L'équipe rappelle d'ailleurs qu'un Ultim neuf demande plusieurs années avant d'atteindre son plein potentiel. L'expérience acquise avec Gitana 17 sert aujourd'hui à raccourcir cette phase d'apprentissage, sans toutefois en supprimer les étapes incontournables.
L'un des aspects les plus intéressants de cette vidéo concerne l'utilisation des outils de mesure. Gitana Team s'appuie notamment sur un capteur LiDAR développé avec la société MDS afin de reconstituer en trois dimensions la forme des voiles pendant la navigation. Les données obtenues sont ensuite comparées aux modèles de conception réalisés avec North Sails.
Cette approche permet d'objectiver des réglages qui reposaient auparavant essentiellement sur le regard des régleurs et les sensations de l'équipage. Les choix techniques gagnent ainsi en précision, tout en restant confrontés à l'expérience des navigateurs.
Le développement du bateau ne repose pas uniquement sur les navigations. Gitana 18 dispose de son propre jumeau numérique, utilisé pour simuler le comportement des appendices, des structures et des différents réglages avant leur validation en mer.
Mais les ingénieurs insistent sur un point. Aussi performants soient ils, les modèles numériques ne reproduisent jamais parfaitement les conditions rencontrées au large. Les données issues des essais servent donc à corriger les simulations et à améliorer progressivement les modèles utilisés par le bureau d'études. Cette boucle permanente entre calcul et réalité constitue aujourd'hui l'un des fondements du développement des grands multicoques volants.
La vidéo ne masque pas les incidents rencontrés depuis la mise à l'eau. Une casse affectant un vérin de foil est notamment analysée en détail par les équipes techniques. L'origine du problème est rapidement identifiée, permettant de lancer la fabrication de nouvelles pièces avec le partenaire concerné et d'adapter le programme d'essais.
Cette transparence illustre le fonctionnement des projets de course au large actuels. Chaque incident devient une source d'informations destinée à fiabiliser progressivement le bateau avant les grandes échéances.
Au fil des images, la préparation de Gitana 18 apparaît comme un travail collectif où les compétences se croisent en permanence.
Architectes, spécialistes composites, voilerie, ingénieurs en simulation, experts en électronique, fournisseurs d'équipements et navigants confrontent quotidiennement leurs analyses afin de faire progresser le bateau.
La vidéo montre également les passerelles développées avec d'autres secteurs technologiques, notamment lors du salon VivaTech, où Gitana Team est venu présenter ses outils numériques et échanger avec des pilotes de Rafale de la Marine nationale autour des problématiques communes liées au pilotage, aux capteurs et à l'exploitation des données.
Plus qu'un simple carnet de bord, cette immersion rappelle que la performance d'un Ultim ne dépend pas uniquement de son dessin ou de la qualité de son équipage. Elle résulte d'un long travail d'optimisation, où chaque navigation permet de rapprocher un peu plus le bateau de son niveau de performance attendu pour les grandes courses océaniques.
La donnée complète désormais le ressenti des marins
L'un des aspects les plus intéressants de cette vidéo concerne l'utilisation des outils de mesure. Gitana Team s'appuie notamment sur un capteur LiDAR développé avec la société MDS afin de reconstituer en trois dimensions la forme des voiles pendant la navigation. Les données obtenues sont ensuite comparées aux modèles de conception réalisés avec North Sails.
Cette approche permet d'objectiver des réglages qui reposaient auparavant essentiellement sur le regard des régleurs et les sensations de l'équipage. Les choix techniques gagnent ainsi en précision, tout en restant confrontés à l'expérience des navigateurs.
Simulateur et essais en mer se complètent
Le développement du bateau ne repose pas uniquement sur les navigations. Gitana 18 dispose de son propre jumeau numérique, utilisé pour simuler le comportement des appendices, des structures et des différents réglages avant leur validation en mer.
Mais les ingénieurs insistent sur un point. Aussi performants soient ils, les modèles numériques ne reproduisent jamais parfaitement les conditions rencontrées au large. Les données issues des essais servent donc à corriger les simulations et à améliorer progressivement les modèles utilisés par le bureau d'études. Cette boucle permanente entre calcul et réalité constitue aujourd'hui l'un des fondements du développement des grands multicoques volants.
Les premières difficultés font partie du développement
La vidéo ne masque pas les incidents rencontrés depuis la mise à l'eau. Une casse affectant un vérin de foil est notamment analysée en détail par les équipes techniques. L'origine du problème est rapidement identifiée, permettant de lancer la fabrication de nouvelles pièces avec le partenaire concerné et d'adapter le programme d'essais.
Cette transparence illustre le fonctionnement des projets de course au large actuels. Chaque incident devient une source d'informations destinée à fiabiliser progressivement le bateau avant les grandes échéances.
Une équipe multidisciplinaire tournée vers la performance
Au fil des images, la préparation de Gitana 18 apparaît comme un travail collectif où les compétences se croisent en permanence.
Architectes, spécialistes composites, voilerie, ingénieurs en simulation, experts en électronique, fournisseurs d'équipements et navigants confrontent quotidiennement leurs analyses afin de faire progresser le bateau.
La vidéo montre également les passerelles développées avec d'autres secteurs technologiques, notamment lors du salon VivaTech, où Gitana Team est venu présenter ses outils numériques et échanger avec des pilotes de Rafale de la Marine nationale autour des problématiques communes liées au pilotage, aux capteurs et à l'exploitation des données.
Plus qu'un simple carnet de bord, cette immersion rappelle que la performance d'un Ultim ne dépend pas uniquement de son dessin ou de la qualité de son équipage. Elle résulte d'un long travail d'optimisation, où chaque navigation permet de rapprocher un peu plus le bateau de son niveau de performance attendu pour les grandes courses océaniques.