Après le Vision 444, le chantier sud-africain Vision Yachts prépare un modèle plus grand, proposé en trois ou quatre cabines. Le Vision 484 doit toucher l'eau en mars 2027, avec un prix annoncé à 1,5 million de dollars. Sa conception donne une place importante à l'autonomie et à la navigation en équipage réduit.
Un nouveau catamaran pour prendre le relais du Vision 444
Installé à Knysna, sur la côte sud de l'Afrique du Sud, Vision Yachts poursuit le développement de sa gamme avec le Vision 484. Le premier exemplaire doit être mis à l'eau en mars 2027, avant une présentation aux États-Unis au premier semestre, puis en Europe.

Le chantier, fondé en 2014, s'est fait connaître avec le Vision 444, élu meilleur catamaran de croisière de moins de 50 pieds lors des Boat of the Year 2024 du magazine américain Cruising World. Ce précédent modèle avait notamment retenu l'attention du jury pour son organisation adaptée aux longues navigations, son poste de navigation intérieur et l'accessibilité de ses installations techniques.
Le Vision 484 reprend cette orientation, mais sur une plateforme différente. Le chantier précise que les formes de coque, le plan de pont et les aménagements ont été redessinés. L'objectif n'est donc pas seulement d'ajouter quelques pieds au Vision 444, mais d'augmenter les volumes disponibles et les capacités d'emport tout en conservant un bateau manœuvrable par deux personnes.
Le nouveau modèle mesure 14,75 mètres de longueur hors tout pour 8 mètres de largeur, contre 7,60 mètres de bau pour le Vision 444. Cette augmentation de largeur contribue à dégager davantage d'espace dans les coques et le carré. Elle doit aussi être prise en compte pour les places de port, même si le programme affiché reste avant tout celui d'un catamaran destiné à naviguer.
Une garde sous nacelle d'un mètre pour limiter les chocs dans la mer
Parmi les évolutions annoncées, la hauteur de la nacelle au-dessus de l'eau retient particulièrement l'attention.
Sur le Vision 484, le chantier indique une garde sous nacelle de 1 ...
... mètre, contre 70 centimètres sur le Vision 444. Cette cote est importante sur un catamaran hauturier. Lorsque les vagues rencontrent la partie centrale reliant les deux coques, les impacts peuvent provoquer des bruits importants et dégrader le confort de l'équipage.
En augmentant cette hauteur, Vision Yachts cherche à réduire la fréquence de ces chocs. Le résultat dépendra toutefois également des formes de la nacelle, du chargement et des conditions de mer. Seul un essai permettra d'apprécier le comportement réel du bateau dans le clapot et dans une mer formée.
Le déplacement à vide annoncé est de 12,7 tonnes. Le déplacement maximal indiqué atteint 17 tonnes, soit une différence de 4,3 tonnes.
Cette capacité de charge constitue un point important pour le programme visé. Un catamaran qui part plusieurs mois en croisière embarque rapidement du matériel : annexe, moteur hors-bord, pièces de rechange, outils, voiles supplémentaires, avitaillement et équipements de production d'énergie. La question n'est pas uniquement de savoir combien le bateau peut transporter, mais comment sa ligne de flottaison et ses performances évoluent une fois chargé.
Le Vision 484 doit être construit par infusion de résine époxy sur une âme en mousse à cellules fermées, pour les coques, le pont et les cloisons structurelles.
Le chantier annonce également 18 compartiments étanches répartis dans chaque coque, sous les planchers. Cette compartimentation vise à limiter la propagation d'une entrée d'eau en cas d'avarie localisée.
À l'avant, chaque coque doit intégrer une zone d'absorption des chocs en deux étapes. Le principe consiste à prévoir une partie de structure susceptible de se déformer lors d'un impact afin de limiter les conséquences sur les volumes situés plus en arrière.
Le plan de voilure confirme l'orientation hauturière du projet. Le Vision 484 reçoit une grand-voile annoncée à 87,1 m² et un foc autovireur de 42,9 m², soit 130 m² de voilure au près dans cette configuration.
Le foc autovireur présente un intérêt évident pour un équipage réduit. Lors d'un virement de bord, il change de côté sans qu'il soit nécessaire de reprendre successivement les écoutes sur les winchs. Cette simplicité facilite les manœuvres répétées et réduit la charge de travail. Il sera possible d'utiliser un génois à recouvrement de 120 %, ainsi que différentes voiles de reaching et de portant.
Le bout-dehors doit pouvoir recevoir deux lignes d'amure. Cette disposition permet de préparer une seconde voile d'avant sans devoir systématiquement retourner à l'étrave entre deux changements de configuration. Le plan de pont est annoncé avec des cheminements dégagés, des panneaux affleurants et des manœuvres regroupées.
