Carac-Advanced Energies, complète le podium de la Transat Jacques Vabre en Class40

Louis Duc et Christophe Lebas © Jean-Marie Liot / DPPI / TJV2015

Carac-Advanced Energies est le troisième Class40 a franchir la ligne d'arrivée brésilienne. Louis Duc et Christophe Lebas sont arrivés le vendredi 20 novembre à 10 h 59 min 52 s (heure française). Ils auront mis 25 jours 21 heures 29 minutes 52 secondes, réalisant 5 967 milles sur l'eau à la vitesse moyenne de 9,60 nœuds, à 1 j 13 h 19' 43'' du premier.

Quelle belle troisième place pour les deux marins qui avaient pour monture un Akilaria de 2008, car le potentiel vitesse n'est pas le même sur que sur les derniers-nés. Dès la sortie, de la Manche, Carac-Advanced Energies suit le rythme élevé imposé par un vent de sud-est puissant. Et trois dépressions plus loin, le duo est encore au contact avec les plans Verdier (Le Conservateur) et Manuard (VandB)…

Le bord dans la brise au reaching au large de Lisbonne crée encore plus de décalage qu'entre Le Conservateur et VandB, mais le "vieux" Class40 tient le choc en ne perdant que quelques dizaines de milles sur son prédécesseur. Même lorsqu'il fallut glisser dans des alizés modérés vers le Cap Vert : Solidaires en peloton-ARSEP faisant une escale technique à Mindelo et VandB un pit-stop sous Sao Antao, Carac-Advanced Energies arrive dans la Zone de Convergence Inter Tropicale au contact avec Bestaven-Brasseur et Sorel-Manuard !

Mais le potentiel n'est pas au rendez-vous lorsqu'il faut débrider dans les alizés de sud-est vers Fernando de Noronha : encore des milles perdus et deux poursuivants qui grappillent… Mais les deux hommes continuent de suivre leur trajectoire et grâce à leur bonne anticipation du front orageux du cap Frio, Louis Duc et Christophe Lebas se repositionnent pour une troisième place, même si Solidaires en Peloton Aserp n'est qu'à 150 milles derrière. 

Dans nos plus beaux rêves, on espérait finir dans les cinq premiers, ce qui signifiait tout de même mettre plusieurs bateaux de dernière génération derrière nous ! Pas évident. Donc, monter sur le podium, c'est top ! On en est là aussi parce qu'il y a eu beaucoup de casse chez les favoris, il ne faut pas se leurrer. Alors nous on a cassé des trucs, mais on a réussi à bricoler à bord… Et puis les conditions météorologiques n'ont pas toujours été défavorables à Carac-Advanced Energies. Il y a deux ans, il y avait eu beaucoup de portant dans la brise, autant cette fois c'était plus diversifié : il y a eu la possibilité de faire de petits coups… Mais on a fait pas mal d'ateliers couture !" a expliqué Louis Duc à son arrivée au Brésil.

"On a joué le rôle de perturbateur, mais on a eu aussi la "chance" que Solidaires s'arrête à Mindelo. Parce que les derniers prototypes sont nettement plus à l'aise que nous au débridé-travers. Et il y en a eu ! Je n'étais jamais descendu aussi Sud, mais à part cette nuit où c'était n'importe quoi côté météo avec tous les secteurs de vent de zéro à vingt-cinq nœuds, c'était un bon parcours. Et depuis Salvador de Bahia, on n'avait plus vraiment de pression vu notre avance sur nos poursuivants. Sauf qu'il ne restait plus grand-chose à manger…" a détaillé Christophe Lebas.

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