Pourquoi avoir plus d'espace et ne pas bien avancer sous voiles ? Pourquoi bien glisser sur les flots et devoir se priver de place et de confort ? C'est l'équation que tente de résoudre Bénéteau avec sa gamme Océanis qui ne se contente plus d'être seulement un bonheur domestique sur l'eau, mais veut aussi donner du plaisir à la barre. La moyenne inscrite sur le journal de bord et quelques départs au planning, pourquoi pas participer à une régate, comptent autant que la réserve de froid ou le micro-onde. Créer un "croisière-course" en quelque sorte.
Le U et le V de la carène

Depuis deux ou trois décennies, les entrées d'eau des carènes n'ont pas cessé de voir leur V se transformer petit à petit en U. D'un passage dans la vague plus souple au près, on est arrivé à un franchissement générant des chocs plus durs, mais permettant grâce à la plus grande largeur, de surfer plus vite et d'octroyer beaucoup plus de volume habitable. Après Pascal Conq pour le 46.1 et le 30.1, l'équation cornélienne est confiée à Marc Lombard pour ce nouveau modèle et le résultat est surprenant. Sur le premier tiers de longueur, une étrave en V assez fine au niveau de la flottaison est surmontée par des flancs tulipés, allant jusqu'à un redan beaucoup plus large à 30-40 cm de la surface, et se prolongeant en un bouchain vif s'atténuant sur les autres deux tiers jusqu'à la poupe. Les avantages de la carène en V et aussi ceux de celle en U, l'une éliminant les défauts de l'autre et vis et versa, c'est très prometteur, et on n'a hâte de découvrir ce dessin sur l'eau.

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