Dernière étape de notre convoyage estival : de La Graciosa à la Gomera, en passant par Lanzarote
Galaad, au mouillage de la playa Papagayo, au Sud de Lanzarote
Partis de Lorient le 21 juin, une première étape nous a mené "tout schuss" jusqu'à Peniche au Portugal. Le seconde partie, plus houleuse, nous a permis d'atteindre la petite île de La Graciosa, aux Canaries. Une escale de plus de 3 semaines nous a immergé dans le mode de vie canarien. Reste une dernière étape à notre convoyage, de La Graciosa jusqu'à l'île de la Gomera, à l'Ouest de l'archipel décrit ici.
La Graciosa est officiellement, depuis 2018, la huitième île de l'archipel des Canaries. Son village principal, où se trouve le port de plaisance, de pêche et la gare de ferry est La Caleta Del Sebo.
Le village de la Caleta del Sebo, île de La Graciosa
L'île compte environ 730 habitants, 5 cratères mais aucune source d'eau potable. L'eau est acheminée par ferry et alimentée par un pipeline sous marin traversant el Rio, le passage entre Lanzarote et La Graciosa. Quatre ferries assurent régulièrement dans la journée, la liaison avec le port d'Orzola, au Nord Est de Lanzarote.
Les rues de sable blond de la Caleta del Sebo
A la Caleta del Sebo, comme sur le reste de l'île, pas de rue goudronnée mais des pistes de sable blond. Seule la zone autour du port est cimentée et partiellement bitumée. Le port accueille sur ses deux pontons, une vingtaine de places visiteurs, quelques rares voiliers à l'année et de petites embarcations ainsi que des navires de pêche côtière.
Petite embarcation dans le chenal du port
On y voit presque quotidiennement des raies pastenagues s'y balader entre les catways, dans une eau transparente.
Raie Pastenague se baladant dans le port
Mon matériel de snorkeling prêt et nous voilà partis avec notre chienne Oban, pieds et pattes nues, sur les sentiers ensablés de La Graciosa.
Le matériel de snorkelling est indispensable afin de profiter de beautés sous marine
... quasiment vide, le premier ferry de 9h deverse ses hordes de touristes venus profiter de cette petite île à la fois désertique et paradisiaque.
Le port se remplira de voiliers de passages sur la route des Alizés à partir du mois de septembre. En attendant, nous en profitons pour aller nager de bonne heure et découvrir la faune sub tropicale qu'offre les fonds marins aux eaux translucides. Le soir venu, une fois la majorité des touristes repartis, nous gouttons au charme et au calme de cette île hors du temps.
Le 17 août, nous appareillons de La Graciosa pour nous rendre à Arrecife, sur l'île de Lanzarote.
25 milles environs nous séparent de la capitale de l'île dite "aux 365 cratères". En premier lieu, nous tentons le délicat mouillage de la playa del Castillo, sans succès : notre ancre, pourtant tout terrain n'accroche pas sur ce fond parsemé de roches plates et les rafales de vent à 25 noeuds nous décident à nous diriger vers le port de plaisance.
Ici, l'ambiance est très festive : bars, restaurants, musique et fête foraine, on est loin de l'ambiance feutrée de La Graciosa. Deux jours d'escale et nous filons au Sud de l'île, au mouillage de la playa Papagayo. Fréquenté en journée mais calme le soir, l'eau y est d'un turquoise fort accueillant.
En attendant la fenêtre météo annoncée d'ici 48h, qui nous permettra de faire cap à l'Ouest, nous descendons, 8 milles plus au sud, mouiller à lîle Lobos, au Nord de Fuerteventura.
Une fois le cratère principal passé, nous tournons sur babord. Là, nous devrions être bien à l'abri mais un fort flux d'ouest contournant Lanzarote et accélérant en s'engouffrant entre Fuerte et Lobos, lève un clapot inconfortable. Nous devrons attendre le milieu de l'après-midi pour retrouver un peu de calme, grâce au thermique.
La zone de mouillage est bien petite et nous jouons au coude à coude entre les bouées réservées aux catamarans de tourisme. Un petit tour à terre nous permet de découvrir des paysages contrastés. Ca et là, des monticules de pierres de lave, comme si des géants avaient fait une bataille de cailloux !
Des zones d'eau saumâtre forment des lagunes où poussent de la salicorne et d'autres algues qui ornent une sorte d'aquarium peu profond.
Le petit lagon bordé par quelques maisons de pêcheurs en pierre et ne s'ouvrant sur la mer que par une passe très étroite, est très prisée par les touristes pour y barboter. A noter, le débarquement sur l'île se fait à la nage car il n'y a pas de possibilité d'amarrer une annexe sur le quai en pierre destiné à l'usage exclusif du petit ferry.
