L'essentiel des affaires à embarquer : quelques sacs, quelques boîtes et c'est parti !
Lorsque l'on vit en maison, pas facile de "synthétiser sa vie" en quelques sacs ou boîtes de rangements à caler à bord. En dehors de l'outillage, de l'accastillage, du spare, de la boîte à pharmacie, des équipements de mer et des "au cas où on prend ci, au cas où on emmène ça" il faut également embarquer de quoi vivre au quotidien. Les affaires personnelles jouant au coude à coude avec le poste à souder et autre générateur de secours. Et que chaque choses soit à sa (juste) place, surtout quand ça gîte, bien évidement !
Vêtements, livres, nécessaire de toilettes, ordinateurs, chargeurs, sacs à dos, vélos pliables .... fournitures pour se mettre à l'aquarelle (c'est le moment ou jamais !) instruments de musique (même raison que pour l'aquarelle) linge de toilette, linge de "maison" (placés soigneusement sous vide), avitaillement... une fois tout ce fatras rangé à bord, il est temps de penser à appareiller.

Quand la météo à rendez-vous avec la date prévue.
Météo, planètes, étoiles, calendrier : quand tout s'aligne parfaitement, c'est le signe qu'il est temps de lever l'ancre. L'an dernier, à l'occasion de notre navigation autour de l'Irlande et des quelques escales en Ecosse, nous avions organisé un pot de départ avec amis et famille. Mais l'organisation de ce pot de départ, même s'il représente un moment fort agréable, à tendance à être le petit grain de sable dans les rouages de l'organisation d'un départ en navigation. Cette année, nous avons opté pour l'anticipation. Nous avons eu le plaisir de faire l'équivalent de ce fameux pot de départ en plusieurs fois, au gré des visites et donc, en plusieurs "pots".
Le jour de l'été et de la fête de la musique, le 21 juin 2025 donc, nous a vu larguer les amarres à 18h, lorsque nous étions prêts, accompagnés du son des concerts qui entamaient les festivités. Par chance, les prévisions ...
... météo annoncées ont tenues leurs promesses durant toute notre traversée du golfe de Gascogne. Un départ sur les chapeaux de roue avec un vent de secteur Ouest 3 à 4 beaufort. Au Sud de Groix, après avoir doublé la pointe des Chats, nous attendait une mer légèrement formée.
On a beau aimer la mer et posséder un voilier, au delà de la passion, naviguer c'est un peu comme un métier nécessitant beaucoup de compétences. Malgré un sens marin, en cas de panne, il faut pouvoir être autonome et avoir à disposition tout l'outillage embarqué qui va avec.
Des mois que nous préparons ce départ. En dehors du bateau à caréner et à aménager, il faut également passer par la case "simplifier sa vie". Trier, donner, vendre, jeter, ranger, gérer l'administratif, faire des listes, des courses et dans, mon cas (comme si ce n'était pas assez) une rééducation. A cause de problèmes de dos, je pouvais à peine marcher 6 semaines avant le départ. Un mois avant, je leur ai dit : "Dans un mois, je dois pouvoir naviguer !" Pari tenu. A coup de médication, de séances de kiné, de rééducation en kiné balnéothérapie, de gainage et de repos forcé, me voilà avec un dos (presque) comme neuf.
Bref, on a doublé la pointe des Chats et retrouvé, enfin, l'air du large.
Les journées au large ce sont gentiment enchaînées. Tout le stress et le brouhaha de ces derniers jours ce sont apaisés pour laisser place au quotidien en mer, à la contemplation, à la rotation des quarts jours et nuit.
Jusqu'à ce que nous approchions de notre première escale : la Corogne. Nous sommes alors le mardi 24 juin pour environ 360 milles parcouru. Le vent de Nord Est est soudainement monté en fin de nuit à mesure que nous approchions de la côte : un effet venturi, coutumier de cette côte, avec un temps gris et menaçant. Heureusement, une fois passé el cabo Prior , nous étions à l'abri et avons pu nous amarrer sereinement au port de la Corogne.
L'accueil de la marina a été très sympathique, la douche fort appréciée et les premiers tapas, largement dégustés. Une bascule de secteur Ouest étant annoncée pendant près de 48h, nous en profitons pour nous reposer et déambuler dans cette jolie ville animée de Galice.
Jeudi 26 juin, la tendance Ouest va en mollissant franchement dans la nuit avant de rebasculer Ouest au dessus du cap Finisterre, mais Nord Ouest à partir de Vigo.
Nous optons donc pour passer le cap Finisterre dans la pétole afin de pourvoir profiter ensuite des alizés portugais qui nous porterons vers le Sud. Le soleil couchant est incandescent et la nuit à venir, noire et pleine d'étoiles.
