Mise à l'eau du Maxi Gitana 18, un Ultim qui devrait être prêt pour la Route du Rhum
Le nouveau Maxi Gitana 18 va toucher l'eau après plus de deux ans de chantier. À six mois de la Route du Rhum 2026, le trimaran entame une phase décisive de mise au point. Entre systèmes complexes et objectif de vitesse moyenne élevée, le programme s'annonce serré.
Le Maxi Gitana 18 a quitté son hangar pour rejoindre son élément. Derrière cette mise à l'eau, il y a un calendrier contraint, des choix architecturaux assumés et un défi sportif majeur, la Route du Rhum 2026.
Six mois. C'est le temps dont dispose l'équipe pour découvrir, régler et fiabiliser ce trimaran océanique avant le départ de la Route du Rhum 2026. Charles Caudrelier, skipper du projet, le résume ainsi : "On a une course très importante dans six mois. Six mois pour mettre au point un bateau comme ça, le découvrir, apprendre à s'en servir et le fiabiliser, c'est extrêmement court."
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Les marins le savent, un Ultim ne se dompte pas en ...
... quelques sorties. Le précédent Gitana 17 avait nécessité près de deux ans pour atteindre son plein potentiel en course. L'équipe dispose aujourd'hui d'un retour d'expérience sur les foilers océaniques, mais le saut technologique impose une nouvelle phase d'apprentissage.
Le nouveau Maxi Gitana 18 totalise 200000 heures de travail et 50000 heures d'études. Construit chez CDK Technologies, puis finalisé dans les bâtiments du team, il concentre une architecture de systèmes plus dense que celle de son prédécesseur. Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, évoque un cap franchi : "On a essayé de mettre les curseurs très haut. L'idée, c'est de passer une barrière."
Cette barrière est autant structurelle qu'électronique. Gestion des foils, contrôle d'assiette, hydraulique embarquée, électronique de puissance, chaque sous-système doit dialoguer sans latence. Plus un bateau vole haut et longtemps, plus les charges alternées augmentent sur les bras de liaison et la poutre avant.
La question revient souvent sur les pontons : combien ça marche ? Oui, le trimaran peut franchir les 50 nœuds en pointe. Mais ce n'est pas l'objectif prioritaire. Charles Caudrelier précise : "On demande souvent quelle est la vitesse maximum. Oui, on peut passer les 50 nœuds. Mais l'idée, c'est de faire plutôt des moyennes au-dessus de 40 nœuds."
En course océanique, la vitesse moyenne fait la différence. Tenir près de 40 nœuds dans une mer croisée de l'Atlantique Nord ou dans les trains de houle des mers du Sud, voilà l'enjeu.
Ce Maxi Gitana a été conçu avec une priorité, le large engagé. L'équipe l'a orienté vers les navigations océaniques et les mers du Sud, là où la mer se creuse et où les vitesses moyennes conditionnent le chrono. Cyril Dardashti le rappelle : "On l'a vraiment pensé pour le tour du monde et les mers du Sud. Il va prendre toute sa dimension quand la mer va se former."
La mise à l'eau du Maxi Gitana 18 s'inscrit aussi dans une histoire qui remonte à 1876. Cette année marque les 150 ans depuis la mise à l'eau du premier Gitana. Au-delà de la technique, le projet porte un héritage. "On véhicule une image de 150 ans d'histoire", souligne Cyril Dardashti.
Dans le monde des Ultim, où chaque plateforme représente un investissement lourd et un pari sportif, la pression est réelle. Mais l'équipe affiche une motivation intacte. Charles Caudrelier évoque l'état d'esprit du groupe, convaincu d'être prêt pour la Route du Rhum 2026.
Et maintenant ? Place aux essais, aux réglages et aux premiers milles. Le trimaran va toucher l'eau. Le large attend.
Des systèmes plus complexes à fiabiliser
Le nouveau Maxi Gitana 18 totalise 200000 heures de travail et 50000 heures d'études. Construit chez CDK Technologies, puis finalisé dans les bâtiments du team, il concentre une architecture de systèmes plus dense que celle de son prédécesseur. Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, évoque un cap franchi : "On a essayé de mettre les curseurs très haut. L'idée, c'est de passer une barrière."
Cette barrière est autant structurelle qu'électronique. Gestion des foils, contrôle d'assiette, hydraulique embarquée, électronique de puissance, chaque sous-système doit dialoguer sans latence. Plus un bateau vole haut et longtemps, plus les charges alternées augmentent sur les bras de liaison et la poutre avant.
Vitesse maximale ou vitesse moyenne, le vrai débat
La question revient souvent sur les pontons : combien ça marche ? Oui, le trimaran peut franchir les 50 nœuds en pointe. Mais ce n'est pas l'objectif prioritaire. Charles Caudrelier précise : "On demande souvent quelle est la vitesse maximum. Oui, on peut passer les 50 nœuds. Mais l'idée, c'est de faire plutôt des moyennes au-dessus de 40 nœuds."
En course océanique, la vitesse moyenne fait la différence. Tenir près de 40 nœuds dans une mer croisée de l'Atlantique Nord ou dans les trains de houle des mers du Sud, voilà l'enjeu.
Un trimaran pensé pour le tour du monde et les mers du Sud
Ce Maxi Gitana a été conçu avec une priorité, le large engagé. L'équipe l'a orienté vers les navigations océaniques et les mers du Sud, là où la mer se creuse et où les vitesses moyennes conditionnent le chrono. Cyril Dardashti le rappelle : "On l'a vraiment pensé pour le tour du monde et les mers du Sud. Il va prendre toute sa dimension quand la mer va se former."
150 ans d'histoire et une responsabilité sportive
La mise à l'eau du Maxi Gitana 18 s'inscrit aussi dans une histoire qui remonte à 1876. Cette année marque les 150 ans depuis la mise à l'eau du premier Gitana. Au-delà de la technique, le projet porte un héritage. "On véhicule une image de 150 ans d'histoire", souligne Cyril Dardashti.
Dans le monde des Ultim, où chaque plateforme représente un investissement lourd et un pari sportif, la pression est réelle. Mais l'équipe affiche une motivation intacte. Charles Caudrelier évoque l'état d'esprit du groupe, convaincu d'être prêt pour la Route du Rhum 2026.
Et maintenant ? Place aux essais, aux réglages et aux premiers milles. Le trimaran va toucher l'eau. Le large attend.