Mon bateau d'occas' / Melody : "Le choix d'un voilier abordable et ultra-fiable"
En 2020, François rachète un Mélody de chez Jeanneau. Le choix d'un bateau fiable et pas trop cher, qu'il ne regrette pas. Il nous en détaille les caractéristiques, avantages et maigres inconvénients.
Son premier bateau, un Flirt, François l'a acheté avec 2 amis. Après 3 ans de navigation commune, la vie les sépare et François doit se décider à trouver un autre voilier, comme nous le raconte le Charentais. "Je me suis initié à la voile sur le Flirt. C'était notre bateau-école, mais l'un des amis est parti faire ses études en Bretagne, et l'autre faire le tour du monde à la voile. Il fallait s'en séparer. Nous avions l'objectif avec mon père de nous trouver un bateau ensemble pour préparer sa retraite. C'était le moment."
Le père et le fils se fixent un cahier des charges en 2 points : un budget maximal de 15 000€ abordable à 2 et une taille de 10 mètres.
Melody sur le terre-plein
L'opportunité du Mélody
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... François tombe sur un Mélody de chez Jeanneau, annoncé à 16 000€. Le monocoque de 10,25 mètres, sur terre-plein à Mortagne sur Gironde, n'est pas trop loin de Cognac, son lieu de résidence. Il va donc le voir une première fois et rencontre le propriétaire de 75 ans, qui lui concède que le voilier n'a pas beaucoup navigué ces dernières années.
Peu expérimenté, François fait appel à un ami en formation d'expertise marine qui revient avec lui. Pour lui, le bateau est intéressant et négociable, car il y a des travaux à faire : le safran est à refaire, les assises de cockpit également, tout comme l'électronique qui est à changer. En revanche, le génois est presque neuf et la grand-voile en bon état. Le moteur a été refait et n'a que 80 heures de fonctionnement.
François achète finalement le bateau pour 12 000€. Il réinjectera pour quelques milliers d'euros dans le bateau pour refaire lui-même un safran, changer le bois des assises de cockpit, les aériens, mais aussi repeindre l'intérieur du carré et lui donner un coup de jeune.
Le Mélody, dessiné par l'architecte André Mauric a été construit par le chantier Jeanneau entre 1976 et 1982, avec un certain succès, puisque 607 exemplaires ont touché l'eau. Le voilier destiné à la course-croisière affiche un grand tirant d'eau de 1,90 mètre et 2 900 kilos de lest. Avec 75 m2 de voilure au près, dont seulement 25 m2 de grand-voile, il affiche un équilibre typique de son époque.
Du côté des aménagements, le lit breton à l'avant peut accueillir deux équipiers, tout comme la cabine arrière sur tribord. Avec le carré et ses 4 couchages potentiels grâce aux bannettes superposées, on peut potentiellement dormir à 4 sur un Melody. François tempère néanmoins : "On navigue généralement entre 2 et 5 ou 6 au maximum, car le cockpit est plutôt petit pour la taille du bateau."
Une penderie et un toilette en avant du carré, ainsi qu'une table à carte sur tribord et une cuisine sur bâbord avec gazinière sur cardan et glacière avec compresseur de froid, complètent les équipements du bateau.
Pour François, la 1ère qualité du Mélody est sa fiabilité et sa robustesse. "On n'a pas de surprise. Même lorsque l'on a eu un problème de manette de gaz et que l'on est arrivé un peu vite sur le quai, le bateau n'a rien eu."
Marin , le voilier peut affronter des météos engagées. François précise : "Avec son grand tirant d'eau, le bateau est raide à la toile. Ses 6 tonnes font que l'on est bien sécurisé, même dans la mer formée. Son seul inconvénient est au portant, où il roule un peu avec sa forme de carène. Il remonte bien au vent, même s'il est un peu ardent, bien que l'on ait un peu corrigé le safran."
Aujourd'hui père et fils ne regrettent pas leur achat !