Deux bonnes heures environ avant le cap Finisterre, l'aube, magique, dévoile de hautes falaises entrecoupées de vallées pudiquement habillées d'une épaisse brume matinale. Un camaïeu de parme laisse peu à peu la place à un rose mordoré. Le soleil déploie ses rayons éblouissants, surgissant au dessus des falaises.
Le cabo Finisterre est là. Je célèbre ce spectacle confortablement installé devant un copieux petit déjeuner. Au réveil du capitaine, une légère brise de Nord Ouest se lève timidement mais nous permet d'arrêter le moteur et de faire cap directement sur les îles Cies.
Un joli bord et quelques heures plus tard, notre ancre s'abîme dans une eau cristalline face à la playa Roda. Nous débarquons en annexe et au cour de la balade, au milieu des eucalyptus et d'une végétation presque méditerranéenne, nous sommes rappelé à l'ordre par les gardiens de l'île : réserve naturelle oblige, ici c'est interdit aux chiens ... j'avoue, on le savait, mais on espérait pouvoir faire juste un petit tour à terre à notre mascotte, ni vu ni connu. Le temps d'une courte baignage dans une eau délicieusement douce et claire et nous voilà de retour à bord.
Le lendemain, samedi 28 juin, notre départ du mouillage coïncide avec l'arrivée des petits ferry pleins de touristes et des bateaux à moteur : ça tombe bien ! De toute façon nous n'avons malheureusement pas le temps de faire du tourisme même si l'envie de visiter chaque petite ria galicienne ne manque pas.
Ce mouillage idyllique nous aura vraiment donné la sensation d'une parenthèse enchantée au cours de cette navigation en mode convoyage. La prochaine fois c'est promis, nous resterons plus longtemps... Nous doublons l'impressionnant cabo Silleiro et nous élançons vers le sud.
La frontière portugaise est matérialisée, comme souvent, par une rivière dont nous apercevons l'embouchure avant d'être enveloppé, au couché du soleil, par un brouillard aussi dense qu'inquiétant. Nous passons devant le port de Lexoes et de Porto sans rien voir de la côte.
Toute la nuit durant et une bonne partie du jour suivant, nous aurons navigué dans du coton, nous esquintant les yeux à veiller à 360° autour du bateau. Nous observons quelques mouvements de navires de pêche ou de rares cargos à l'AIS, mais c'est une collision avec les petits bateaux de pêche côtière portugais que nous craignons
En fin d'après-midi, la brume se lève progressivement tout comme l'alizés portugais qui désormais nous pousse franchement vers le port de Péniche. Devinant à la côte, le port de Nazaré, le soleil ne va pas tarder à se coucher sur la journée du dimanche 29 juin. Nous nous amarrons à minuit dans le port de Peniche.
Notre avion pour Nantes doit décoller le mercredi suivant, soit le 2 juillet, de Lisbonne. Une place sur bouée nous attend au port de Seixal, sur le Tage, plus au Sud. Mais la météo prévue pour la journée de ce lundi 30 juin annonce une brise assez soutenue, donc une navigation assez musclée de 45 milles, jusqu'à Cascais, à l'embouchure du Tage.
Cela signifie que la journée du 1er juillet serait dédiée à remonter le Tage jusqu'à Lisbonne, déposer Oban dans un chenil qui se trouve au Nord de la ville (en taxi ?), puis amarrer le bateau à Seixal et procéder à son rangement et nettoyage. Nous n'avons même pas encore de solution pour accéder du mouillage à l'unique ponton afin de pouvoir attraper le premier ferry pour Lisbonne et être à l'heure pour l'avion .... sacrée logistique !
Finalement, le maître de port de Péniche nous propose une place, certes à couple, mais très correctement placée dans le port et un français vivant en famille à bord de son catamaran, nous affirme amicalement qu'il gardera un oeil sur le bateau en notre absence : vendu ! Nous restons à Peniche, à 45 milles au Nord de notre destination intialement prévue.
Nous trouvons un chenil en dehors de Péniche, avec une personne qui vient récupérer Oban sur le port dès le lendemain matin. Cette organisation nous permet de nous "poser" un peu. Le 1er juillet, une fois Oban confiée entre de bonnes mains, nous rejoignons Lisbonne en bus dans l'après-midi afin de profiter d'une soirée et d'une nuit dans la capitale portugaise.
Initialement, nous avions sécurisé notre escale avec une réservation de bouée à Seixal et posé une option pour une pension canine à Lisbonne, tout en ayant conscience des surprises, contre-temps et autres aléas que représentent les voyagent par la mer.
Le 17 juillet 2025, nous serons de retour à bord de Galaad pour la suite de la navigation, mais en attendant, cette première partie de notre convoyage nous satisfait amplement et ce à 40 milles près de la destination estimée au départ...

