Les Ultim perdent deux prétendants à la victoire
La hiérarchie commence à se dessiner chez les Ultim, mais pas uniquement pour des raisons sportives. Après les difficultés rencontrées lundi par Anthony Marchand sur Actual Ultim 4, Charles Caudrelier doit à son tour composer avec une avarie importante.
Le skipper du Maxi Edmond de Rothschild a signalé, tôt mardi 3 novembre, un problème sur son foil bâbord alors qu'il naviguait à environ 400 milles au nord des Açores. Le tenant du titre, qui occupait la quatrième place, a sécurisé la situation avec l'appui de son équipe technique. L'étendue des dommages et leurs conséquences sur la suite de sa course restent à préciser.
Pour Anthony Marchand, le problème concerne le safran central de son trimaran. Endommagé lundi après avoir accroché un élément extérieur, l'appendice nécessite une intervention impossible à réaliser seul en mer. Le navigateur a donc pris la direction de l'Irlande pour retrouver son équipe et établir un diagnostic.
Sur les huit Ultim engagés au départ, deux voient ainsi leurs ambitions sérieusement compromises, sans qu'un abandon officiel ait été annoncé mardi matin.
Tom Laperche impose un rythme élevé
Pendant que ...
... ses concurrents tentent de résoudre leurs problèmes techniques, Tom Laperche poursuit sa progression à bord de SVR-Lazartigue.
Au pointage de 7 heures ce mardi, le skipper occupait toujours la première place, avec environ 55 milles d'avance sur Armel Le Cléac'h (Banque Populaire XI). Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) suivait à quelque 124 milles du leader.
La vitesse du trimaran de tête donne la mesure de l'engagement : plus de 770 milles parcourus en 24 heures, malgré une transition météorologique qui a nécessité plusieurs manœuvres pendant la nuit.
Les Ultim évoluent désormais dans un flux de nord soutenu, avec une mer désordonnée. À ces vitesses, chaque changement de voile ou empannage demande une préparation rigoureuse. La fatigue devient également un paramètre de course.
La suite du parcours pourrait encore modifier les écarts. Les skippers devront notamment négocier une zone de dorsale anticyclonique, avec des options différentes pour conserver du vent et progresser vers l'ouest.
Chez les Ocean Fifty, Basile Bourgnon réalise un début de transatlantique particulièrement rapide sur Edenred.
Le jeune skipper a annoncé une pointe à 43,1 nœuds, une vitesse remarquable pour un trimaran de 15 mètres. Au classement de mardi matin, il possédait plusieurs dizaines de milles d'avance sur ses poursuivants.
Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) et Pierre Quiroga (Wewise) restent toutefois dans la course. Les trois navigateurs doivent encore franchir une zone de transition météorologique susceptible de réduire ou d'augmenter les écarts.
La capacité à maintenir de fortes moyennes sans endommager le bateau sera déterminante. Sur ces multicoques légers, la vitesse peut évoluer brutalement avec les rafales et l'état de la mer.
La bataille est plus resserrée chez les IMOCA. Corentin Horeau (MACSF) occupait la première place mardi matin, devant Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei) et Sam Goodchild (Macif).
Élodie Bonafous (Association Petits Princes Quéguiner) et Jérémie Beyou (Charal) complétaient le groupe de tête. Les cinq premiers se tenaient en une trentaine de milles en distance au but.
Ces écarts demandent néanmoins à être interprétés avec prudence. Les concurrents ne naviguent pas exactement sur les mêmes trajectoires et leurs positions nord-sud diffèrent. Le passage du front météorologique peut donc redistribuer les places.
Un nouveau problème technique est également venu compliquer la course d'Armel Tripon. Le skipper de Les P'tits Doudous a signalé une avarie sur l'un de ses safrans. Il naviguait à vitesse réduite, avec l'appendice concerné relevé, afin d'évaluer la situation.
En Class40, les écarts au classement sont encore plus faibles. Au pointage du matin, Pierre Leboucher (Institut Imagine), Luca Rossetti (Maccaferri Futura) et Guillaume Pirouelle (Sogestran-Seafrigo) évoluaient pratiquement au même niveau en distance à l'arrivée.
Mais leurs trajectoires racontent une autre histoire : plus de 200 milles séparent latéralement les options les plus au nord et les plus au sud de la flotte.
Fabien Delahaye, l'un des favoris de la catégorie, a cependant annoncé son abandon. Le skipper de LEGALLAIS s'est blessé à la cheville mardi matin, vers 6 heures, alors qu'il affalait son spinnaker sur la plage avant dans 25 nœuds de vent et une mer très formée.
Souffrant d'une douleur importante et incapable de prendre appui sur son pied, il a consulté le médecin de course. La dépression annoncée dans la région des Açores et les manœuvres qu'elle pourrait imposer ont pesé dans sa décision de renoncer à sa première Route du Rhum.
Delahaye ne demande pas assistance et fait route vers La Corogne, en Espagne, située à environ 350 milles de sa position au moment de l'annonce. Il estime pouvoir rejoindre le port sous 36 à 48 heures, afin d'y passer des examens médicaux.
Au-delà des classements, les premières 48 heures ont été marquées par plusieurs incidents sérieux.
Francis Joyon, engagé en Vintage Multi à bord de son trimaran ORMA Océans, a chaviré lundi. Le navigateur a été récupéré sain et sauf par le porte-conteneurs Maersk Columbus, qui devait le conduire en Irlande.