Le Vision 484 sera proposé en versions trois et quatre cabines.
La première privilégie une suite propriétaire et deux cabines pour les invités. La seconde augmente la capacité d'accueil, notamment pour les familles nombreuses ou les propriétaires naviguant régulièrement avec plusieurs couples.
Le chantier annonce une hauteur sous barrots de 2,10 mètres dans les coques et le carré, pouvant atteindre 2,20 mètres dans certaines zones.
L'augmentation des volumes profite également à la cuisine, aux rangements et aux espaces de travail. Une cabine avant doit notamment disposer d'un dressing accessible de plain-pied, tandis qu'une salle d'eau est réorganisée pour séparer la douche du reste des sanitaires.
Mais l'aménagement le plus intéressant pour le programme hauturier se trouve peut-être dans le carré. Le poste de navigation intérieur regroupe les écrans, les instruments et les commandes du pilote automatique. Vision Yachts souhaite en faire un espace polyvalent, utilisable aussi bien pour la veille que pour le travail à bord.
Sur une longue traversée, cette organisation permet de suivre la navigation depuis un endroit protégé, sans rester en permanence au poste de barre extérieur. Elle peut également convenir aux propriétaires qui travaillent à distance pendant leurs croisières.
L'autre particularité du Vision 484 concerne la maintenance. Le chantier prévoit un atelier dédié, ainsi que des accès directs aux moteurs et aux principaux systèmes. L'objectif est de permettre au propriétaire d'effectuer les opérations courantes sans devoir déposer une partie des aménagements intérieurs.
Sur un bateau destiné à naviguer loin des infrastructures portuaires, la possibilité d'identifier rapidement un composant, de l'atteindre et de le remplacer constitue un critère de choix à part entière.
Elle peut aussi influencer les coûts d'entretien. Un accès simple réduit généralement le temps nécessaire aux interventions, qu'elles soient réalisées par le propriétaire ou par un professionnel.
Cette approche ne dispense pas d'une installation soignée ni d'une documentation technique complète. Mais elle montre que le chantier cherche à intégrer les opérations de maintenance dès la conception, plutôt que de les traiter après l'aménagement des espaces de vie.
Le Vision 484 doit recevoir une installation photovoltaïque importante, associée à une architecture électrique destinée à alimenter les équipements de bord. Le catamaran sera équipé de 11 panneaux solaires : sept modules souples et circulables de 520 W intégrés au pont, complétés par quatre panneaux rigides de 475 W.
L'addition de ces puissances nominales donne 5,54 kWc, tandis que le chantier évoque une installation d'environ 5 kW. Cette différence devra être précisée lors de la présentation de la configuration définitive.
Une telle surface photovoltaïque peut contribuer à alimenter les équipements de navigation, les réfrigérateurs, les pompes et une partie des besoins de confort. Elle ne garantit cependant pas l'autonomie énergétique en toutes circonstances.
La motorisation standard annoncée comprend deux diesels Nanni de 50 ch. Une solution de propulsion hybride Integral e-Drive est également prévue en option.
Le constructeur évoque la possibilité de naviguer temporairement en propulsion électrique et de combiner différentes sources d'énergie. En l'absence de capacités de batteries détaillées, de courbes de consommation et de mesures en mer, il n'est pas encore possible d'en évaluer précisément l'autonomie ou l'intérêt énergétique sur une traversée.
Vision Yachts annonce un tarif de base de 1,5 million de dollars pour le Vision 484. Le chantier présente ce montant comme correspondant à un bateau disposant déjà de l'essentiel de l'équipement nécessaire pour prendre la mer. L'inventaire détaillé de série et les conditions commerciales devront néanmoins être examinés pour apprécier ce positionnement.
La première unité doit être mise à l'eau à Knysna en mars 2027. Une présentation américaine est ensuite prévue au premier semestre, avant l'arrivée du modèle en Europe.
Avec le Vision 484, Vision Yachts cherche à répondre à une demande précise : celle de navigateurs souhaitant disposer d'un catamaran habitable, capable d'emporter le matériel nécessaire à de longues croisières, tout en restant exploitable par un couple.
La garde sous nacelle, la compartimentation des coques, les accès techniques, le poste de navigation intérieur et l'organisation des manœuvres vont dans ce sens.
Il faudra attendre les premiers essais pour apprécier son comportement dans la mer, ses performances avec un chargement représentatif et la facilité réelle des manœuvres en équipage réduit.

