SailGP à Marseille, nous avons suivi les entrainements !

© Maxime Leriche

À l’occasion de la finale des SAILGP2019, qui aura lieu à Marseille du 20 au 22 septembre 2019, nous avons pu suivre pendant une journée le quotidien de l’équipe de France sur leur base de la cité phocéenne. SailGP est un circuit composé de six régates internationales courues sur les catamarans à foils monotypes les plus rapides du monde : les F50. L’enjeu de cette finale est de taille : 1 million de dollars seront remis au vainqueur !

Un F50 comment ça marche ?

L'équipage d'un F50 est composé de six personnes. Pour la France, le barreur, Billy Besson, détendu et humain, reste ultra déterminé : "Nous sommes ici pour tout donner et offrir un beau spectacle au public marseillais !"Marie Riou, seule femme du circuit, quintuple championne du monde de Nacra 17 avec Billy, est Flight controller. Elle gère le réglage et l’incidence des plans porteurs du F50.

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Propulsé par une aile rigide qui culmine à 24 m et juché sur ses foils, le F50 est un condensé des technologies les plus avancées en matière de navigation à la voile. "Pour aller vite, il faut de l’instabilité", nous explique le wincheur Olivier Herledant. "Tous les réglages sont constamment modifiés. Barre, foils et aile sont toujours en mouvements, il n’y a jamais rien de figé. C’est vraiment un équilibre instable"

Au milieu de toute cette technologie de haut vol, avec surprise on retrouve un accessoire commun à tous les voiliers : les penons."Ils permettent de voir l’écoulement, comme sur une voile classique. Ils offrent un feedback qu’une aile rigide ne donne pas, car elle ne faseye jamais", nous explique David, développeur au sein de Team France.

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Entrainement au sec

Afin de se préparer au mieux à des compétitions très engagées, toute l’équipe pratique le "Dry sailing" en complément des entrainements sur l’eau. Le bateau est au sec, mais l’équipage s’y entraîne à la manœuvre, sous l’œil avisé d’une partie du staff.

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L’équipe navigante est secondée par le staf technique, qui bichonne et prépare le F50 tricolore. Olivier, spécialiste en composite, nous décrit ces fameux foils, objet de toutes les attentions : "L’âme des foils est en titane, recouvert d’un shape composé de plusieurs couches de film de carbone". Dans un souci de monotypie, c'est l’organisateur SailGP, qui choisit le modèle de board [ndlr : foil] en fonction des conditions météo. Il existe deux modèles, "light air" ou "gros temps".

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Le privilège de les voir naviguer de près

C’est l’heure du départ. Il faut plus d’une heure pour gréer et connecter l’aile à la plate-forme. En raison de la puissance qu’elle développe, le grutage avec une aile rigide est une manœuvre très délicate.

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Aujourd'hui c'est journée d'entrainement en binôme avec Team China. Les virements et empannages s’enchainent. L’objectif est de conserver le bateau en vol pendant ces phases transitoires. La vitesse des F50 impose une attention de tous les instants pour les bateaux accompagnateurs, comme nous l’explique Jérôme, l’expérimenté pilote de notre rib : "Par 9 nœuds de vent, la vitesse des F 50 dépasse facilement les 30 nœuds. À Cowes, Team GBR a été le premier à dépasser les 50 nœuds. Une équipe de sécurité composée d’anciens commandos se tient prête à intervenir à tous les instants si jamais un accident arrive."

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Rendez-vous ce week-end à Marseille pour soutenir la Team France !

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