... Le sexisme demeure la forme la plus répandue. Il est mentionné par 55 % de l'ensemble des répondants et par plus de 85 % des femmes. Par ailleurs, 38 % estiment que le racisme reste un sujet dans la filière, 30 % citent l'âgisme et 35 % évoquent des situations liées au handicap.
Près de 43 % déclarent s'être déjà sentis déplacés ou malvenus dans un club ou lors d'un événement nautique.
Dans le même temps, 83 % des répondants considèrent que la représentation féminine s'est améliorée au cours des cinq dernières années. L'ouverture de la Women's America's Cup ou la présence de navigatrices à la tête de projets océaniques symbolisent cette évolution.
Pourtant, 75 % des femmes interrogées estiment toujours que l'équilibre hommes femmes reste un problème, contre 80 % en 2019. L'écart s'est réduit, mais de manière marginale.
L'étude souligne ainsi un phénomène clair : la progression visible au plus haut niveau ne se traduit pas automatiquement dans les clubs, les filières de formation et les structures professionnelles intermédiaires.
La question économique reste structurante. Le revenu annuel médian déclaré par les femmes s'élève à 35 000 dollars, contre 49 000 dollars pour les hommes, soit un écart de 29 %. À la journée, la différence atteint 22 %.
L'analyse indique que cet écart s'explique davantage par l'accès différencié aux rôles et aux niveaux d'expérience que par une différence de rémunération à poste équivalent.
Plus de 40 % des femmes considèrent par ailleurs qu'elles ne sont pas représentées dans les postes de direction de l'industrie de la voile, et 59 % estiment qu'elles sont absentes des fonctions dirigeantes dans l'industrie nautique au sens large.
L'inclusion dans les clubs reste un point sensible. Près de 60 % des femmes et plus de 60 % des personnes non binaires estiment que les clubs de voile ne sont pas inclusifs pour tous les profils.
Près de 60 % des femmes déclarent avoir modifié leur comportement pour se sentir acceptées, contre environ la moitié des répondants toutes catégories confondues.
Le rapport met également en évidence un déficit d'accompagnement. 67 % des personnes interrogées ne connaissent aucun programme de mentorat dans l'industrie, et 55 % déclarent ne pas avoir de mentor.
Les données relatives à la protection des pratiquants et des professionnels soulèvent d'autres interrogations.
49 % des répondants ignorent l'existence d'un dispositif de signalement en cas de violence, d'abus ou de harcèlement. 42 % disent avoir connaissance d'incidents de violence non accidentelle dans la communauté voile.
Plus de 42 % indiquent que leur organisation ne dispose d'aucun responsable identifié en charge des questions de diversité et d'inclusion, et 30 % affirment que leur club ne possède pas de politique d'égalité formalisée.
Au-delà du constat, l'étude formule plusieurs axes de travail. Elle recommande notamment de conditionner certains financements à la mise en place de pratiques inclusives, de rendre plus transparentes les grilles de rémunération, de structurer le mentorat au-delà des programmes d'entrée de carrière et d'adapter les parcours aux contraintes familiales.
L'étude invite également à mesurer non seulement la représentation, mais aussi le sentiment d'appartenance, la rétention et la progression des profils sous représentés.
Pour World Sailing, qui rappelle avoir mis en place un conseil d'administration paritaire, le défi consiste désormais à traduire les avancées institutionnelles en transformations concrètes sur le terrain. Car à ce jour, la question n'est plus de savoir si le sujet existe, mais comment agir.
Près de 43 % déclarent s'être déjà sentis déplacés ou malvenus dans un club ou lors d'un événement nautique.
Une perception d'amélioration au sommet
Dans le même temps, 83 % des répondants considèrent que la représentation féminine s'est améliorée au cours des cinq dernières années. L'ouverture de la Women's America's Cup ou la présence de navigatrices à la tête de projets océaniques symbolisent cette évolution.
Pourtant, 75 % des femmes interrogées estiment toujours que l'équilibre hommes femmes reste un problème, contre 80 % en 2019. L'écart s'est réduit, mais de manière marginale.
L'étude souligne ainsi un phénomène clair : la progression visible au plus haut niveau ne se traduit pas automatiquement dans les clubs, les filières de formation et les structures professionnelles intermédiaires.
Un écart salarial de 29 %
La question économique reste structurante. Le revenu annuel médian déclaré par les femmes s'élève à 35 000 dollars, contre 49 000 dollars pour les hommes, soit un écart de 29 %. À la journée, la différence atteint 22 %.
L'analyse indique que cet écart s'explique davantage par l'accès différencié aux rôles et aux niveaux d'expérience que par une différence de rémunération à poste équivalent.
Plus de 40 % des femmes considèrent par ailleurs qu'elles ne sont pas représentées dans les postes de direction de l'industrie de la voile, et 59 % estiment qu'elles sont absentes des fonctions dirigeantes dans l'industrie nautique au sens large.
Clubs, inclusion et sentiment d'appartenance
L'inclusion dans les clubs reste un point sensible. Près de 60 % des femmes et plus de 60 % des personnes non binaires estiment que les clubs de voile ne sont pas inclusifs pour tous les profils.
Près de 60 % des femmes déclarent avoir modifié leur comportement pour se sentir acceptées, contre environ la moitié des répondants toutes catégories confondues.
Le rapport met également en évidence un déficit d'accompagnement. 67 % des personnes interrogées ne connaissent aucun programme de mentorat dans l'industrie, et 55 % déclarent ne pas avoir de mentor.
Signalements et politiques internes encore insuffisants
Les données relatives à la protection des pratiquants et des professionnels soulèvent d'autres interrogations.
49 % des répondants ignorent l'existence d'un dispositif de signalement en cas de violence, d'abus ou de harcèlement. 42 % disent avoir connaissance d'incidents de violence non accidentelle dans la communauté voile.
Plus de 42 % indiquent que leur organisation ne dispose d'aucun responsable identifié en charge des questions de diversité et d'inclusion, et 30 % affirment que leur club ne possède pas de politique d'égalité formalisée.
Au-delà du constat, l'étude formule plusieurs axes de travail. Elle recommande notamment de conditionner certains financements à la mise en place de pratiques inclusives, de rendre plus transparentes les grilles de rémunération, de structurer le mentorat au-delà des programmes d'entrée de carrière et d'adapter les parcours aux contraintes familiales.
L'étude invite également à mesurer non seulement la représentation, mais aussi le sentiment d'appartenance, la rétention et la progression des profils sous représentés.
Pour World Sailing, qui rappelle avoir mis en place un conseil d'administration paritaire, le défi consiste désormais à traduire les avancées institutionnelles en transformations concrètes sur le terrain. Car à ce jour, la question n'est plus de savoir si le sujet existe, mais comment agir.