Record de vitesse à la voile pour Ian Lipinski sur le Class40 Crédit Mutuel

Cela fait plusieurs jours que Ian Lipinski et son co-skipper Adrien Hardy mènent la flotte des Class40 de la Transat Jacques Vabre 2019. On n'arrête plus le scow des deux skippers, à tel point qu'ils viennent de battre le record des 24 h avec plus de 415 milles (768 km) au compteur.

Dès le départ, Ian Lipinski et son coskipper Adrien Hardy avaient choisi une route très nord, les éloignant sensiblement du reste de la flotte. Mais après un virement sud, les marins du Class40 Crédit Mutuel ont rapidement fondu vers le sud, allant jusqu'à se placer en première position. Une première place qu'ils conservent depuis plusieurs jours.

Ce mardi 5 novembre, grâce à des conditions météo favorables, ils ont d'ailleurs réussi à battre le record de vitesse des Class40 avec 415 milles engloutis en 24 h ! Soit une vitesse moyenne de 17,29 nœuds ! Ça dépote sur Crédit Mutuel. Le dernier record en date de 2017 était celui de Maxime Sorel qui avait parcouru 377,7 milles en 24 h. Le duo améliore donc ce record de plus de 37 milles.

" Ça va assez vite ! Nous avons même un peu hâte que ça ralentisse, mais on est super contents. Le bateau avance tout seul, on a trouvé la bonne voilure… On se déplace à quatre pattes, ça bouge beaucoup, on essaie de ne pas se blesser. Ça mouille un peu sur le pont, mais je pense que ça n'a rien à voir avec les copains de derrière. Chacun barre une heure par jour seulement, c'est la première fois que l'on barrait depuis longtemps d'ailleurs…", expliquait Ian Lipinski, skipper du Class40 Crédit Mutuel, à la vacation course de ce matin.

© Breschi

Ce mercredi 6 novembre, Ian et Adrien ont une avance de plus de 80 milles sur leur poursuivant direct, Leyton (Delahaye/Goodchild) et s'apprête à doubler l'archipel du Cap-Vert. Les concurrents bénéficient toujours d’un flux d’alizé soutenu de plus de 20 nœuds leur permettant de flirter avec des vitesses moyennes de plus de 15 nœuds. À ce rythme, ils devraient entrer la nuit prochaine dans le fameux Pot au Noir. Ce qui risque de considérablement rapprocher la flotte.

" Je suis assez satisfait du rythme qu’ils imposent à la course et très heureux qu’ils n’aient eu aucun souci technique. Nous sommes encore en phase de découverte du potentiel du bateau et il faut avouer que leurs vitesses sont assez impressionnantes depuis trois jours. Le bateau est manifestement polyvalent : c’est une réussite en soi. L’ergonomie à l’air également très bonne au vu des sourires de ses pilotes ! Et ça, c’est un gros atout performance !", souligne Sébastien Picault, directeur technique.

Le projet lancé il y a an, Ian n'avait mis à l'eau son bateau que quelques mois avant le départ de la Transat Jacques Vabre. Tout est donc allé très vite et la mise au point de ce prototype s’est faite en mode accéléré. Pourtant, jusqu'ici "tous les indicateurs sont au vert", sourit David Raison, l'architecte de ce Max40.

© Breschi

"J'ai vite senti que ce bateau était bien né, aussi bien en termes de comportement que de performances. Mais c’était un sacré défi… Être au départ avec un bateau prêt était déjà une victoire, leur début de course est excellent. Ils naviguent extrêmement bien, leur trajectoire est vraiment propre. Même au près (allure contre le vent et la houle où les bateaux ont en général tendance à cogner dans chaque vague, NDLR), le bateau est assez confort. Il a un beau potentiel dans le médium et la brise. Lorsque Ian et Adrien ont recroisé avec les autres concurrents, on a pu voir que les performances avec les autres bateaux récents étaient proches. Et, depuis trois jours, depuis qu’ils sont à des allures portantes, ça joue un peu à l’élastique, mais globalement, ils sont plus rapides. Je ne suis pas vraiment inquiet pour le Pot au Noir, le bateau e st polyvalent et à l’aise dans les transitions. Il faudra être attentif à l’équipage suisse, ils sont rapides."

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