En augmentant cette hauteur, Vision Yachts cherche à réduire la fréquence de ces chocs. Le résultat dépendra toutefois également des formes de la nacelle, du chargement et des conditions de mer. Seul un essai permettra d'apprécier le comportement réel du bateau dans le clapot et dans une mer formée.
Le déplacement à vide annoncé est de 12,7 tonnes. Le déplacement maximal indiqué atteint 17 tonnes, soit une différence de 4,3 tonnes.
Cette capacité de charge constitue un point important pour le programme visé. Un catamaran qui part plusieurs mois en croisière embarque rapidement du matériel : annexe, moteur hors-bord, pièces de rechange, outils, voiles supplémentaires, avitaillement et équipements de production d'énergie. La question n'est pas uniquement de savoir combien le bateau peut transporter, mais comment sa ligne de flottaison et ses performances évoluent une fois chargé.
Une construction époxy et des compartiments étanches dans les coques
Le Vision 484 doit être construit par infusion de résine époxy sur une âme en mousse à cellules fermées, pour les coques, le pont et les cloisons structurelles.

Le chantier annonce également 18 compartiments étanches répartis dans chaque coque, sous les planchers. Cette compartimentation vise à limiter la propagation d'une entrée d'eau en cas d'avarie localisée.
À l'avant, chaque coque doit intégrer une zone d'absorption des chocs en deux étapes. Le principe consiste à prévoir une partie de structure susceptible de se déformer lors d'un impact afin de limiter les conséquences sur les volumes situés plus en arrière.
Des manœuvres étudiées pour un équipage de deux personnes
Le plan de voilure confirme l'orientation hauturière du projet. Le Vision 484 reçoit une grand-voile annoncée à 87,1 m² et un foc autovireur de 42,9 m², soit 130 m² de voilure au près dans cette configuration.
Le foc autovireur présente un intérêt évident pour un équipage réduit. Lors d'un virement de bord, il change de côté sans qu'il soit nécessaire de reprendre successivement les écoutes sur les winchs. Cette simplicité facilite les manœuvres répétées et réduit la charge de travail. Il sera possible d'utiliser un génois à recouvrement de 120 %, ainsi que différentes voiles de reaching et de portant.

Le bout-dehors doit pouvoir recevoir deux lignes d'amure. Cette disposition permet de préparer une seconde voile d'avant sans devoir systématiquement retourner à l'étrave entre deux changements de configuration. Le plan de pont est annoncé avec des cheminements dégagés, des panneaux affleurants et des manœuvres regroupées.
Trois ou quatre cabines, avec une véritable station de navigation intérieure
Le Vision 484 sera proposé en versions trois et quatre cabines.
La première privilégie une suite propriétaire et deux cabines pour les invités. La seconde augmente la capacité d'accueil, notamment pour les familles nombreuses ou les propriétaires naviguant régulièrement avec plusieurs couples.
Le chantier annonce une hauteur sous barrots de 2,10 mètres dans les coques et le carré, pouvant atteindre 2,20 mètres dans certaines zones.

