Le Vendée Globe 2016, les clés pour comprendre la course

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Le principe du Vendée Globe est simple à comprendre par le commun des mortels : un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Ces trois critères sont d'ailleurs indissociables de la légendaire course océanique et en font son ADN.

Créée en 1989, elle se déroule tous les 4 ans et entraine des légendes de la voile tout autour de la planète, à bord de leur Imoca, un monocoque de 60 pieds (18,28 m). À chaque édition, l'engouement est total et l'évènement est suivi par des millions de spectateurs. Au départ et à l'arrivée des Sables-d'Olonne, elle permet aux marins de partager leur aventure et de se confronter dans le cadre d'une compétition sportive de très haut niveau. Ils parcourent l'océan Atlantique, puis l'Indien et le Pacifique avant de revenir en Atlantique en ayant franchi les trois grands caps mythiques : le cap de Bonne-Espérance, le cap Leeuwin puis le cap Horn.

Trois caractéristiques qui font l'ADN de la course

Le Vendée Globe est une course en solitaire durant laquelle seul le skipper peut se trouver à bord de son bateau. À l'exception du sauvetage d'un autre concurrent, comme ça a déjà pu arriver dans l'histoire de la course.

Pendant son tour du monde, le skipper ne bénéficie d'aucune assistance et ne peut compter que sur lui-même. Il doit gérer seul son parcours, son routage météo, réparer ses avaries techniques, ou encore se soigner seul en cas de maladie ou de blessure. On se rappelle d'ailleurs de Bertrand de Broc, obligé de se recoudre la langue tout seul après un incident en pleine course, sous les indications téléphoniques d'un médecin.

Eric Bellion

D'un point de vue de l'assistance technique, il est d'ailleurs formellement interdit d'accoster un autre bateau ou qu'une tierce personne monte à bord.

Les solitaires doivent réaliser leur parcours autour du monde sans escale technique. La seule envisageable est de revenir aux Sables-d'Olonne dans un délai maximal de 10 jours. En 2008, Michel Desjoyeaux était d'ailleurs revenu sur les pontons vendéens et reparti avec 40 heures de retard. Cela ne l'avait pas empêché de gagner la course !

En course, les solitaires ont également le droit de s'arrêter – par exemple au mouillage dans une crique – mais sans mettre le pied à terre.

Le Vendée Globe, la consécration de six grands marins

Sept éditions du Vendée Globe se sont déroulées depuis sa naissance en 1989. Et pourtant six marins ont remporté la course, puisqu'un skipper a réalisé l'exploit de la remporter à deux reprises. Ainsi, en 1990, Titouan Lamazou remporte la 1ere édition. En 1993, c'est Alain Gautier qui entre dans l'histoire du Vendée Globe, suivi en 1997 par Christophe Auguin. Michel Desjoyeaux marque l'histoire en 2001 et 2009 puisqu'avec sa 2e victoire, il devient l'unique skipper à avoir remporté deux fois la course en solitaire.

Vincent Riou remporte l'épreuve en 2005 et tentera d'ailleurs de réitérer sur cette 8e édition, tandis que François Gabart entre dans l'histoire en 2013 puisqu'il réalise un nouveau record en 78 jours 2 heures et 16 minutes.

Avant le départ de la prochaine édition (6 novembre 2016), seulement 83 marins (76 hommes et 7 femmes) ont pris au moins une fois le départ du Vendée Globe. Ils sont bien plus nombreux à avoir conquis le mont Everest ou séjourné dans l'espace !

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Jean Marc Vilcot - 08 Octobre 2016
Combien a cote et qui sont au final les payeurs ?
Philippe Grilleres - 08 Octobre 2016
Les payeurs sont les sponsorts, pour un budget mini de 500 a 600 000 €
Christian Guinot - 09 Octobre 2016
Ils doivent rester seul bord, SAUF pour recueillir un confrre naufrag, qu'il dposeront sur les premires ctes. Ils sont aussi en contact avec les ingnieurs du bateau, pour couter leurs conseils ventuels.
Autre info incomplte: ils peuvent mettre le pied terre mais pas plus loin que l'estran, c'est dire le point le plus haut de la plus forte mare. Voili voilou.
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Reportage : Vendée Globe

Le Vendée Globe 2016 en chiffres