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St Michel-Virbac vainqueur en IMOCA de la Transat Jacques Vabre 2017

St-Michel Virbac — mené par Jean-Pierre Dick et Yann Eliès — est arrivé à Salvador de Bahia au Brésil ce samedi 18 novembre, à 21 h 11 min 46 s. Les deux hommes prennent ainsi la première place du podium IMOCA après 13 jours 7 h 36 min et 46 s de course parcourant 4652 milles à la vitesse moyenne de 14,55 nœuds.

Victoire de Yann Eliès et Jean-Pierre Dick © Jean-Marie Liot / ALeA / TJV17
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4e victoire pour Jean-Pierre Dick sur la Transat Jacques Vabre et première dans l'histoire de la course ! Une belle manière de passer le flambeau à Yann Eliès, son coéquipier qui reprendra la barre de l'IMOCA St-Michel-Virbac, et à qui il avait fait appel sitôt le Vendée Globe bouclé afin de s’aligner au départ du Havre archi préparé.

Ils étaient 6 IMOCA à pouvoir l'emporter, mais le duo Dick/Eliès faisait partie des favoris aux côtés de SMA (Paul Meilhat/Gwénolé Gahinet) et Des Voiles et Vous ! (Morgan Lagravière/Eric Peron). St-Michel Virbac remporte donc cette 13e édition de la Transat Jacques Vabre, mais cette victoire est méritée, face à des équipages affûtés et diablement accrocheurs, et un SMA toujours aux aguets.

Trajectoire parfaite, maîtrise spectaculaire des chausse-trappes de la météo et du parcours, symbiose entre les deux hommes, foiler huilé par une équipe à terre de haute voltige, tous les paramètres étaient réunis pour l’emporter.

© Jean-Marie Liot / ALeA / TJV17

Jean-Pierre Dick : "On a eu une avarie assez sérieuse pendant la course, on a déchiré notre grand spi. Donc on s'est retrouvé aujourd'hui à tirer des bords dans du petit temps, on a beaucoup discuté. Ce n'est que du bonheur d'arriver là avec Yann et une quatrième victoire c'est fabuleux ! C'est la fin d'un cycle un peu douloureux pour moi, après un chavirage, une perte de quille sur le Vendée Globe… Les choses positives reviennent, on a bien bossé avec Yann toute l'année, on est fiers, le résultat est beau et nous fait plaisir.

J'ai laissé de l'énergie au début surtout. J'ai eu du mal à dormir les premiers jours à cause du bruit, de l'adrénaline. Yann m'a bien relayé, il a joué son côté marin. Au fur et mesure, on s'est chacun recalé à notre manière. J'ai réussi à canaliser mon énergie. Nous avons pris les bonnes décisions en termes de stratégie, moi plus sur le côté rationnel, et Yann avec son côté tranchant et son intuition. On a fait un beau boulot de duo. On a apporté beaucoup d'intensité dans la bonne marche du bateau.

On est quand même deux vieux garçons, mais professionnellement, ça fonctionne bien. Moi je cherche ma frontale des heures dans le bateau, je pique celle de Yann. Il y a peut-être un côté énervant de vivre avec moi ! On a perdu le spi après le Cap-Vert. On a fait des supers runs avec !  C'était un déficit qu'il a fallu gommer et positiver, surtout dans le Pot au noir. On sentait SMA plus rapide que nous. Finalement le petit spi a fait le job."

© Jean-Marie Liot / ALeA / TJV17

Yann Eliès : "Je savais que la difficulté de Jean-Pierre, c'était de dormir en début de course. J'étais aux petits soins avec lui, à m'occuper de lui. Jean-Pierre est très généreux dans l'effort, mais il ne fallait pas qu'il se mette dans le rouge. C'est là où j’ai palier ces difficultés à dormir. J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il embarque quelqu'un, ça fait un couple idéal. Et pourtant, on est tous des caractériels ! Jean-Pierre est la cheville ouvrière de ce bon fonctionnement. Le couple est parfait parce qu'il y a la gagne au bout. Ceux qui galèrent dans le Pot au noir, je pense que c'est loin d'être parfait !

Ce qui est beau, c'est la réussite sportive et derrière il y a un autre projet, celui de faire le Vendée Globe. Jean-Pierre m'offre sur un plateau beaucoup de choses comme de disposer de cette machine et d'intégrer son équipe. Je serai plus pilote que manager de mon projet, il va falloir que je m'adapte ! Je m'apprête à tout donner pour être à la hauteur des ambitions de Jean-Pierre et de son équipe.

Derrière nous, c'est la nouvelle génération :  Paul Meilhat, Gwénolé Gahinet, Morgan Lagravière et Eric Peron. Ils ont super bien navigué surtout SMA parce qu'ils n'avaient pas un bateau qui allait vite au reaching. À machine égale, on aurait eu un match serré. Morgan et Éric ont souffert, je pense, du manque d'entraînement. Il y a eu une belle bagarre, surtout SMA qui a fait une super course, ils méritent cette deuxième place."

© Jean-Marie Liot / ALeA / TJV17

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