Edito / Avant de séduire de nouveaux plaisanciers, gardons ceux qui naviguent déjà

© Maxime Leriche

La plaisance parle souvent d'avenir. Comment attirer de nouveaux pratiquants ? Comment rajeunir la clientèle ? Comment ouvrir la mer à un public plus large ? Ces questions sont légitimes. Mais à force de regarder vers l'extérieur, on oublie parfois l'essentiel : ceux qui naviguent déjà.

La réforme de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, la TAEMUP, adoptée dans le cadre du projet de loi de finances 2026, remet ce sujet au centre du débat. Présentée comme une simplification et un outil de verdissement, elle est aujourd'hui contestée par la Confédération du Nautisme et de la Plaisance et la Fédération des Industries Nautiques, qui demandent l'ouverture d'une concertation avant son entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2027.

Au-delà des aspects techniques, un point interpelle : le risque de fragiliser les plaisanciers les plus modestes et les primo accédants. En élargissant l'assiette et en modifiant les barèmes, la réforme pourrait faire entrer dans le champ de la taxation des unités jusqu'ici exemptées, notamment des petites motorisations. Or ce sont précisément ces bateaux qui constituent souvent la porte d'entrée vers la navigation.

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Martin Gale
Martin Gale
Ce sont les frais liés aux structures portuaires qui découragent les plaisanciers..les tarifs des emplacements, des stationnements, des manutentions sont exhorbitants..ne faudrait ils pas mieux avoir de meilleures gestions des dépenses des ports (masse salariale, investissements??) Et en faire profiter les usagers?
Vincent Bevillard
Vincent Bevillard
De même : calmer les ardeurs tarifaires des ports et proposer des services de professionnels plus sérieux est indispensable pour ne plus faire fuir une clientèle potentielle souvent écoeurée. La vague des plaisanciers des années 70 et 80 est en train de se tarir et ne sera pas remplacée. L'échéance est très proche.
Philippe Noye
Philippe Noye
Dans le 44 aujourd'hui la plaisance est considérée comme une vache à lait au profit de la CCI et des différentes strates politico administratives ! Des études au contenu gazeux s'enchainent pour justifier une absence d'anticipation et de projection sur cette activité plaisance.
Stephane Potelle
Stephane Potelle
Il est bien connu que ceux qui possèdent un bateau ne sont que des "Nantis". Quoi de plus normal que de leur prendre le maximum ? Ces profiteurs se moquent que les plaisanciers participent à l'emploi local en faisant entrenir leurs bateaux, animent les ports par leur présence et font grandir leurs successeurs. Sans plaisanciers présents, il n'y aura pas de plaisanciers futurs... Et la poule aux oeufs d'or sera morte.
Carlos Oliveira
Carlos Oliveira
Sans une gestion des ports harmonieuse et en concertation avec les plaisanciers qui les utilisent, non seulement on tue la plaisance actuelle mais on ferme en même temps la porte aux futurs plaisanciers. En Loire Atlantique le département n'est manifestement pas intéressé par cette part de population en tout cas eu égard au peu d'investissement dirigé vers les ports et à la délégation faite à la CCI pour cette gestion, CCI qui n'investit pas non plus un centime et au contraire prélève des dividendes de cette gestion. Malheureusement les municipalités concernées ont leur part de responsabilité dans cette situation par leur laisser faire alors que la plaisance est un bon vecteur d'animation sociale et commerciale de ces mêmes municipalités. Carlos Oliveira Président de l'Association de Plaisanciers de La Turballe. UP LA TURBALLE.
Carlos Oliveira
Carlos Oliveira
Et merci à Maxime Leriche pour cet article bien d'actualité.
Pascal Nocet
Pascal Nocet
Pour garder les plaisanciers, il faut raisonner global et l’article le montre bien. La taxe ne fait pas tout ( la moitié des bateaux d’un port en paye) et le tarif de la place reste importante. La CCI du 44 est excellente, quoiqu’on en dise et malgré l’absence de toute réponse aux questions. Elle a créé une SAS exploitant les ports ( Loire Atlantique Nautisme) unique au monde puisqu’elle loge dans cette société tous les employés des ports et seulement eux. Toute la couche dirigeante, de gestion financière et administrative, de communication….sont des salariés invisibles de la CCI ( mais ils existent, c’est assuré) qui sont facturés aux plaisanciers un tiers des charges supplémentaires des équipes reconnues, compétentes et respectées de la société. D’autres diraient 1 administratif pour 3 travailleurs….et pendant ce temps, les ports se dégradent ….le tableau Excel des administratifs invisibles ne règle pas tout apparement…ce n’est qu’un avis perso…
Christian Bouffault
Christian Bouffault
Bonsoir Comme d habitude en France , la mauvaise gestion de nos politiciens incapables de gérer sans lever des taxes augmentent les loyers aux concessionnaires qui les répercutent sur les plaisanciers(par définition les riches). Ils appellent ça de la gestion(je parle des maires du littoral), ces gens là seraient absolument incapables de gérer des entreprises privées. Peu à peu les ports se videront c est évident , actuellement les délais sur les listes d attente ont beaucoup diminues (faute de candidats). C est le seul vrai problème au renouvellement. LES PLACES DE PORT TROP CHERES ; ainsi que toute la logistique qui les entoure. Christian
Stéphan Dubois
Stéphan Dubois
Et pourtant on ne trouve pas de place dans les ports, malgré le prix élevé des places : chercher l'erreur...
Philippe Sivadon
Philippe Sivadon
le mal français: la taxe. Pour les politiques, c'est la solution à tout problème. La question posée par cet article est la même que pour les ZFE. Comment faire quand la solution 'alternative n'existe pas ou est d'un coût exorbitant. L'Europe prépare une société à deux vitesses: celle des riches qui auront accès à tout et les autres qui regarderont. En prenant ma retraite, j'ai réglé la question: j'ai vendu mon voiler (fini de payer 3300€ d'anneau, 500€ d'assurance, 140€ de francisation etc.......) Courage à tous les amoureaux de la mer.
Fabrice Cagnat
Fabrice Cagnat
Propriétaire d'un voilier de 8 mètres flambant neuf puisqu'il vient de fêter ses 50 ans, pour moi c'est le prix des places de port et leur indisponibilité le plus grand problème. J'ai acheté ce bateau en prenant le risque de me mettre en place passager au mois (donc sans aucune certitude quant a la pérennité de cette solution). Cela me coute 2400 Euros par an. Mon voisin de cale a acheté une épave encore flottante avec sa place 25000 Euros. Dans les ports de ma région (ouest Marseille) les listes d'attentes pour une place courent sur 15 a 16 ans. Les revendeurs prêts a "vendre" leur emplacement demandent de 40 a 60 000 euros suivant la taille...
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