Le soir venu, nous "empruntons" une bouée de tourisme afin de passer la nuit plus à l'intérieur de la zone de mouillage. Au lever du soleil, nous quittons le mouillage et faisons cap sur Ténérife.
D'après les prévisions météo, nous devrions avoir un du vent de Nord 20 noeuds, mollissant 10, 12 noeuds. Nous avons un vent constant en direction mais variable en force toute la journée durant.
Les nuées de poissons volants annoncent la dorade coryphène en chasse : à 4 reprises la ligne se tend et nous finissons par ne plus la remettre à l'eau par manque de place pour les stocker dans la glacière !
Une bonne partie de la nuit se fait au moteur, sans croiser d'autres bateaux. Vers 23h, nous passons juste au nord du DST à l'Est de Ténérife et commençons à apercevoir les lueurs du phare de la punta del Roque Bermejo. Ce phare est perché sur falaises de l'Anaga, cette région située au Nord Est de Ténérife, très boisée et pluvieuse, contrastant avec le reste de l'île.
Nous stoppons le moteur et marchons à peine à 2 noeuds, cela nous permet de nous reposer tout en longeant, la nuit durant, la côte nord de Ténérife. Dans la matinée, le vent forcit petit à petit. Une zone d'accélération soufflant à quelques milles de Los Gigantes, falaises au Nord-Ouest de Ténérife, peut s'avérer violente. Par précaution, nous prenons 2 ris dans la grand voile et réduisons le génois.
A bonne allure, nous pouvons maintenant faire cap sur le port de San Sebastian de la Gomera. En traversant en diagonale le chenal séparant les deux îles, nous admirons la côte Nord-Est de la seconde plus petite île de l'archipel.
Les nuages s'accrochent dans les hauteurs vertigineuses tandis que que la houle bat la côte sombre et déchiquettée. Si le paysage paraît hostile, dans le même temps, il nous hypnotise. Dans le large chenal, le vent s'allie au courant et l'eau bouillonne, Galaad est malmener par un clapot anarchique, quasiement jusqu'aux abords du port.
Pare battages et aussières à poste, nous passons la pointe de la longue digue en béton, protégeant la petite baie. C'est un décor parfaitement accueillant qui se présente à notre étrave : plage ornée de palmiers, petite ville aux maisons colorées et, sur tribord, l'entrée de la marina. Le marinero nous indique un poste d'amarrage, nous voilà arrivés !
Sur la place ombragée par d'immenses ficus, se trouve le bar El kiosko, où nous savourons "una cerveza" tout en nous rememorant les étapes de ce convoyage en trois temps de plus de 1500 milles.
Déjà d'excellents souvenirs. Nos prochaines navigations se feront, pour l'instant, entre les îles de La Palma, Ténérife et El Hierro. En attendant, nous profitons de la douceur de la Gomera.
Île à la fois désertique et paradisiaque
Le port se remplira de voiliers de passages sur la route des Alizés à partir du mois de septembre. En attendant, nous en profitons pour aller nager de bonne heure et découvrir la faune sub tropicale qu'offre les fonds marins aux eaux translucides. Le soir venu, une fois la majorité des touristes repartis, nous gouttons au charme et au calme de cette île hors du temps.
Les eaux translucides de La Graciosa, ici au mouillage de la playa Francesca
Lanzarote, du Nord au Sud.
Le 17 août, nous appareillons de La Graciosa pour nous rendre à Arrecife, sur l'île de Lanzarote.
Port de plaisance d'ArrecifeLa "so chic" marina d'Arrecife
25 milles environs nous séparent de la capitale de l'île dite "aux 365 cratères". En premier lieu, nous tentons le délicat mouillage de la playa del Castillo, sans succès : notre ancre, pourtant tout terrain n'accroche pas sur ce fond parsemé de roches plates et les rafales de vent à 25 noeuds nous décident à nous diriger vers le port de plaisance.
Une capitale très animée
Ici, l'ambiance est très festive : bars, restaurants, musique et fête foraine, on est loin de l'ambiance feutrée de La Graciosa. Deux jours d'escale et nous filons au Sud de l'île, au mouillage de la playa Papagayo. Fréquenté en journée mais calme le soir, l'eau y est d'un turquoise fort accueillant.
L'eau turquoise du mouillage de la playa Papagayo, au Sud de Lanzarote
En attendant la fenêtre météo annoncée d'ici 48h, qui nous permettra de faire cap à l'Ouest, nous descendons, 8 milles plus au sud, mouiller à lîle Lobos, au Nord de Fuerteventura.
