Depuis 1910, la voilerie Burgaud accompagne les mutations de la navigation à voile, de la pêche côtière aux répliques de frégates historiques. La vidéo propose un récit incarné par le bâtiment lui même, témoin des évolutions techniques, des choix stratégiques et des transmissions familiales qui ont façonné l'atelier de Noirmoutier.
Une voilerie de port de pêche face aux exigences des caboteurs
Au début du XXe siècle, la voile reste l'organe moteur des unités de pêche et de transport côtier. À l'Herbaudière puis sur le port de Noirmoutier, Émile Burgaud, formé à la coupe et à l'assemblage des toiles traditionnelles, reprend un atelier existant et l'installe quai Cassard.
La spécialité de la maison concerne alors les voiles de travail. Grand voile à corne, focs sur étais, voiles au tiers pour les caboteurs. Les tissus sont en coton ou en chanvre, lourds, sensibles à l'humidité et aux moisissures. La coupe reste empirique, issue du savoir faire transmis à l'atelier. On apprend en observant, en traçant à même le plancher, en maniant l'aiguille et la paumelle.
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