On a beau aimer la mer et posséder un voilier, au delà de la passion, naviguer c'est un peu comme un métier nécessitant beaucoup de compétences. Malgré un sens marin, en cas de panne, il faut pouvoir être autonome et avoir à disposition tout l'outillage embarqué qui va avec.
Des mois que nous préparons ce départ. En dehors du bateau à caréner et à aménager, il faut également passer par la case "simplifier sa vie". Trier, donner, vendre, jeter, ranger, gérer l'administratif, faire des listes, des courses et dans, mon cas (comme si ce n'était pas assez) une rééducation. A cause de problèmes de dos, je pouvais à peine marcher 6 semaines avant le départ. Un mois avant, je leur ai dit : "Dans un mois, je dois pouvoir naviguer !" Pari tenu. A coup de médication, de séances de kiné, de rééducation en kiné balnéothérapie, de gainage et de repos forcé, me voilà avec un dos (presque) comme neuf.
Bref, on a doublé la pointe des Chats et retrouvé, enfin, l'air du large.
Déconnexion...

Les journées au large ce sont gentiment enchaînées. Tout le stress et le brouhaha de ces derniers jours ce sont apaisés pour laisser place au quotidien en mer, à la contemplation, à la rotation des quarts jours et nuit.




Première escale : la Corogne
Jusqu'à ce que nous approchions de notre première escale : la Corogne. Nous sommes alors le mardi 24 juin pour environ 360 milles parcouru. Le vent de Nord Est est soudainement monté en fin de nuit à mesure que nous approchions de la côte : un effet venturi, coutumier de cette côte, avec un temps gris et menaçant. Heureusement, une fois passé el cabo Prior , nous étions à l'abri et avons pu nous amarrer sereinement au port de la Corogne.

L'accueil de la marina a été très sympathique, la douche fort appréciée et les premiers tapas, largement dégustés. Une bascule de secteur Ouest étant annoncée pendant près de 48h, nous en profitons pour nous reposer et déambuler dans cette jolie ville animée de Galice.



El Cabo Finisterre
Jeudi 26 juin, la tendance Ouest va en mollissant franchement dans la nuit avant de rebasculer Ouest au dessus du cap Finisterre, mais Nord Ouest à partir de Vigo.

Nous optons donc pour passer le cap Finisterre dans la pétole afin de pourvoir profiter ensuite des alizés portugais qui nous porterons vers le Sud. Le soleil couchant est incandescent et la nuit à venir, noire et pleine d'étoiles.

Deux bonnes heures environ avant le cap Finisterre, l'aube, magique, dévoile de hautes falaises entrecoupées de vallées pudiquement habillées d'une épaisse brume matinale. Un camaïeu de parme laisse peu à peu la place à un rose mordoré. Le soleil déploie ses rayons éblouissants, surgissant au dessus des falaises.


Le cabo Finisterre est là. Je célèbre ce spectacle confortablement installé devant un copieux petit déjeuner. Au réveil du capitaine, une légère brise de Nord Ouest se lève timidement mais nous permet d'arrêter le moteur et de faire cap directement sur les îles Cies.