Cratère de l'île Lobos en vue
Une fois le cratère principal passé, nous tournons sur babord. Là, nous devrions être bien à l'abri mais un fort flux d'ouest contournant Lanzarote et accélérant en s'engouffrant entre Fuerte et Lobos, lève un clapot inconfortable. Nous devrons attendre le milieu de l'après-midi pour retrouver un peu de calme, grâce au thermique.
La zone de mouillage est bien petite et nous jouons au coude à coude entre les bouées réservées aux catamarans de tourisme. Un petit tour à terre nous permet de découvrir des paysages contrastés. Ca et là, des monticules de pierres de lave, comme si des géants avaient fait une bataille de cailloux !
Sentiers slalomant entre les pierres de lave
Des zones d'eau saumâtre forment des lagunes où poussent de la salicorne et d'autres algues qui ornent une sorte d'aquarium peu profond.
Lagune d'eau saumâtreEtonnante flore de la lagune de Lobos
Le petit lagon bordé par quelques maisons de pêcheurs en pierre et ne s'ouvrant sur la mer que par une passe très étroite, est très prisée par les touristes pour y barboter. A noter, le débarquement sur l'île se fait à la nage car il n'y a pas de possibilité d'amarrer une annexe sur le quai en pierre destiné à l'usage exclusif du petit ferry.
Le soir venu, nous "empruntons" une bouée de tourisme afin de passer la nuit plus à l'intérieur de la zone de mouillage. Au lever du soleil, nous quittons le mouillage et faisons cap sur Ténérife.
Vamos a la Gomera !
D'après les prévisions météo, nous devrions avoir un du vent de Nord 20 noeuds, mollissant 10, 12 noeuds. Nous avons un vent constant en direction mais variable en force toute la journée durant.
Un malchanceux exocet a atterri sur le pont pendant la nuit
Les nuées de poissons volants annoncent la dorade coryphène en chasse : à 4 reprises la ligne se tend et nous finissons par ne plus la remettre à l'eau par manque de place pour les stocker dans la glacière !
Daurade coryphène
Une bonne partie de la nuit se fait au moteur, sans croiser d'autres bateaux. Vers 23h, nous passons juste au nord du DST à l'Est de Ténérife et commençons à apercevoir les lueurs du phare de la punta del Roque Bermejo. Ce phare est perché sur falaises de l'Anaga, cette région située au Nord Est de Ténérife, très boisée et pluvieuse, contrastant avec le reste de l'île.
Nous stoppons le moteur et marchons à peine à 2 noeuds, cela nous permet de nous reposer tout en longeant, la nuit durant, la côte nord de Ténérife. Dans la matinée, le vent forcit petit à petit. Une zone d'accélération soufflant à quelques milles de Los Gigantes, falaises au Nord-Ouest de Ténérife, peut s'avérer violente. Par précaution, nous prenons 2 ris dans la grand voile et réduisons le génois.
Les sommets du Nord Est de la Gomera coiffés de nuages
A bonne allure, nous pouvons maintenant faire cap sur le port de San Sebastian de la Gomera. En traversant en diagonale le chenal séparant les deux îles, nous admirons la côte Nord-Est de la seconde plus petite île de l'archipel.
Les nuages s'accrochent dans les hauteurs vertigineuses tandis que que la houle bat la côte sombre et déchiquettée. Si le paysage paraît hostile, dans le même temps, il nous hypnotise. Dans le large chenal, le vent s'allie au courant et l'eau bouillonne, Galaad est malmener par un clapot anarchique, quasiement jusqu'aux abords du port.
Galaad franchit la digue du port de San Sebastian
Pare battages et aussières à poste, nous passons la pointe de la longue digue en béton, protégeant la petite baie. C'est un décor parfaitement accueillant qui se présente à notre étrave : plage ornée de palmiers, petite ville aux maisons colorées et, sur tribord, l'entrée de la marina. Le marinero nous indique un poste d'amarrage, nous voilà arrivés !
Oban, notre Border Collie, fidèle équipière de cette navigation depuis Lorient
Sur la place ombragée par d'immenses ficus, se trouve le bar El kiosko, où nous savourons "una cerveza" tout en nous rememorant les étapes de ce convoyage en trois temps de plus de 1500 milles.
Le capitaine, heureux de franchir la digue du port de la Gomera
Déjà d'excellents souvenirs. Nos prochaines navigations se feront, pour l'instant, entre les îles de La Palma, Ténérife et El Hierro. En attendant, nous profitons de la douceur de la Gomera.
Ville, plage et port de San Sebastian de la Gomera