Les foilers occupent le devant de la scène, mais les IMOCA à dérives continuent de changer de mains. Aurélien Ducroz récupère l'ancien Acciona, tandis que Nicolas Rouger reprend un plan Farr de 2007. Deux acquisitions, deux trajectoires et un même horizon : le Vendée Globe 2028. Avec, dès novembre, la Route du Rhum pour le skipper marseillais.
La catégorie non officielle des IMOCA à dérives s'enrichit de deux nouveaux concurrents. Aurélien Ducroz et Nicolas Rouger viennent d'annoncer l'acquisition de deux monocoques qui ont déjà parcouru de nombreux milles en course. Le premier lance sa campagne vers le Vendée Globe 2028. Le second prépare également cet objectif, avec une échéance beaucoup plus proche : la Route du Rhum, le 1er novembre prochain.
Deux nouveaux projets dans la famille des IMOCA sans foils
Ils ne disposeront pas de foils pour soulever leur coque au-dessus de l'eau, mais ils auront bien leur place sur les lignes de départ aux côtés des bateaux les plus récents. À quelques semaines de la Route du Rhum 2026, deux nouveaux projets viennent étoffer la flotte des IMOCA à dérives droites.
D'un côté, Aurélien Ducroz, ancien champion de ski freeride devenu coureur au large, acquiert un plan Owen Clarke de 2011. De l'autre, Nicolas Rouger, skipper marseillais ...
... déjà présent sur la Route du Rhum 2022, reprend un plan Farr mis à l'eau en 2007.
Aurélien Ducroz franchit une nouvelle étape dans son parcours de navigateur. Après ses campagnes en Class40, il devient copropriétaire, avec Thomas Riboud-Seydoux, d'un IMOCA de 2011.
Le bateau a été construit en Nouvelle-Zélande, chez Southern Ocean Marine, sur des plans du cabinet Owen Clarke Design. Il est surtout connu pour avoir été lancé sous le nom Acciona 100 % EcoPowered, avec le skipper espagnol Javier Sansó.
Ce monocoque avait alors été conçu autour d'un projet particulier : démontrer la possibilité de disputer le Vendée Globe en produisant l'énergie électrique du bord sans recourir aux combustibles fossiles pour cet usage. Une démarche qui lui avait donné une identité bien distincte au sein de la flotte.
Depuis, le bateau a changé plusieurs fois de mains et de nom. Il a notamment navigué sous les couleurs d'Offshore Team Germany, avant de rejoindre Canada Ocean Racing avec Scott Shawyer. Son parcours comprend une victoire de catégorie lors de The Ocean Race Europe 2021, disputée en équipage.
Pour Aurélien Ducroz, l'achat marque surtout le passage d'une ambition à un programme concret.
"Depuis que j'ai commencé la voile, mon parcours s'est construit autour d'une ambition : être un jour au départ du Vendée Globe ", explique-t-il dans le communiqué annonçant l'acquisition. Reste maintenant à transformer ce bateau en outil de course adapté à son nouveau skipper. Le programme annoncé prévoit une phase de prise en main, des travaux techniques et la constitution de l'équipe.
Le projet d'Aurélien Ducroz porte le nom d'Ocean Peak. Il repose sur deux objectifs sportifs : préparer le Vendée Globe 2028 et entreprendre l'ascension des 82 sommets des Alpes dépassant 4 000 mètres d'altitude.
Cette double ambition correspond au parcours du navigateur, qui a d'abord construit sa carrière en montagne avant de se tourner vers la course au large.
Le calendrier de Nicolas Rouger est plus serré. Le skipper marseillais vient d'acquérir l'ancien Freelance.com, un IMOCA dessiné par Bruce Farr et lancé en 2007. Il s'agit d'un monocoque de 18,28 mètres équipé de dérives droites, dont la carrière sportive s'étend sur près de vingt ans.
Le bateau a notamment remporté la Route du Rhum 2010 avec Roland Jourdain, alors sous les couleurs de Veolia Environnement. Il a ensuite terminé troisième du Vendée Globe 2012-2013 avec Alex Thomson, sous le nom Hugo Boss. Plus récemment, Benjamin Dutreux l'a mené à la neuvième place du Vendée Globe 2020-2021. Guirec Soudée l'a également utilisé pour le dernier tour du monde en solitaire.
L'acquisition représente néanmoins un changement important pour Nicolas Rouger. Le navigateur avait acheté en 2022 l'ancien Campagne de France de Miranda Merron. Il avait disputé sa première Route du Rhum sur ce bateau, avant qu'un accident survenu en 2023 ne compromette la suite de son programme et sa participation au Vendée Globe 2024.
