Redman vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2021 en Class40

© Jean-Marie Liot / Alea

Avec une arrivée ce lundi 29 novembre à 12 h 30 (heure de métropole), le duo du bateau bleu s'offre la première place en Class40 sur la Transat Jacques Vabre 2021.

Vainqueurs en Class40 sur un bateau neuf

Ce lundi 29 novembre 2021, Redman a franchi la ligne de la Transat Jacques Vabre en vainqueur de la catégorie Class40. Arrivés à 12 h 30 (heure de la métropole), Antoine Carpentier et Pablo Santurde Del Arco auront mis 21 jours 22 heures 33 minutes et 30 secondes pour parcourir les 4 600 milles théoriques de leur parcours (en réalité 5502,96 milles) à la vitesse moyenne de 10,45 nœuds.

Des débuts de course difficiles

Le binôme était l'un des grands favoris de sa catégorie, ayant de nombreux milles à leur compteur en Class40. Il avait dans leur viseur la victoire à leur départ du Havre, et c'est ce qu'ils ont été chercher tout au long de cette longue navigation. Situés en milieu de peloton au début de la course – enchainant les virements dans du vent faible – ils ont repris la tête de la course au passage des îles Canaries. Avec une légère avance suite à une avantageuse option de passage près de Ténérife, ils ont par la suite maintenu leur première place tout au long de la transatlantique.

Arrivée du Class40 Redman en Martinique
Arrivée du Class40 Redman en Martinique

Les premiers mots du skipper

Antoine Carpentier : " C'était incroyable. Nous étions bien partis après un bon départ, puis nous n'avons pas voulu prendre trop de risques la première nuit le long de Cherbourg, ça nous a coûté très cher. Nous avons cravaché pour revenir dans le match. Nous avons réussi le long du Portugal. Ensuite, nous n'avons fait que maîtriser le sujet au niveau du marquage sur les concurrents.

Pour une victoire, il faut un petit peu de réussite. Nous avons stressé jusqu'au Diamant, car nous voyions les Suisses se rapprocher et le vent revenir par derrière. Il y a toujours un élément que nous ne maîtrisons pas, la météo, et c'est vrai que pour obtenir une victoire, il faut avoir un petit coup de pouce du destin, c'est-à-dire la météo qui va bien, ce que nous avons eu sur cette transat. Nous avons eu une météo pour nos bateaux, pour nos voiles, tout s'est bien enchaîné. J'ai envie de reprendre les mots de Gilles (Lamiré) d'il y a deux ans, "c'était comme dans un livre". Je m'étais équipé du meilleur aussi, je suis très content d'avoir fait cela avec Pablo.

J'aime bien le double, mais je crois que j'ai une bonne étoile sur cette course. Il y avait vraiment de très bons marins sur cette course, une flotte assez homogène sur les dix premiers bateaux. Nous avons un super projet, amical, familial, humain. Je suis très chanceux.

Nous avons dû barrer 80 % du temps. D'une part pour la performance quand la mer était hachée, mais aussi, car nous n'avions pas beaucoup d'énergie à bord et le pilote automatique est très énergivore."

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