Interview / Robin Marais : "Le Vendée Globe a toujours été dans un coin de ma tête "

Robin Marais à bord de son Imoca RESPIRE
Robin Marais à bord de son Imoca RESPIRE © Maxime Leriche

De la voile olympique au Figaro, Robin Marais a construit son parcours par étapes. La suivante se joue désormais en IMOCA, avec Respire et le Vendée Globe 2028 en ligne de mire. Visite du bateau et échange avec son skipper avant la Route du Rhum.

Après le Mini 6.50, le Class40 et cinq saisons en Figaro, Robin Marais a franchi une nouvelle marche en prenant les commandes de Respire. Son IMOCA est un plan Farr à dérives mis à l'eau en 2007, largement remanié au fil de sa longue carrière. Un choix raisonné pour un skipper qui revendique autant son expérience de régatier que celle de technicien. À bord, quelques semaines avant la Route du Rhum 2026, il nous explique comment il construit son projet vers le Vendée Globe 2028.

Le Vendée Globe est-il un projet récent ou quelque chose que tu portes depuis longtemps ?

Ça part de loin. Je n'ai pas grandi au bord de la mer, mais dans la région lyonnaise. J'ai découvert la voile notamment grâce à mon grand-père. Et à partir du moment où j'ai commencé à naviguer et à m'intéresser vraiment à cet univers, le Vendée Globe est resté dans un coin de ma tête.

Au début, c'était vraiment un rêve. J'avais des posters de Christophe Auguin dans ma chambre, sans évidemment savoir comment je pourrais un jour arriver jusque-là.

Ensuite, j'ai eu tout mon parcours en voile olympique, puis je suis passé à la course au large. La Mini Transat 2013 a été une étape importante. C'était ma première traversée de l'Atlantique et cela m'a permis de vérifier que je me sentais bien seul au large.

Pourtant, tu as attendu longtemps avant de passer en IMOCA. Pourquoi ?

J'ai probablement une approche un peu à l'ancienne. J'ai besoin de comprendre et de maîtriser techniquement un bateau avant de passer à l'étape suivante.

©Maxime Leriche
©Maxime Leriche

Cela fait une dizaine d'années que je pense sérieusement à l'IMOCA. Mais je ne me sentais pas forcément légitime pour lancer le projet plus tôt.

Mon parcours s'est donc construit progressivement. J'ai fait du Mini, du Class40, puis du Figaro. D'ailleurs, en matière de taille de bateau, j'ai presque fait les choses à l'envers puisque je suis passé du Class40 au Figaro.

Mais le Figaro était un objectif depuis longtemps. Après la Route du Rhum 2018, le passage s'est fait naturellement. Je pensais y rester deux ou trois saisons et j'y suis finalement resté cinq ans. Je voulais réussir à faire la Solitaire dont je me sentais capable avant de passer à autre chose.

Quel a été le déclic pour te lancer en IMOCA ?

J'y pense sérieusement depuis la Route du Rhum 2018, au retour de celle-ci il y a eu l'opportunité de partir en Figaro Beneteau 3 et je savais depuis longtemps que ça faisait partie des cases à cocher… initialement je voulais construire le projet VG en parallèle mais concrètement c'est très dur à faire. Ceux qui me connaissent savent que j'ai depuis longtemps de bonnes qualités de marins pour prétendre au VG mais la Solitaire m'a appris autre chose ...

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