Découvrez les 10 séries de Voile Olympique aux JO

Jeux Olympique de voile 2016 © Sailing Energy / World Sailing

La Voile Olympique se jouera aux Jeux Olympiques de Rio du 8 au 18 août. Au programme, 10 séries qui compteront entre 20 et 46 bateaux par épreuves. Mais quels sont les supports qui sont des séries olympiques ?

Le Nacra 17

En 2016, le Nacra 17 marque le retour des multicoques au programme des épreuves de voile des Jeux Olympiques. Monté sur des dérives courbes, ce catamaran donne l'impression de voler sur l'eau dès qu'il commence à prendre de la vitesse. Difficile à mener, c'est la seule série olympique pilotée par un équipage mixte, dont les profils viennent de tous horizons.

Dans l'équipe de France, c'est Billy Besson – barreur - et Marie Riou – équipière - qui courent sur ce support. Ils sont d'ailleurs quadruples champions du monde et sont favoris pour les JO 2016.

Copyright image : Christophe LAUNAY / FFVoile.fr

Caractéristiques techniques

Longueur 5,25 m
Largeur 2,59 m
Poids 132 kg
Surface de voile + spi 20,10 m2 + 19 m2

Le Finn

Le Finn est un voilier de haute technologie dont la jauge stricte autorise néanmoins une recherche technologique constante. Ce "laboratoire flottant" fait appel aux dernières innovations pour que ce dériveur - déjà utilisé depuis 1952 aux JO – possède une ligne toujours jeune et des performances inégalées en dériveur en solitaire.

Il demande beaucoup de force physique, c'est pour ça qu'il est le solitaire des "lourds." Avec le Finn sont nées des légendes telles que Paul Elvström (DEN), quatre fois Champion Olympique, Russell Coutts (NZL), trois fois vainqueur de l'America's Cup ou encore Ben Ainslie (GBR), de nouveau médaillé d'or à Londres après Pékin, Athènes et Sydney (en Laser).

Jonathan Lobert, vice-champion du monde en 2015 sera chargé de défendre les couleurs de la France aux JO de Rio.

Caractéristiques techniques

Longueur 4,50 m
Largeur 1,50 m
Poids 145 kg
Surface de voile  10,2 m2

Le 470 Hommes et Femmes

Le 470 est inscrit dans le patrimoine français depuis sa conception par André Cornu dans les années 60. Raisonnablement toilé, il se destine aux gabarits moyens et rencontre vite le succès auprès de cette population jusqu'à devenir support olympique en 1976.

Douze ans plus tard, à Séoul, c'est le premier bateau à accueillir un équipage féminin. Chez les hommes comme chez les femmes, la tradition française en matière de 470 perdure puisque les bleus ont glané plusieurs titres de champions du monde et de médailles olympiques.

Chez les hommes, la France sera représentée par Sofian Bouvet (barreur) et Jeremie Mion (Equipier), 3e au championnat du monde et champion d'Europe 2016.

Chez les femmes, c'est Camille Lecointre (Barreuse) et Helene Defrance (Equipière), toutes deux championnes du monde 2016, qui représentent l'équipe tricolore.

Caractéristiques techniques

Longueur 4,70 m
Largeur 1,68 m
Poids 118 kg
Surface de voile + spi 12,97 m2 + 13 m2

Le RS:X

La NeilPryde RS:X est la planche à Voile Olympique, désignée par la Fédération Internationale de Voile (World Sailing) depuis les Jeux Olympiques 2008. Équipée d’un flotteur large et fortement toilée, la RS:X est exigeante sur le plan physique et déjauge rapidement pour atteindre des vitesses élevées.

Pierre Le Coq

À noter que la technique dite du "pumping" est autorisée par tous types de temps, ce qui renforce son exigence physique. Le pumping est un mouvement en planche à voile qui sert à avancer plus vite, partir au planning ou encore garder la vitesse accumulée précédemment (source : espacewindsurf.com).

Charline Picon

Chez les hommes c'est Pierre Le Coq, champion du monde 2015 qui représente la France et chez les femmes, c'est Charline Picon, Championne d'Europe 2016 et 6e au Championnat du Monde 2016.

Caractéristiques techniques

Longueur 2,83 m
Largeur 93 cm
Poids 19 kg
Surface de voile  Hommes 9,5 m2 - Femmes 8,5 m2

Le 49er / 49 erFX

Le 49er est peut-être l'engin le plus acrobatique des supports olympiques. Ce dériveur à deux équipiers a été admis dans l'Olympe pour ses capacités à assurer le spectacle. Au portant, il affiche une surface de voile de près de 60m2, ni plus ni moins qu'un appartement avec deux chambres, salon, cuisine et salle de bain, le tout posé sur un esquif de 125 kg !

Les funambules capables de dompter un tel engin sont rares. Aux Jeux depuis 2008 pour les hommes, il fait sa première apparition aux Jeux de Rio pour les femmes.

Julien d'Ortoli, sera le barreur de l'équipe française et sera accompagné de Noé Delpech, équipier. Tous deux sont 9es au Championnat du Monde et 7e au Championnat d'Europe 2016.

 

Chez les femmes, Sarah Steyaert sera barreuse et accompagnée de Aude Compan, équipière. Toutes deux sont 7es au Championnat d'Europe 2015.

Caractéristiques techniques

Longueur 4,99 m
Largeur 2,90 m
Poids 49er : 125 kg / 49erFX : 120 kg
Surface de voile  49er : Surface de voile + spi : 21.2 m2 + 38 m2 / 49erFX : Surface de voile + spi : 19.6 m2 + 25.1 m2

Le Laser standard et radial

Le Laser est sans doute le bateau que l'on peut trouver dans n'importe quel club de voile, partout dans le monde. Ce dériveur à fond plat, facile à gréer, doit ce succès phénoménal à sa stricte monotypie et à sa robustesse.

Identiques, les bateaux sont fournis aux Jeux de Rio par l'organisation. Il n'y a donc que le talent du barreur pour faire la différence.

Le Radial, petit frère du Standard, utilise la même coque que ce dernier, mais la voile diffère. Plus petite, elle permet aux gabarits légers de s'exprimer. Depuis les Jeux Olympiques de Pékin, le Laser Radial est le support dériveur solitaire féminin.

En Laser standard, c'est Jean-Baptiste Bernaz, Vice-champion du monde 2016 et 8e au Championnat d'Europe qui tentera de décrocher la première médaille olympique du Laser français pour sa 3e participation.

En laser Radial, Mathilde de Kerangat qui a remporté quelques titres en 2016 tentera d'aller décrocher une médaille sur l'eau.

Caractéristiques techniques

Longueur 4,23 m
Largeur 1,37 m
Poids 58 kg
Surface de voile  Laser Standard : 7,06 m2 - Laser Radial : 5,76 m2

Copyright image : Christophe LAUNAY / FFVoile.fr

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