportée sur remorque, comme un petit dériveur. L'objectif est de participer aux fêtes maritimes de Douarnenez en 2026.
Des finitions encore à venir avant mise à l'eau
Avant de tirer ses premiers bords avec la quatrième génération, quelques pièces doivent encore être terminées : la dérive, le safran et un banc. Mais la prame est déjà prête à flotter. Une résurrection tout en couleurs pour un canot qui incarne la mémoire vivante d'une famille de plaisanciers.
"Le nom Bleuenn, qui signifie « fleur blanche » en breton, a été choisi par vote familial à plusieurs tours. Une manière de poursuivre une histoire entre mer et générations", raconte Ronan.