En Class40, Quentin Le Nabour a également perdu son mât alors qu'il figurait parmi les premiers de sa catégorie. Le skipper n'a pas été blessé.
La collision survenue peu après le départ entre l'IMOCA de Violette Dorange et le multicoque de Romain Pilliard a, elle aussi, entraîné des dommages importants. Les deux navigateurs ont dû interrompre leur progression pour faire examiner leurs bateaux. Violette va rejoindre Lorient pour réparer, tandis que Romain tente une réparation à Roscoff.
Au pointage de 7 heures ce mardi, le skipper occupait toujours la première place, avec environ 55 milles d'avance sur Armel Le Cléac'h (Banque Populaire XI). Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) suivait à quelque 124 milles du leader.
La vitesse du trimaran de tête donne la mesure de l'engagement : plus de 770 milles parcourus en 24 heures, malgré une transition météorologique qui a nécessité plusieurs manœuvres pendant la nuit.
Les Ultim évoluent désormais dans un flux de nord soutenu, avec une mer désordonnée. À ces vitesses, chaque changement de voile ou empannage demande une préparation rigoureuse. La fatigue devient également un paramètre de course.
La suite du parcours pourrait encore modifier les écarts. Les skippers devront notamment négocier une zone de dorsale anticyclonique, avec des options différentes pour conserver du vent et progresser vers l'ouest.
Basile Bourgnon flashé à 43 nœuds
Chez les Ocean Fifty, Basile Bourgnon réalise un début de transatlantique particulièrement rapide sur Edenred.
Le jeune skipper a annoncé une pointe à 43,1 nœuds, une vitesse remarquable pour un trimaran de 15 mètres. Au classement de mardi matin, il possédait plusieurs dizaines de milles d'avance sur ses poursuivants.
Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) et Pierre Quiroga (Wewise) restent toutefois dans la course. Les trois navigateurs doivent encore franchir une zone de transition météorologique susceptible de réduire ou d'augmenter les écarts.
La capacité à maintenir de fortes moyennes sans endommager le bateau sera déterminante. Sur ces multicoques légers, la vitesse peut évoluer brutalement avec les rafales et l'état de la mer.
En IMOCA, cinq bateaux restent au contact
La bataille est plus resserrée chez les IMOCA. Corentin Horeau (MACSF) occupait la première place mardi matin, devant Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei) et Sam Goodchild (Macif).
Élodie Bonafous (Association Petits Princes Quéguiner) et Jérémie Beyou (Charal) complétaient le groupe de tête. Les cinq premiers se tenaient en une trentaine de milles en distance au but.
Ces écarts demandent néanmoins à être interprétés avec prudence. Les concurrents ne naviguent pas exactement sur les mêmes trajectoires et leurs positions nord-sud diffèrent. Le passage du front météorologique peut donc redistribuer les places.
Un nouveau problème technique est également venu compliquer la course d'Armel Tripon. Le skipper de Les P'tits Doudous a signalé une avarie sur l'un de ses safrans. Il naviguait à vitesse réduite, avec l'appendice concerné relevé, afin d'évaluer la situation.
Les Class40 hésitent entre plusieurs routes
En Class40, les écarts au classement sont encore plus faibles. Au pointage du matin, Pierre Leboucher (Institut Imagine), Luca Rossetti (Maccaferri Futura) et Guillaume Pirouelle (Sogestran-Seafrigo) évoluaient pratiquement au même niveau en distance à l'arrivée.
Mais leurs trajectoires racontent une autre histoire : plus de 200 milles séparent latéralement les options les plus au nord et les plus au sud de la flotte.
Fabien Delahaye, l'un des favoris de la catégorie, a cependant annoncé son abandon. Le skipper de LEGALLAIS s'est blessé à la cheville mardi matin, vers 6 heures, alors qu'il affalait son spinnaker sur la plage avant dans 25 nœuds de vent et une mer très formée.
Souffrant d'une douleur importante et incapable de prendre appui sur son pied, il a consulté le médecin de course. La dépression annoncée dans la région des Açores et les manœuvres qu'elle pourrait imposer ont pesé dans sa décision de renoncer à sa première Route du Rhum.
Delahaye ne demande pas assistance et fait route vers La Corogne, en Espagne, située à environ 350 milles de sa position au moment de l'annonce. Il estime pouvoir rejoindre le port sous 36 à 48 heures, afin d'y passer des examens médicaux.
Francis Joyon secouru après son chavirage
Au-delà des classements, les premières 48 heures ont été marquées par plusieurs incidents sérieux.
Francis Joyon, engagé en Vintage Multi à bord de son trimaran ORMA Océans, a chaviré lundi. Le navigateur a été récupéré sain et sauf par le porte-conteneurs Maersk Columbus, qui devait le conduire en Irlande.
En Class40, Quentin Le Nabour a également perdu son mât alors qu'il figurait parmi les premiers de sa catégorie. Le skipper n'a pas été blessé.
La collision survenue peu après le départ entre l'IMOCA de Violette Dorange et le multicoque de Romain Pilliard a, elle aussi, entraîné des dommages importants. Les deux navigateurs ont dû interrompre leur progression pour faire examiner leurs bateaux. Violette va rejoindre Lorient pour réparer, tandis que Romain tente une réparation à Roscoff.

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