Le Commandant l'Herminier, autorisé à arborer le Jolly Roger !

Le Jolly Roger

L'aviso le Commandant l'Herminier de la Marine Nationale est un des rares bateaux français à pouvoir arborer le pavillon pirate ou Jolly Roger. Mais pourquoi ?

Le navire de la marine nationale, un aviso (classe de petite corvette à vocation anti-sous-marine et anti navires) appelé Commandant l'Herminier (F791), est le seul navire de la Marine Nationale (encore en activité) à pouvoir arborer le fameux "pavillon pirate", pourtant interdit aux plaisanciers. 

Le seul autre navire français à pouvoir hisser le pavillon noir était le sous-marin Casabianca. Ce dernier avait participé à la libération de la Corse sous les ordres du capitaine Jean L'Herminier. En récompense de son acte d'héroïsme pendant la Seconde Guerre Mondiale, il reçut le Jolly Roger des mains du capitaine Fawkes, commandant de la huitième flottille des sous-marins britanniques. C'est donc en hommage au Capitaine Jean L'Herminier, dont il porte le nom, que le Commandant l'Herminier (F791) a le droit d'hisser le pavillon noir.

À l'époque de la Première Guerre Mondiale, et la tradition perdure toujours aujourd'hui, les sous-marins anglais arboraient le pavillon pirate lorsqu'ils avaient réussi leur mission.

Le Commandant l'Herminier, un bâtiment de 80m basé à Brest a été mis en service le 19 janvier 1986. Mené par Audrey Boutteville – une des huit femmes commandantes de navire de la Marine Nationale – il est spécialisé dans la lutte anti-sous-marine. Son retrait du service actif est prévu en 2018.

Ce pavillon de couleur noir représentant un crâne blanc et deux tibias croisés (ou deux sabres) est celui des pirates. Il serait apparu pour la première fois en 1700 au large de Santiago de Cuba, utilisé par un pirate français du nom de Emmanuel Wynne.

Caractéristiques

  • Longueur : 80,50 mètres
  • Largeur : 10,30 mètres
  • Tirant d'eau : 5,60 mètres
  • Tirant d'air : 26 mètres 
  • Vitesse maximale : 24 nœuds
  • Distance franchissable à 15 nœuds : 4 500 nautiques
  • Déplacement : 1 100 tonnes et 1 250 tonnes à pleine charge
  • Autonomie : 15 jours

Équipage

  • 7 officiers
  • 58 officiers mariniers
  • 24 quartiers-maitres et matelots
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Jean-Louis Barbedienne 24 Mars 2016
Je ne pensais pas que ce pavillon avait pu être porté par les corsaires.
Bernie Gequi 25 Mars 2016
Encore une bonne anecdote!
Jacques Taglang 26 Mars 2016
Mon père fit toute la campagne du Casabianca depuis l'échappé du sabordage de la flotte à Toulon en 1942 jusqu'à la fin en 1945... J'ai un petit drapeau souvenir que mon père avait gardé de cette fabuleuse période...
Vuclerc Ella 08 Janvier 2017
Chronique familiale Famille DELPIERRE PACIFICO UN CAPITAINE '' DE CORSAIRE EST UN SOLDAT DE LA MER, un homme courageux, intrépide et de sang froid. C'est aussi un fin manœuvrier ayant une très grande connaissance et maîtrise de la navigation à voile, même les ennemis reconnaissent leurs qualités. La Course était réglementée par un Tribunal des Conservateurs de la Paix. Indispensable : la lettre de marque était le document officiel qui leur est délivré par les autorités gouvernementales permettant légalement de courir sus à l'ennemi. Dans cette lettre sont énumérés les droits et les devoirs, de distinguer le "Corsaire" du Pirate. C'est en effet grâce à elle , que les hommes d'équipage, si le hasard d'un combat malheureux les fait tomber à la merci de l'ennemi, ce qui arrivait plus souvent que l'on pense, un tel document les transforme légalement en Soldat "Corsaire de L’empire", et cela évitait le risque d'être pendu haut et court aux vergues de leur "navire", sort réservé aux pirates, forbans et gens du même acabit. Le "capitaine" est toujours le seul titulaire de la lettre de marque, elle est valable pour une période de 3 à 6 mois, sauf cas exceptionnels. L'équipage d'un "navire corsaire" nécessitait toujours un nombre de marins plus important que sur les "navires" de commerce car il fallait prévoir des effectifs suffisamment nombreux, non seulement pour l’exécution rapide des manœuvres, mais également pour assurer le commandement des prises éventuelles et leur conduite à bon port. Il se trouvait ainsi assez fréquemment que des petits bâtiments pouvaient être surchargés. Ces hommes sont des volontaires disciplinés qui font preuve d'une audace et d'une habileté admirables. Leur tactique se plie aux circonstances mais l'abordage, conforme aux vieilles traditions de la marine française, est encore le moyen qu'ils préfèrent, ce qui les caractérise c'est le dynamisme, l'audace, la rapidité, la ruse, le courage et la rage de vaincre qui animent et dominent tout l'équipage du capitaine au simple gabier. Les canons sont destinés à la protection du "corsaire" en cas de chasse par les "frégates" ennemis. Ils sont concentrés essentiellement vers l'arrière, ils sont peu utilisés pour les prises. On tient en effet à sauvegarder les vaisseaux attaqués, que l'on cherche à ramener intacts et non à couler. La taille du "lougre-corsaire" est variable généralement de 16 à plus de 20 mètres pour un équipage de 60 a 80 hommes , l'armement type sera de : 14/16 canons et de 76 boulets, 10 boîtes de mitraille, 40 fusils, 15 paires de pistolets et 120 livres de balles, 7 espingoles et 30 sabres d'abordage (dits réglementaires, ils étaient gravés d'une ancre de marine sur la lame). Tout ceci montre à l’évidence que les "Corsaires" étaient des hommes aux mœurs rudes sans doute mais faisant partie de cette véritable aristocratie naturelle, détentrice de la science et des secrets de la "navigation à voile". Ils surent mettre ces qualités au service du pays.' Natif de Boulogne sur Mer, Nombre de mes ancêtres étaient corsaires du Roi puis de L'Empereur. Toute la côte du détroit du PdC était vouée à la pêche en mer qui se transformait rapidement en corsaire dès que des navires marchands étaient annoncés.

Marine Nationale
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