SuMoth Challenge 2026, des étudiants de l'ESTACA font voler un Moth éco conçu dès leur première part
En vol sur le lac de Garde
Pour sa première participation au SuMoth Challenge, l'équipe WAVE de l'ESTACA Laval a terminé à la 7e place sur 19 équipes. Les cinq étudiants ingénieurs ont conçu et construit un Moth à foils en privilégiant des matériaux à plus faible impact environnemental. Cette expérience sert désormais de base au développement d'un nouveau bateau attendu en 2027.
Faire voler un dériveur de 3,35 m conçu en grande partie avec des matériaux alternatifs représente déjà un défi technique. Réussir cet objectif lors d'une première participation à une compétition internationale en constitue un autre. C'est le résultat obtenu par l'équipe WAVE de l'ESTACA Laval au SuMoth Challenge 2026, organisé sur le lac de Garde, en Italie. Les étudiants terminent à la 7e place d'un plateau composé de 19 équipes venues du monde entier.
Une compétition où l'éco conception compte autant que la vitesse
Le SuMoth Challenge ne se résume pas à une régate entre dériveurs à foils. Les équipes sont évaluées sur l'ensemble de leur projet, depuis la conception jusqu'à la fabrication du bateau, sans oublier les performances sur l'eau.
Chaque ...
... matériau utilisé est associé à un coût environnemental à travers une monnaie fictive, les « SuMoth dollars ». Les choix de construction, la recyclabilité des composants et l'analyse du cycle de vie du bateau entrent ainsi dans le classement final. Une équipe n'a donc pas besoin de remporter toutes les manches pour figurer parmi les mieux classées.
Le support imposé est un Moth, un dériveur de 3,35 m équipé de foils capables de soulever entièrement la coque au dessus de l'eau. Une fois en vol, ces bateaux peuvent dépasser 25 nœuds sous la seule propulsion de leur voile.
Pour cette première campagne, les étudiants lavallois ont privilégié des solutions différentes des composites habituellement employés sur ce type de bateau. La coque est réalisée en sandwich de fibre de basalte avec des âmes en liège et en balsa, assemblées à l'aide d'une résine époxy biosourcée. Les wingbars, sur lesquelles prend appui le skipper, sont fabriquées en bambou Guadua.
Les foils ainsi qu'une partie de l'accastillage proviennent de composants réemployés. Le contrôle du vol repose sur un système mécanique, retenu pour sa simplicité de mise au point et sa facilité de maintenance pendant la compétition.
L'équipe a également limité la consommation de matière lors de la fabrication en utilisant un moule unique pour produire plusieurs éléments de la coque.
Au delà du classement final, l'objectif principal consistait à démontrer que le bateau était capable de voler dans des conditions de course. Mission accomplie sur le lac de Garde, où le Moth de l'ESTACA a disputé l'ensemble de la compétition et signé une quatrième place lors d'une manche disputée au cours de la deuxième journée.
Pour une équipe composée de cinq étudiants et engagée pour la première fois face à des concurrents plus expérimentés, ce résultat valide les choix techniques retenus tout au long du projet.
L'équipe WAVE considère cette première campagne comme une phase d'apprentissage. Les retours d'expérience recueillis lors de la conception, de la fabrication et des essais serviront directement au développement du prochain bateau.
Le projet 2027 prévoit notamment la conception et la fabrication des foils en interne, afin de maîtriser un élément essentiel des performances d'un Moth. Les étudiants souhaitent également développer une architecture entièrement nouvelle tout en poursuivant leurs recherches sur les matériaux alternatifs et les méthodes d'éco conception.
Avec cette première participation, l'équipe de l'ESTACA Laval montre que les matériaux biosourcés, les fibres naturelles ou minérales et le réemploi trouvent progressivement leur place dans les projets de voile légère à foils. Une démarche qui illustre les recherches actuellement menées autour des composites à plus faible impact environnemental, sans renoncer aux exigences de performance propres à ce type de support.
Le support imposé est un Moth, un dériveur de 3,35 m équipé de foils capables de soulever entièrement la coque au dessus de l'eau. Une fois en vol, ces bateaux peuvent dépasser 25 nœuds sous la seule propulsion de leur voile.
Des matériaux alternatifs au cœur du projet
Pour cette première campagne, les étudiants lavallois ont privilégié des solutions différentes des composites habituellement employés sur ce type de bateau. La coque est réalisée en sandwich de fibre de basalte avec des âmes en liège et en balsa, assemblées à l'aide d'une résine époxy biosourcée. Les wingbars, sur lesquelles prend appui le skipper, sont fabriquées en bambou Guadua.
Les foils ainsi qu'une partie de l'accastillage proviennent de composants réemployés. Le contrôle du vol repose sur un système mécanique, retenu pour sa simplicité de mise au point et sa facilité de maintenance pendant la compétition.
L'équipe a également limité la consommation de matière lors de la fabrication en utilisant un moule unique pour produire plusieurs éléments de la coque.
Une première participation récompensée
Au delà du classement final, l'objectif principal consistait à démontrer que le bateau était capable de voler dans des conditions de course. Mission accomplie sur le lac de Garde, où le Moth de l'ESTACA a disputé l'ensemble de la compétition et signé une quatrième place lors d'une manche disputée au cours de la deuxième journée.
Pour une équipe composée de cinq étudiants et engagée pour la première fois face à des concurrents plus expérimentés, ce résultat valide les choix techniques retenus tout au long du projet.
Cap sur une nouvelle génération de Moth
L'équipe WAVE considère cette première campagne comme une phase d'apprentissage. Les retours d'expérience recueillis lors de la conception, de la fabrication et des essais serviront directement au développement du prochain bateau.
Le projet 2027 prévoit notamment la conception et la fabrication des foils en interne, afin de maîtriser un élément essentiel des performances d'un Moth. Les étudiants souhaitent également développer une architecture entièrement nouvelle tout en poursuivant leurs recherches sur les matériaux alternatifs et les méthodes d'éco conception.
Avec cette première participation, l'équipe de l'ESTACA Laval montre que les matériaux biosourcés, les fibres naturelles ou minérales et le réemploi trouvent progressivement leur place dans les projets de voile légère à foils. Une démarche qui illustre les recherches actuellement menées autour des composites à plus faible impact environnemental, sans renoncer aux exigences de performance propres à ce type de support.