L'augmentation des volumes profite également à la cuisine, aux rangements et aux espaces de travail. Une cabine avant doit notamment disposer d'un dressing accessible de plain-pied, tandis qu'une salle d'eau est réorganisée pour séparer la douche du reste des sanitaires.
Mais l'aménagement le plus intéressant pour le programme hauturier se trouve peut-être dans le carré. Le poste de navigation intérieur regroupe les écrans, les instruments et les commandes du pilote automatique. Vision Yachts souhaite en faire un espace polyvalent, utilisable aussi bien pour la veille que pour le travail à bord.
Sur une longue traversée, cette organisation permet de suivre la navigation depuis un endroit protégé, sans rester en permanence au poste de barre extérieur. Elle peut également convenir aux propriétaires qui travaillent à distance pendant leurs croisières.
Un atelier embarqué pour intervenir sans démonter les aménagements
L'autre particularité du Vision 484 concerne la maintenance. Le chantier prévoit un atelier dédié, ainsi que des accès directs aux moteurs et aux principaux systèmes. L'objectif est de permettre au propriétaire d'effectuer les opérations courantes sans devoir déposer une partie des aménagements intérieurs.
Sur un bateau destiné à naviguer loin des infrastructures portuaires, la possibilité d'identifier rapidement un composant, de l'atteindre et de le remplacer constitue un critère de choix à part entière.
Elle peut aussi influencer les coûts d'entretien. Un accès simple réduit généralement le temps nécessaire aux interventions, qu'elles soient réalisées par le propriétaire ou par un professionnel.
Cette approche ne dispense pas d'une installation soignée ni d'une documentation technique complète. Mais elle montre que le chantier cherche à intégrer les opérations de maintenance dès la conception, plutôt que de les traiter après l'aménagement des espaces de vie.
Une installation solaire annoncée autour de 5 kW
Le Vision 484 doit recevoir une installation photovoltaïque importante, associée à une architecture électrique destinée à alimenter les équipements de bord. Le catamaran sera équipé de 11 panneaux solaires : sept modules souples et circulables de 520 W intégrés au pont, complétés par quatre panneaux rigides de 475 W.
L'addition de ces puissances nominales donne 5,54 kWc, tandis que le chantier évoque une installation d'environ 5 kW. Cette différence devra être précisée lors de la présentation de la configuration définitive.

Une telle surface photovoltaïque peut contribuer à alimenter les équipements de navigation, les réfrigérateurs, les pompes et une partie des besoins de confort. Elle ne garantit cependant pas l'autonomie énergétique en toutes circonstances.
La motorisation standard annoncée comprend deux diesels Nanni de 50 ch. Une solution de propulsion hybride Integral e-Drive est également prévue en option.
Le constructeur évoque la possibilité de naviguer temporairement en propulsion électrique et de combiner différentes sources d'énergie. En l'absence de capacités de batteries détaillées, de courbes de consommation et de mesures en mer, il n'est pas encore possible d'en évaluer précisément l'autonomie ou l'intérêt énergétique sur une traversée.
Un prix de départ annoncé à 1,5 million de dollars
Vision Yachts annonce un tarif de base de 1,5 million de dollars pour le Vision 484. Le chantier présente ce montant comme correspondant à un bateau disposant déjà de l'essentiel de l'équipement nécessaire pour prendre la mer. L'inventaire détaillé de série et les conditions commerciales devront néanmoins être examinés pour apprécier ce positionnement.
La première unité doit être mise à l'eau à Knysna en mars 2027. Une présentation américaine est ensuite prévue au premier semestre, avant l'arrivée du modèle en Europe.
Un programme hauturier dont les choix techniques restent à éprouver
Avec le Vision 484, Vision Yachts cherche à répondre à une demande précise : celle de navigateurs souhaitant disposer d'un catamaran habitable, capable d'emporter le matériel nécessaire à de longues croisières, tout en restant exploitable par un couple.
La garde sous nacelle, la compartimentation des coques, les accès techniques, le poste de navigation intérieur et l'organisation des manœuvres vont dans ce sens.
Il faudra attendre les premiers essais pour apprécier son comportement dans la mer, ses performances avec un chargement représentatif et la facilité réelle des manœuvres en équipage réduit.

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