Jonas Hallberg remporte la Silverrudder 2026 sur son JPK 10.50 Hinden. Le navigateur allemand améliore de près de 45 minutes le record des monocoques Medium. Dans des rafales dépassant 30 noeuds, sa victoire s'est jouée face à un prototype à quille basculante, au terme d'un tour de Fionie particulièrement disputé.
Le Silverrudder repose sur un principe simple : effectuer en solitaire le tour de l'île danoise de Fionie, avec un départ et une arrivée à Svendborg. Mais entre les passages resserrés, les effets de courant et les variations du vent, le parcours demande une attention permanente.
Le départ de la Silverruder
Cette année, Jonas Hallberg a couvert le parcours en 17 heures 47 minutes et 11 secondes, améliorant de 44 minutes et 36 secondes le record de la catégorie Medium. La précédente référence remontait à 2021, lorsque Jan Hansen avait établi le meilleur temps à bord de son Figaro 2 The Beast.
Cette performance n'a rien d'une victoire acquise d'avance. Kim Haugaard, à la barre de Kimoca Khaos, un monocoque de 35 pieds construit par son propriétaire, termine à seulement 5 minutes et 39 secondes de Hinden.
Plus de 30 nœuds et une navigation exigeante
Les conditions météorologiques ont largement contribué à sélectionner les concurrents. ...
... Avec des rafales dépassant 30 nœuds, les solitaires ont dû composer avec une mer parfois difficile et des manœuvres particulièrement physiques.
Dans ce contexte, la recherche de vitesse ne peut pas se faire au détriment du contrôle. Réduire la toile au bon moment, conserver un bateau équilibré et éviter les erreurs lors des changements de voiles deviennent des éléments essentiels de la performance.
Le départ et les premiers milles ont notamment imposé des décisions tactiques importantes. Le passage sous le pont du Grand Belt, puis la progression vers le nord de Fionie, ont demandé une lecture attentive des conditions.
Sur la côte nord de l'île, Hinden et Khaos se sont retrouvés engagés dans une confrontation au près. Dans cette allure, où le bateau remonte face au vent, la qualité du réglage et la précision de la trajectoire peuvent rapidement créer des écarts.
Le JPK 10.50 a ensuite profité des portions plus rapides du parcours. Selon le récit de JPK Composites, Jonas Hallberg a pu maintenir des vitesses comprises entre 9 et 10 nœuds sur certaines séquences, revenant notamment sur un monocoque de 40 pieds.
Le passage du Petit Belt représentait une autre difficulté. Ce détroit, situé à l'ouest de Fionie, est connu pour ses courants et ses effets locaux. Une mauvaise appréciation de ces paramètres peut coûter plusieurs minutes, même à un bateau rapide.
Les derniers milles vers Svendborg n'ont pas permis au skipper de relâcher son attention. Avec un concurrent proche au classement, il fallait conserver une bonne vitesse tout en évitant l'incident technique ou la manœuvre hasardeuse.
C'est finalement avec un peu moins de six minutes d'avance sur Khaos que Hinden franchit la ligne d'arrivée. Un écart réduit à l'échelle d'une navigation de près de 18 heures, qui souligne l'intensité du duel.
La victoire récompense ainsi une course régulière, dans laquelle la gestion du bateau et les choix de route ont compté autant que la vitesse pure.
Le Silverrudder 2026 a également rappelé les risques propres à la navigation en solitaire. Sur les 443 inscrits, 320 ont pris le départ et 254 ont terminé, selon le bilan publié par la presse nautique suédoise.
Plusieurs situations ont nécessité l'intervention des secours. Un navigateur tombé à la mer depuis un Seascape 18 a notamment dû être hélitreuillé après être resté retenu à son bateau par sa longe de sécurité.
Ces incidents rappellent qu'une course côtière, même disputée à proximité des terres, peut devenir particulièrement engagée lorsque le vent forcit. En solitaire, la fatigue et l'impossibilité de compter sur un équipier compliquent encore la gestion des situations d'urgence.