Le Melody à flot
Peu expérimenté, François fait appel à un ami en formation d'expertise marine qui revient avec lui. Pour lui, le bateau est intéressant et négociable, car il y a des travaux à faire : le safran est à refaire, les assises de cockpit également, tout comme l'électronique qui est à changer. En revanche, le génois est presque neuf et la grand-voile en bon état. Le moteur a été refait et n'a que 80 heures de fonctionnement.
Des travaux intérieurs à prévoir
François achète finalement le bateau pour 12 000€. Il réinjectera pour quelques milliers d'euros dans le bateau pour refaire lui-même un safran, changer le bois des assises de cockpit, les aériens, mais aussi repeindre l'intérieur du carré et lui donner un coup de jeune.
Quelques travaux
Un voilier équipé pour de belles croisières
Le Mélody, dessiné par l'architecte André Mauric a été construit par le chantier Jeanneau entre 1976 et 1982, avec un certain succès, puisque 607 exemplaires ont touché l'eau. Le voilier destiné à la course-croisière affiche un grand tirant d'eau de 1,90 mètre et 2 900 kilos de lest. Avec 75 m2 de voilure au près, dont seulement 25 m2 de grand-voile, il affiche un équilibre typique de son époque.
Aménagement du Mélody
Du côté des aménagements, le lit breton à l'avant peut accueillir deux équipiers, tout comme la cabine arrière sur tribord. Avec le carré et ses 4 couchages potentiels grâce aux bannettes superposées, on peut potentiellement dormir à 4 sur un Melody. François tempère néanmoins : "On navigue généralement entre 2 et 5 ou 6 au maximum, car le cockpit est plutôt petit pour la taille du bateau."
Un peu de peinture dans le carré
Une penderie et un toilette en avant du carré, ainsi qu'une table à carte sur tribord et une cuisine sur bâbord avec gazinière sur cardan et glacière avec compresseur de froid, complètent les équipements du bateau.
Un vrai four
Un bateau fiable dans toutes les conditions
Pour François, la 1ère qualité du Mélody est sa fiabilité et sa robustesse. "On n'a pas de surprise. Même lorsque l'on a eu un problème de manette de gaz et que l'on est arrivé un peu vite sur le quai, le bateau n'a rien eu."
Navigation sure
Marin , le voilier peut affronter des météos engagées. François précise : "Avec son grand tirant d'eau, le bateau est raide à la toile. Ses 6 tonnes font que l'on est bien sécurisé, même dans la mer formée. Son seul inconvénient est au portant, où il roule un peu avec sa forme de carène. Il remonte bien au vent, même s'il est un peu ardent, bien que l'on ait un peu corrigé le safran."
Aujourd'hui père et fils ne regrettent pas leur achat !
A 74 ans, Je viens de me séparer de mon Melody avec lequel j’ai navigué pendant 15 ans en toute sécurité. Magnifique bateau de petit temps(lourd et toilé) mais aussi très à l’aise dans la grosse brise à condition deporter la toile du temps. Rouleur au portant par mer formée du fait de sa forme de carène sans que le confort en patisse. Son seul vrai défaut (pour unseptuagénaire) c’est un bateau lourd et puissant qui devient vite très physique dans la brise en raison de son génoisde 50 m²
Bonjour,
Je possède un Mélody et je ne comprends pas que la plupart des commentaires parlent d'un bateau physique avec son génois de 50m².
Il suffit de porter la toile du temps et le génois ne sera pas plus difficile à border que sur un autre bateau. Un génois enroulé à 30m² lorsqu'il y a du vent, ou un solent de la même taille ne sera pas plus difficile à maîtriser sur un Mélody que sur un autre voilier.
D'autres part, lorsque ce bateau est sorti en 76, les enrouleurs n'existaient pas et les voiles d'avant étaient à mousquetons. 50m² était la surface du génois léger pour passer à 45m² pour le médium et 40m² pour le génois lourd.
Un GSE n'est jamais une voile légère mais à minima un médium, donc généralement il ne dépasse pas 45m². C'est du moins ce que conseillerait un bon maître voilier.
Et pour finir, il suffit de réduire et accepter de perdre quelques dixièmes de nœuds pour être moins sollicité par le bateau et ainsi mieux maîtriser la bête.