Le Plume fait partie de ces voiliers immédiatement identifiables. Dessiné par l'architecte Gildas Plessis à la fin des années 1990, ce dériveur transportable de 6,10 mètres gréé en cat boat a laissé son empreinte dans de nombreux bassins de navigation français. 25 ans après le lancement du premier prototype, l'architecte breton présente aujourd'hui le Plume 2.0, une évolution complète qui conserve l'idée fondatrice du projet tout en intégrant plusieurs décennies de réflexion sur l'architecture navale.
Un concept qui a traversé les générations
Avant de devenir un bateau produit à une quarantaine d'exemplaires à Bordeaux entre 2001 et 2013, le Plume est d'abord un prototype construit en sandwich composite avec un mât carbone rotatif.

La version de série, reconnaissable à sa bôme en lamellé collé, rencontre rapidement son public. On retrouve encore aujourd'hui de nombreux exemplaires dans le golfe du Morbihan, sur le Léman ou sur le bassin d'Arcachon.
Pour Gildas Plessis, l'objectif n'était pas de reproduire le bateau d'origine.
"Ce n'est pas une réédition. On reprend à zéro un concept qui a presque 30 ans. L'idée n'était pas de refaire le même bateau ...
... mais de remettre à jour tout ce que nous avions imaginé à l'époque avec les outils, les matériaux et les connaissances dont nous disposons aujourd'hui", explique l'architecte.
Malgré cette refonte complète, le principe du cat boat est conservé. Le Plume 2.0 reste disponible dans cette configuration historique à voile unique, mais il pourra également recevoir un gréement Marconi de type sloop.
"Le concept du cat boat plaît toujours énormément. Il offre un cockpit dégagé, peu de manœuvres et une vraie simplicité d'utilisation. C'est un bateau qui donne rapidement envie de naviguer sans passer du temps à préparer le gréement", souligne Gildas.
Cette philosophie du day boat demeure au centre du projet. Le bateau reste transportable sur remorque et destiné à des sorties côtières ou lacustres où la simplicité d'utilisation constitue souvent un critère déterminant.
Le changement le plus visible concerne la carène. Le Plume 2.0 adopte désormais des formes plus volumineuses et une étrave inspirée des carènes de type scow. Les volumes avant sont plus développés tandis que la longueur progresse de 10 centimètres.
"Nous avons choisi une carène moderne avec un scow pointu. Elle apporte davantage de stabilité de forme, plus de puissance et un meilleur comportement général tout en conservant l'esprit du bateau d'origine", détaille l'architecte.
Les appendices ont également été redessinés.
"Nous avons intégré des solutions issues de nos travaux en course au large. Cela concerne principalement les profils et les équilibres hydrodynamiques. Même sur un day boat, ces détails ont une influence directe sur le comportement du bateau."
L'évolution ne concerne pas seulement les formes. Pour cette nouvelle génération, Gildas Plessis a souhaité revoir complètement l'approche constructive.
"Si l'on veut progresser vers une construction à faible impact carbone, il devient difficile de continuer à utiliser massivement le polyester. Nous avons donc travaillé sur une structure sandwich associant notamment des fibres naturelles et du basalte."
Le basalte est aujourd'hui utilisé dans plusieurs applications nautiques comme alternative à certaines fibres traditionnelles. Associé au lin, il participe à la réduction du poids tout en conservant des caractéristiques mécaniques élevées.
"La recommandation actuelle de la filière est clairement de privilégier le basalte lorsqu'il est pertinent. Cela nous permet d'obtenir une structure plus légère et plus rigide que sur le bateau de série construit il y a vingt-cinq ans."
Le plan de voilure a également évolué. La surface de voile a été augmentée afin d'améliorer le comportement dans les petits airs.
"Le cat boat fonctionne très bien mais il peut parfois manquer un peu de puissance dans la pétole. Nous avons donc augmenté la surface de voile et ajouté une petite corne afin d'améliorer le rendement dans les vents faibles."
Cette évolution vise principalement les conditions de navigation les plus fréquentes pour ce type de bateau : les sorties estivales à la journée, souvent marquées par des vents modérés.
Même si le bateau est nouveau, plusieurs éléments rendent hommage à son prédécesseur. Le dessin du pont a été entièrement retravaillé et certaines lignes de mobilier ont fait l'objet d'un soin particulier.
"Nous avons conservé quelques clins d'œil au premier Plume. Les assises, notamment, ont été mises en relief afin de créer une continuité visuelle avec le bateau historique tout en affirmant une identité beaucoup plus contemporaine."
Cette recherche esthétique accompagne une ergonomie revue pour faciliter les déplacements et les manœuvres à bord.
La fabrication du Plume 2.0 est confiée au chantier SailWood à Lorient. L'entreprise n'a pas été choisie au hasard. Depuis plusieurs années, elle assure déjà l'entretien, la réparation et la restauration des Plume existants.
"SailWood connaît parfaitement le bateau. Ils entretiennent de nombreux exemplaires depuis longtemps. C'était une évidence de leur confier la construction de cette nouvelle génération", estime Gildas.
Le premier exemplaire de série doit entrer en chantier durant l'été 2026. Pour l'architecte naval, ce nouveau modèle s'inscrit dans une continuité plus que dans une rupture.
"Le Plume a toujours été un bateau de plaisir, simple, léger et facile à transporter. Ce concept reste totalement d'actualité. Nous avons simplement essayé de le faire entrer dans son époque."
Le cat boat reste au cœur du projet
Malgré cette refonte complète, le principe du cat boat est conservé. Le Plume 2.0 reste disponible dans cette configuration historique à voile unique, mais il pourra également recevoir un gréement Marconi de type sloop.
"Le concept du cat boat plaît toujours énormément. Il offre un cockpit dégagé, peu de manœuvres et une vraie simplicité d'utilisation. C'est un bateau qui donne rapidement envie de naviguer sans passer du temps à préparer le gréement", souligne Gildas.

