Tour du monde à l'envers : Yves le Blévec est sauvé !


Yves le Blévec a chaviré ce jeudi 14 décembre 2017 vers 4 heures du matin, alors qu'il se trouvait au large du Cap Horn. En sécurité dans son bateau, il a été hélitreuillé en début d'après-midi par les garde-côtes chiliens.

Sain et sauf...

Le skipper du trimaran Actual, Yves le Blévec, a été hélitreuillé ce jeudi 14 décembre après-midi après son chavirage survenu dans la nuit au large du Cap Horn. Alors qu'il avait doublé le premier des trois caps d'est en ouest depuis plus de deux heures, l'un des bras de liaison de son trimaran a cassé. Le skipper naviguait pourtant peu-toilé, dans des conditions maitrisées. Une grosse déception pour Yves le Blévec, mais aussi pour son équipe et l'ensemble des collaborateurs du Groupe Actual. D'autant plus que le marin avait réalisé un très beau début de parcours.

En attendant les secours, le marin avait été rejoint par une vedette à passager — le Stella Australis — dépêché par le MRCC Chile et prêt à intervenir en cas de besoin.

Hélitreuillé par les garde-côtes chiliens en début d'après-midi, le skipper a d'abord été déposé à Puerto William (port chilien de l'île Navarino, situe dans le canal de Beagle), avant d'être pris en charge par les militaires Chiliens pour aller jusqu'à Punta Arenas (située dans le détroit de Magellan). 12 heures après son chavirage, Yves le Blévec est désormais sur la terre ferme, choqué mais en sécurité.

"C'est une grande déception à la dimension de la taille du défi que nous avons essayé de réaliser avec Yves. Je suis forcément triste pour Yves et les collaborateurs du Groupe Actual qui étaient tous mobilisés derrière lui. Nous savions que cela allait être difficile, mais je salue l'audace et le courage d'Yves d'avoir essayé. Cette épreuve n'enlève rien à notre détermination à relever des défis. Nous continuons d'apprendre et de grandir, et nous gardons le cap" a indiqué Samuel TUAL, Président du Groupe Actual.

© Armada de Chile 

Pourquoi ? 

Maintenant que le marin est en sécurité, l'équipe cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer. Rien ne laissait craindre de tels événements hier soir, lorsqu'Yves a doublé le cap dur. Il maîtrisait la situation, naviguait peu-toilé (3 ris, tourmentin) dans les conditions météo qui avaient été estimées par son routeur, Christian Dumard, à savoir 30 nœuds de vent, des rafales, et 5 à 6 mètres de creux. Il est également question du sauvetage du trimaran.

Th.Martinez/Sea&Co 

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