Plutôt que d'engager les travaux nécessaires sur son précédent IMOCA, il a choisi de repartir avec une autre unité. Selon son équipe, Michel Desjoyeaux l'a notamment conseillé dans cette réflexion. Son nouveau bateau prendra les couleurs du projet Demain c'est loin, avec un habillage faisant appel à une œuvre de l'artiste Hervé Di Rosa.
Mais avant les questions d'identité visuelle, il reste un impératif : être prêt pour Saint-Malo.
Aurélien Ducroz reprend l'ancien Acciona, un plan Owen Clarke de 2011
Aurélien Ducroz franchit une nouvelle étape dans son parcours de navigateur. Après ses campagnes en Class40, il devient copropriétaire, avec Thomas Riboud-Seydoux, d'un IMOCA de 2011.
Le bateau a été construit en Nouvelle-Zélande, chez Southern Ocean Marine, sur des plans du cabinet Owen Clarke Design. Il est surtout connu pour avoir été lancé sous le nom Acciona 100 % EcoPowered, avec le skipper espagnol Javier Sansó.
Ce monocoque avait alors été conçu autour d'un projet particulier : démontrer la possibilité de disputer le Vendée Globe en produisant l'énergie électrique du bord sans recourir aux combustibles fossiles pour cet usage. Une démarche qui lui avait donné une identité bien distincte au sein de la flotte.
Depuis, le bateau a changé plusieurs fois de mains et de nom. Il a notamment navigué sous les couleurs d'Offshore Team Germany, avant de rejoindre Canada Ocean Racing avec Scott Shawyer. Son parcours comprend une victoire de catégorie lors de The Ocean Race Europe 2021, disputée en équipage.
Pour Aurélien Ducroz, l'achat marque surtout le passage d'une ambition à un programme concret.
"Depuis que j'ai commencé la voile, mon parcours s'est construit autour d'une ambition : être un jour au départ du Vendée Globe ", explique-t-il dans le communiqué annonçant l'acquisition. Reste maintenant à transformer ce bateau en outil de course adapté à son nouveau skipper. Le programme annoncé prévoit une phase de prise en main, des travaux techniques et la constitution de l'équipe.
Ocean Peak : la course au large associée à un défi d'alpinisme
Le projet d'Aurélien Ducroz porte le nom d'Ocean Peak. Il repose sur deux objectifs sportifs : préparer le Vendée Globe 2028 et entreprendre l'ascension des 82 sommets des Alpes dépassant 4 000 mètres d'altitude.
Cette double ambition correspond au parcours du navigateur, qui a d'abord construit sa carrière en montagne avant de se tourner vers la course au large.
Nicolas Rouger choisit un plan Farr déjà vainqueur de la Route du Rhum
Le calendrier de Nicolas Rouger est plus serré. Le skipper marseillais vient d'acquérir l'ancien Freelance.com, un IMOCA dessiné par Bruce Farr et lancé en 2007. Il s'agit d'un monocoque de 18,28 mètres équipé de dérives droites, dont la carrière sportive s'étend sur près de vingt ans.
Le bateau a notamment remporté la Route du Rhum 2010 avec Roland Jourdain, alors sous les couleurs de Veolia Environnement. Il a ensuite terminé troisième du Vendée Globe 2012-2013 avec Alex Thomson, sous le nom Hugo Boss. Plus récemment, Benjamin Dutreux l'a mené à la neuvième place du Vendée Globe 2020-2021. Guirec Soudée l'a également utilisé pour le dernier tour du monde en solitaire.
L'acquisition représente néanmoins un changement important pour Nicolas Rouger. Le navigateur avait acheté en 2022 l'ancien Campagne de France de Miranda Merron. Il avait disputé sa première Route du Rhum sur ce bateau, avant qu'un accident survenu en 2023 ne compromette la suite de son programme et sa participation au Vendée Globe 2024.
Plutôt que d'engager les travaux nécessaires sur son précédent IMOCA, il a choisi de repartir avec une autre unité. Selon son équipe, Michel Desjoyeaux l'a notamment conseillé dans cette réflexion. Son nouveau bateau prendra les couleurs du projet Demain c'est loin, avec un habillage faisant appel à une œuvre de l'artiste Hervé Di Rosa.
Mais avant les questions d'identité visuelle, il reste un impératif : être prêt pour Saint-Malo.
07 Oct Être directeur technique, c'est faire le lien entre les sensations en mer et les décisions prises à terre. Après chaque navigation, Ronan et Violette... - Lire la suite