Volvo Ocean Race 2017 : Une 3e étape capitale

Départ de la 3e étape de la Volvo Ocean Race

La 3e étape de la Volvo Ocean Race a été lancée ce dimanche 10 décembre 2017. Une étape longue de 6 500 milles en direction de Melbourne d'une importance capitale puisque les points comptent double. Le temps de l'escale sur place étant également réduit, tout comme les moyens techniques, cette étape devra se négocier le plus rapidement et sans casse pour pouvoir repartir au mieux.

Un départ idéal

Après la victoire de Dongfeng Race Team sur l'In-Port du Cap ce vendredi 8 décembre 2017, la flotte de la Volvo Ocean Race continue son périple autour du globe. Les sept équipages sont repartis ce dimanche 10 décembre du Cap (Afrique du Sud) pour une étape longue de 6 500 milles à destination de Melbourne. Une étape importante puisqu'elle compte double ! Pour cette 3e étape, ils sont 63 marins (9 sur 5 bateaux, 10 sur Turn the Tide on Plastic, 8 sur Sun Hung Kai/Scallywag) et 7 "on-board reporters" du Cap à Melbourne.

Le départ du Cap s'est déroulé dans des conditions idéales avec 25 nœuds de vent, comme l'In-Port deux jours avant. C'est Team Brunel qui a passé la ligne le premier. Après le premier bord de reaching dans 25 nœuds de sud-sud-est, Dongfeng Race Team a franchissait en tête la première marque du parcours préliminaire avec 16 et 21 secondes d'avance sur MAPFRE et Team Brunel, suivis par Vestas 11th Hour Racing, Team Sun Hung Kai/Scallywag, AkzoNobel et Turn the Tide on Plastic.

L'équipage de Charles Caudrelier a conservé son avantage jusqu'au terme de ce petit parcours avant d'être dépassé par MAPFRE, le premierà déployer son J0, nouvelle grande voile d'avant sur cette édition de la Volvo Ocean Race. Encore une fois, les deux concurrents et favoris de cette édition 2017/2018 se sont livré un duel.

Une étape importante

Cette étape entre Le Cap et Melbourne fait partie des 3 étapes de la course à compter pour double (avec Auckland-Itajai et Newport-Cardiff). Le temps d'étape sera également réduit (de 4 à 6 jours selon la date d'arrivée en Australie) et les équipes techniques seront limitées dans leurs interventions sur le bateau.

Les skippers devront donc à la fois aller vite pour arriver rapidement à Melbourne et engranger le maximum de points. Mais à la fois ménager leur monture pour ne pas se retrouver sans possibilités d'interventions. D'autant plus que l'étape 4 sera elle aussi longue, avec 6000 milles en direction de Hong-Kong.

"Pour finir premier, il faut d'abord finir, explique Charlie Enright, skipper de Vestas 11th Hour Racing, deuxième au classement général après les deux premières étapes. Nous avons beaucoup d'expérience sur notre bateau, et nous allons avoir besoin de nous fier à cette expérience dans le Grand Sud : il n'est pas seulement question de points, mais aussi de l'état dans lequel tu arrives à Melbourne, c'est très important de ne rien casser dans les conditions musclées qui nous attendent."

Dee Caffari, Turn the Tide on Plastic, ajoute : "Il va falloir faire la balance entre pousser le bateau et faire en sorte qu'il arrive en un seul morceau."

Des conditions musclées

L'océan Indien est connu pour sa réputation "casse-bateaux", avec ses températures polaires et ses grosses dépressions venues de l'Ouest. Les conditions annoncées en début de course s'avèrent d'ailleurs particulièrement soutenues, avec d'ailleurs une descente plein sud dans un vent tonique d'est-sud-est. L'objectif étant d'ailleurs d'aller chercher la première dépression d'ouest qui pourrait générer des vents de l'ordre de 50 nœuds et une mer de 7 à 11 mètres.

Des conditions connues pour certains habitués de la Volvo Ocean Race, mais découverts par certains bizuths.

"C'est la première fois pour moi, j'ai hâte de vivre ça, mais en en tant que n° 1 à bord, je sais que je vais être souvent très mouillé ! J'ai pas mal échangé avec Charles (Caudrelier) et Stu (Bannatyne) qui ont de l'expérience, pour faire en sorte que ce soit le plus "safe" possible pour moi", explique ainsi Jack Boutell qui, sur Dongfeng Race Team, partagera ce rôle de n° 1 avec Kevin Escoffier.

Ce dernier conclut, à propos de cette première étape du Grand Sud : "C'est pratiquement une étape coefficient 3 au final. Selon le temps qu'on va mettre pour arriver à Melbourne, on aura entre 4 et 5 jours de repos — ce qui est très court sur ce type de course… tu ne repars pas en ayant récupéré à 100 %. Faire un mauvais résultat à Melbourne prendrait aussi de l'énergie psychologique, donc c'est vraiment une étape qu'il faut prendre par le bon bout."

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