Mouillage aux îles Cies
Un joli bord et quelques heures plus tard, notre ancre s'abîme dans une eau cristalline face à la playa Roda. Nous débarquons en annexe et au cour de la balade, au milieu des eucalyptus et d'une végétation presque méditerranéenne, nous sommes rappelé à l'ordre par les gardiens de l'île : réserve naturelle oblige, ici c'est interdit aux chiens ... j'avoue, on le savait, mais on espérait pouvoir faire juste un petit tour à terre à notre mascotte, ni vu ni connu. Le temps d'une courte baignage dans une eau délicieusement douce et claire et nous voilà de retour à bord.


Dernière étape : tout schuss le long de côte portugaise
Le lendemain, samedi 28 juin, notre départ du mouillage coïncide avec l'arrivée des petits ferry pleins de touristes et des bateaux à moteur : ça tombe bien ! De toute façon nous n'avons malheureusement pas le temps de faire du tourisme même si l'envie de visiter chaque petite ria galicienne ne manque pas.
Ce mouillage idyllique nous aura vraiment donné la sensation d'une parenthèse enchantée au cours de cette navigation en mode convoyage. La prochaine fois c'est promis, nous resterons plus longtemps... Nous doublons l'impressionnant cabo Silleiro et nous élançons vers le sud.
La frontière portugaise est matérialisée, comme souvent, par une rivière dont nous apercevons l'embouchure avant d'être enveloppé, au couché du soleil, par un brouillard aussi dense qu'inquiétant. Nous passons devant le port de Lexoes et de Porto sans rien voir de la côte.


Toute la nuit durant et une bonne partie du jour suivant, nous aurons navigué dans du coton, nous esquintant les yeux à veiller à 360° autour du bateau. Nous observons quelques mouvements de navires de pêche ou de rares cargos à l'AIS, mais c'est une collision avec les petits bateaux de pêche côtière portugais que nous craignons


Peniche, nouvelle destnation finale
En fin d'après-midi, la brume se lève progressivement tout comme l'alizés portugais qui désormais nous pousse franchement vers le port de Péniche. Devinant à la côte, le port de Nazaré, le soleil ne va pas tarder à se coucher sur la journée du dimanche 29 juin. Nous nous amarrons à minuit dans le port de Peniche.

Notre avion pour Nantes doit décoller le mercredi suivant, soit le 2 juillet, de Lisbonne. Une place sur bouée nous attend au port de Seixal, sur le Tage, plus au Sud. Mais la météo prévue pour la journée de ce lundi 30 juin annonce une brise assez soutenue, donc une navigation assez musclée de 45 milles, jusqu'à Cascais, à l'embouchure du Tage.
Cela signifie que la journée du 1er juillet serait dédiée à remonter le Tage jusqu'à Lisbonne, déposer Oban dans un chenil qui se trouve au Nord de la ville (en taxi ?), puis amarrer le bateau à Seixal et procéder à son rangement et nettoyage. Nous n'avons même pas encore de solution pour accéder du mouillage à l'unique ponton afin de pouvoir attraper le premier ferry pour Lisbonne et être à l'heure pour l'avion .... sacrée logistique !

Finalement, le maître de port de Péniche nous propose une place, certes à couple, mais très correctement placée dans le port et un français vivant en famille à bord de son catamaran, nous affirme amicalement qu'il gardera un oeil sur le bateau en notre absence : vendu ! Nous restons à Peniche, à 45 milles au Nord de notre destination intialement prévue.
Nous trouvons un chenil en dehors de Péniche, avec une personne qui vient récupérer Oban sur le port dès le lendemain matin. Cette organisation nous permet de nous "poser" un peu. Le 1er juillet, une fois Oban confiée entre de bonnes mains, nous rejoignons Lisbonne en bus dans l'après-midi afin de profiter d'une soirée et d'une nuit dans la capitale portugaise.


Les aléas des voyages par la mer
Initialement, nous avions sécurisé notre escale avec une réservation de bouée à Seixal et posé une option pour une pension canine à Lisbonne, tout en ayant conscience des surprises, contre-temps et autres aléas que représentent les voyagent par la mer.
Le 17 juillet 2025, nous serons de retour à bord de Galaad pour la suite de la navigation, mais en attendant, cette première partie de notre convoyage nous satisfait amplement et ce à 40 milles près de la destination estimée au départ...

/ 













