Pendant les Voiles de Saint-Tropez, North Sails installe une voilerie temporaire à quelques pas des bateaux. Sous une tente montée sur un plancher de 250 m², 6 maîtres-voiliers prennent en charge les voiles endommagées pendant les régates. Un service de proximité où le principal adversaire reste le temps : certaines réparations doivent être terminées avant le départ du lendemain.
Rapprocher la voilerie des bateaux plutôt que transporter les voiles jusqu'à l'atelier : c'est le principe du dispositif déployé par North Sails aux Voiles de Saint-Tropez. Depuis 2018, une tente équipée d'un plancher de 250 m² accueille les réparations au retour des régates. Jusqu'à six maîtres-voiliers peuvent y travailler, parfois toute la nuit.
Quand les régatiers débarquent, les voiliers prennent leur quart
Le soleil descend sur Saint-Tropez. Les bateaux retrouvent les quais et les équipages partent débriefer la régate, souvent autour de plusieurs verres. Sous la tente de North Sails, c'est une autre journée qui commence.
Les premières voiles endommagées arrivent directement des bateaux. Elles sont ...
... déroulées, inspectées puis réparées sur un plancher installé à proximité directe des quais. Depuis 2018, North Sails installe cet atelier temporaire pendant les Voiles afin de proposer un service de proximité et d'éviter, lorsque l'intervention le permet, le transport jusqu'au loft permanent situé à Frejus.
Le principe est simple : gagner des heures. Une voile débarquée en fin d'après-midi doit être prête dès le lendemain matin.
Paul Williamson, responsable du dispositif, nous détaille ce service "Certaines voiles prises en charge peuvent atteindre 1 200 m². Six maîtres-voiliers composent l'équipe, dont cinq peuvent travailler simultanément sur le plancher. Tous sont expérimentés : la nuit, ils doivent être capables d'établir un diagnostic et de décider rapidement de l'intervention à effectuer."
Les spinnakers constituent l'essentiel des réparations. Légers et très sollicités lors des manœuvres, ils peuvent être endommagés même par petit temps. Un spi qui accroche une barre de flèche lors d'un envoi ou d'un affalage suffit à occuper les voiliers pendant plusieurs heures.
Paul estime qu'une semaine normale représente entre 60 et 80 voiles à traiter. Mais la charge reste très aléatoire.
"On démarre vers 16 heures, et après il n'y a pas vraiment d'heure de fin ", résume-t-il.
À leur arrivée, les réparations sont évaluées en heures de travail. L'équipe confronte ensuite ce volume au temps restant avant le lendemain. Une nuit peut être relativement courte. Une autre se terminer au petit matin.
Lorsque la quantité de travail dépasse les capacités de l'équipe, il faut arbitrer. Certaines réparations peuvent alors être décalées d'un ou deux jours.
C'est là que l'installation sur le port prend tout son sens. Sans atelier temporaire, les voiles doivent être chargées, transportées jusqu'à la voilerie, déchargées puis effectuer le trajet inverse une fois réparées.
En rapprochant les maîtres-voiliers des bateaux, North Sails réduit ces manutentions et récupère surtout du temps de travail. Le contact avec les équipages est également immédiat : une voile peut être examinée quelques minutes après son débarquement.
La tente ne remplace pas un loft permanent et ses équipements. Elle répond à une autre logique : disposer pendant la régate d'une capacité de réparation au plus près de la flotte.
Au petit matin, les voiles réparées reprennent le chemin des bateaux. Quelques heures plus tard, elles sont de nouveau sur l'eau. Et le soir venu, le plancher attend les prochaines.
Le principe est simple : gagner des heures. Une voile débarquée en fin d'après-midi doit être prête dès le lendemain matin.
Paul Williamson, responsable du dispositif, nous détaille ce service "Certaines voiles prises en charge peuvent atteindre 1 200 m². Six maîtres-voiliers composent l'équipe, dont cinq peuvent travailler simultanément sur le plancher. Tous sont expérimentés : la nuit, ils doivent être capables d'établir un diagnostic et de décider rapidement de l'intervention à effectuer."
Entre 60 et 80 voiles sur une semaine
Les spinnakers constituent l'essentiel des réparations. Légers et très sollicités lors des manœuvres, ils peuvent être endommagés même par petit temps. Un spi qui accroche une barre de flèche lors d'un envoi ou d'un affalage suffit à occuper les voiliers pendant plusieurs heures.
À leur arrivée, les réparations sont évaluées en heures de travail. L'équipe confronte ensuite ce volume au temps restant avant le lendemain. Une nuit peut être relativement courte. Une autre se terminer au petit matin.
Lorsque la quantité de travail dépasse les capacités de l'équipe, il faut arbitrer. Certaines réparations peuvent alors être décalées d'un ou deux jours.
La proximité pour gagner des heures
C'est là que l'installation sur le port prend tout son sens. Sans atelier temporaire, les voiles doivent être chargées, transportées jusqu'à la voilerie, déchargées puis effectuer le trajet inverse une fois réparées.
En rapprochant les maîtres-voiliers des bateaux, North Sails réduit ces manutentions et récupère surtout du temps de travail. Le contact avec les équipages est également immédiat : une voile peut être examinée quelques minutes après son débarquement.
La tente ne remplace pas un loft permanent et ses équipements. Elle répond à une autre logique : disposer pendant la régate d'une capacité de réparation au plus près de la flotte.
Au petit matin, les voiles réparées reprennent le chemin des bateaux. Quelques heures plus tard, elles sont de nouveau sur l'eau. Et le soir venu, le plancher attend les prochaines.