Des manœuvres automatisées


Le gréement de sloop bien dimensionné peut se transformer en cotre en ajoutant une trinquette autovireuse en option. Les voiles de portant sont amurées sur un bout-dehors. Malgré toutes ces voiles, le plan de manœuvre est simple. En dehors du spinnaker ou du gennaker, tout se fait sans bouger du cockpit depuis la console noire qui regroupe les commandes des enrouleurs électriques de grand-voile et de voiles d'avant. Ce tableau commande aussi les winchs d'écoutes qui sont réversibles en option et permettent de choquer d'un doigt pour abattre. C'est un voilier complètement automatisé et nous avons hâte de naviguer pour voir si tout fonctionne bien en mer.
La voile presse-bouton

Sortie du port de Hyères, il ne suffit que de deux doigts pour dérouler grand-voile et génois en à peine quelques secondes. D'une main, on actionne le déroulement et de l'autre l'embraque en ayant pris soin de tourner quand même les écoutes sur les winchs au préalable. Nous prenons notre cap pour aller virer l'île du Grand Ribau, ce qui nous donnera l'occasion de naviguer sous toutes les allures. Au près, à 7 nœuds, la barre est douce, le contrôle procuré par les bisafrans est sécurisant et les petits changements d'allures plus ou moins près du vent sont ponctués en appuyant sur les boutons pour adapter le réglage. Seule une attention particulière est nécessaire au moment de choquer, car une coque peut se former en amont du winch et bloquer l'écoute dans le self tailing.

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