Cette philosophie du day boat demeure au centre du projet. Le bateau reste transportable sur remorque et destiné à des sorties côtières ou lacustres où la simplicité d'utilisation constitue souvent un critère déterminant.
Une nouvelle carène inspirée des voiliers contemporains
Le changement le plus visible concerne la carène. Le Plume 2.0 adopte désormais des formes plus volumineuses et une étrave inspirée des carènes de type scow. Les volumes avant sont plus développés tandis que la longueur progresse de 10 centimètres.
"Nous avons choisi une carène moderne avec un scow pointu. Elle apporte davantage de stabilité de forme, plus de puissance et un meilleur comportement général tout en conservant l'esprit du bateau d'origine", détaille l'architecte.
Les appendices ont également été redessinés.
"Nous avons intégré des solutions issues de nos travaux en course au large. Cela concerne principalement les profils et les équilibres hydrodynamiques. Même sur un day boat, ces détails ont une influence directe sur le comportement du bateau."
Une construction qui abandonne le polyester
L'évolution ne concerne pas seulement les formes. Pour cette nouvelle génération, Gildas Plessis a souhaité revoir complètement l'approche constructive.
"Si l'on veut progresser vers une construction à faible impact carbone, il devient difficile de continuer à utiliser massivement le polyester. Nous avons donc travaillé sur une structure sandwich associant notamment des fibres naturelles et du basalte."

Le basalte est aujourd'hui utilisé dans plusieurs applications nautiques comme alternative à certaines fibres traditionnelles. Associé au lin, il participe à la réduction du poids tout en conservant des caractéristiques mécaniques élevées.
"La recommandation actuelle de la filière est clairement de privilégier le basalte lorsqu'il est pertinent. Cela nous permet d'obtenir une structure plus légère et plus rigide que sur le bateau de série construit il y a vingt-cinq ans."
Plus de toile pour les conditions estivales
Le plan de voilure a également évolué. La surface de voile a été augmentée afin d'améliorer le comportement dans les petits airs.
"Le cat boat fonctionne très bien mais il peut parfois manquer un peu de puissance dans la pétole. Nous avons donc augmenté la surface de voile et ajouté une petite corne afin d'améliorer le rendement dans les vents faibles."
Cette évolution vise principalement les conditions de navigation les plus fréquentes pour ce type de bateau : les sorties estivales à la journée, souvent marquées par des vents modérés.

Même si le bateau est nouveau, plusieurs éléments rendent hommage à son prédécesseur. Le dessin du pont a été entièrement retravaillé et certaines lignes de mobilier ont fait l'objet d'un soin particulier.
"Nous avons conservé quelques clins d'œil au premier Plume. Les assises, notamment, ont été mises en relief afin de créer une continuité visuelle avec le bateau historique tout en affirmant une identité beaucoup plus contemporaine."
Cette recherche esthétique accompagne une ergonomie revue pour faciliter les déplacements et les manœuvres à bord.
SailWood construit la nouvelle génération
La fabrication du Plume 2.0 est confiée au chantier SailWood à Lorient. L'entreprise n'a pas été choisie au hasard. Depuis plusieurs années, elle assure déjà l'entretien, la réparation et la restauration des Plume existants.
"SailWood connaît parfaitement le bateau. Ils entretiennent de nombreux exemplaires depuis longtemps. C'était une évidence de leur confier la construction de cette nouvelle génération", estime Gildas.
Le premier exemplaire de série doit entrer en chantier durant l'été 2026. Pour l'architecte naval, ce nouveau modèle s'inscrit dans une continuité plus que dans une rupture.
"Le Plume a toujours été un bateau de plaisir, simple, léger et facile à transporter. Ce concept reste totalement d'actualité. Nous avons simplement essayé de le faire entrer dans son époque."

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