Interview / Le Maxi Edmond de Rothschild prêt à en découdre avec un plateau très homogène

Le Maxi Edmond de Rothschild
Le Maxi Edmond de Rothschild © Yann Riou / PolaRYSE / Gitana S.A

Franck Cammas et Charles Caudrelier sont les skippers du Maxi Edmond de Rothschild. Ils prendront le départ de la Transat Jacques Vabre 2021, espérant défendre leur titre aux côtés de 4 autres trimarans volants et un plateau pour la première fois très homogène.

À quelques jours du départ, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Vous êtes l'un des binômes qui connaissent le mieux leur bateau. Quelles sont vos ambitions sur cette Jacques Vabre ?

Charles Caudrelier : On est prêt. Ça a été une année active. On a changé pas mal de choses, notamment beaucoup d'appendices. On a préparé cette course et pris en main les nouveaux appendices. On a tout le potentiel pour gagner et on en a l'ambition.

Les bateaux neufs viennent aussi pour gagner. Mais ils ont moins de pression, car ils savent qu'ils ne sont pas à 100 % de leur potentiel de par leur jeunesse justement. Tout le monde s'est préparé. Tous ont de bons sponsors et les moyens de bien se préparer. Tout le monde à l'ambition de gagner.

Franck Cammas : C'est une belle course, et un évènement marquant dans le programme Ultim, au même titre que la Route du Rhum. C'est un rendez-vous important pour les Ultim et toutes les classes. C'est le 3e grand évènement de course au large après le Vendée Globe et la Route du Rhum. C'est bien d'y figurer. Les bateaux neufs ont beaucoup de potentiels et pas de garantie de casser. Ils peuvent très bien finir en "entier".

Quels sont les travaux effectués sur le Maxi Edmond de Rothschild et notamment sur les appendices ?

Franck Cammas : Il y a toujours de petites évolutions. On essaye de repousser les limites qui apparaissent au fur et à mesure de notre progression. On développe une caractéristique, une autre se met en warning. On ne s'arrête pas de développer ce bateau. On repousse les limites hydrodynamiques avec la cavitation des appendices.

On a changé les 3 safrans, causes de notre arrêt sur le Jules Verne. On a également changé d'autres plans porteurs, les foils et l'aile de raie, le plan porteur sous la dérive. Mais on n'utilisera pas ces nouveaux foils sur la Jacques Vabre. On n'est pas suffisamment satisfait. Sur les plans porteurs et la dérive, on a fait une belle évolution, avec des formes nouvelles. On se met au goût du jour, car les concurrents qui sortent des nouveaux bateaux ont tous des appendices neufs.

Charles Caudrelier : L'objectif c'est de voler plus tôt et plus vite. Si on veut voler très tôt, il nous faut des ...

Plus d'articles sur le thème
Réagir à cet article
Ajouter un commentaire...
Navigateurs Plus d'actualités
Robin Knox-Johnston - Grey Power
Les catégories Rhum, l'esprit d'origine de la Route du Rhum en mono et multicoque
52 Super Series : Paprec décroche sa première victoire sur le circuit à Lanzarote
Charal et Jérémie Beyou mettront fin à leur collaboration après la Route du Rhum
Charal et Beyou, c'est fini ! Le partenariat prendra fin après la Route du Rhum 2026
Beneteau livre un Oceanis 47 spécialement adapté à l'Ellen MacArthur Cancer Trust
Un Beneteau Oceanis 47 adapté rejoint la flotte de l'Ellen MacArthur Cancer Trust

Publié sur Yacht-Club.com

01 Aug Et au fait, quelle sera votre bouteille préférée à la rentrée ? Lire la suite https://www.instagram.com/p/DbfjuJpCEU7/