Avec ce nouveau record, Jonas Hallberg signe un résultat significatif pour le JPK 10.50 dans une épreuve où se côtoient des bateaux de conceptions très différentes.
Le Silverrudder ne se résume toutefois pas à une comparaison de performances entre modèles. Les courants, les changements d'allure et les décisions du navigateur jouent un rôle déterminant.
Sur cette édition 2026, Hinden a su réunir les ingrédients nécessaires : de la vitesse lorsque les conditions le permettaient, de la maîtrise dans la brise et suffisamment de régularité pour résister jusqu'au bout à la pression de Khaos. Un record construit sur l'ensemble du parcours, bien davantage que sur une seule accélération.
Dans ce contexte, la recherche de vitesse ne peut pas se faire au détriment du contrôle. Réduire la toile au bon moment, conserver un bateau équilibré et éviter les erreurs lors des changements de voiles deviennent des éléments essentiels de la performance.
Le départ et les premiers milles ont notamment imposé des décisions tactiques importantes. Le passage sous le pont du Grand Belt, puis la progression vers le nord de Fionie, ont demandé une lecture attentive des conditions.
Un duel serré avec Khaos
Sur la côte nord de l'île, Hinden et Khaos se sont retrouvés engagés dans une confrontation au près. Dans cette allure, où le bateau remonte face au vent, la qualité du réglage et la précision de la trajectoire peuvent rapidement créer des écarts.
Le 35 pieds Khaos
Le JPK 10.50 a ensuite profité des portions plus rapides du parcours. Selon le récit de JPK Composites, Jonas Hallberg a pu maintenir des vitesses comprises entre 9 et 10 nœuds sur certaines séquences, revenant notamment sur un monocoque de 40 pieds.
Le passage du Petit Belt représentait une autre difficulté. Ce détroit, situé à l'ouest de Fionie, est connu pour ses courants et ses effets locaux. Une mauvaise appréciation de ces paramètres peut coûter plusieurs minutes, même à un bateau rapide.
Une fin de course sous contrôle
Les derniers milles vers Svendborg n'ont pas permis au skipper de relâcher son attention. Avec un concurrent proche au classement, il fallait conserver une bonne vitesse tout en évitant l'incident technique ou la manœuvre hasardeuse.
C'est finalement avec un peu moins de six minutes d'avance sur Khaos que Hinden franchit la ligne d'arrivée. Un écart réduit à l'échelle d'une navigation de près de 18 heures, qui souligne l'intensité du duel.
La victoire récompense ainsi une course régulière, dans laquelle la gestion du bateau et les choix de route ont compté autant que la vitesse pure.
Une édition marquée par des interventions de secours
Le Silverrudder 2026 a également rappelé les risques propres à la navigation en solitaire. Sur les 443 inscrits, 320 ont pris le départ et 254 ont terminé, selon le bilan publié par la presse nautique suédoise.
Plusieurs situations ont nécessité l'intervention des secours. Un navigateur tombé à la mer depuis un Seascape 18 a notamment dû être hélitreuillé après être resté retenu à son bateau par sa longe de sécurité.
Ces incidents rappellent qu'une course côtière, même disputée à proximité des terres, peut devenir particulièrement engagée lorsque le vent forcit. En solitaire, la fatigue et l'impossibilité de compter sur un équipier compliquent encore la gestion des situations d'urgence.
Le JPK 10.50 confirme son potentiel en solitaire
Avec ce nouveau record, Jonas Hallberg signe un résultat significatif pour le JPK 10.50 dans une épreuve où se côtoient des bateaux de conceptions très différentes.
Le Silverrudder ne se résume toutefois pas à une comparaison de performances entre modèles. Les courants, les changements d'allure et les décisions du navigateur jouent un rôle déterminant.
Sur cette édition 2026, Hinden a su réunir les ingrédients nécessaires : de la vitesse lorsque les conditions le permettaient, de la maîtrise dans la brise et suffisamment de régularité pour résister jusqu'au bout à la pression de Khaos. Un record construit sur l'ensemble du parcours, bien davantage que sur une seule accélération.