Porquerolles, polémiques autour des zones de mouillage réglementées à venir
Le Parc National veut réglementer les mouillages autour de Porquerolles en installant des bouées. Une concertation est ouverte, mais les plaisanciers regrettent de n'y avoir pas été associés. Ils se défendent en se constituant en association pour faire entendre leur voix. Leur porte-parole nous présente leurs revendications.
Le Parc National de Port Cros projette de "réglementer" les mouillages autour de Porquerolles en installant des bouées. Il met en avant deux raisons principales pour justifier cette action :
L'agression des herbiers de posidonies par les ancres et les chaînes des bateaux au mouillage
La surfréquentation
Dans ce cadre, il annonce avoir organisé une large concertation. Les plaisanciers navigateurs contestent ce fait, n'étant pas conviés à ces réunions, et demandent à être entendus.
Pour tenter d'en savoir plus sur ces nouvelles dispositions, la rédaction a pris contact avec le Parc National qui gère le projet. Mais hélas, nous n'avons pas reçu de réponse ...
... à ce jour. En revanche, Xavier de la Taille, contestataire actif, nous expose ici la position des plaisanciers qu'il représente.
Pour se défendre et se faire entendre, les contestataires se sont organisés autour de deux associations :
Le Collectif pour la Protection des Mouillages Côtiers en Méditerranée dit CPMCM ou Collectif
L'Association pour la Protection des Mouillages Côtiers en Méditerranée dite APMCM
Le Collectif est réservé aux associations de défense qui veulent travailler ensemble pour les actions. L'APMCM est une association ouverte aux particuliers et adhère au Collectif. Les 2 organismes ont le même objet social et travaillent ensemble.
Sur la question des herbiers, l'association a demandé des études sérieuses sur ces dommages. Elle précise que certains scientifiques s'exprimant sur ce sujet déclarent que l'agression des navires inférieurs à 24 m est insignifiante. Par ailleurs, des photos aériennes des sites supposés agressés prises avec 30 à 40 années d'écart ne montrent, selon elle, aucune régression des champs de posidonies. Les plaisanciers mobilisés restent donc dubitatifs.
Pour la surfréquentation, elle n'existe selon le collectif vraiment que quelques jours par an et, bien entendu, entre le 15 juillet et le 15 aout, quand il fait beau temps. Les plaisanciers mobilisés estiment qu'il est inutile de règlementer au-delà de cette période.
Pour règlementer, le Parc National de Porc-Cros, impose la création de plusieurs ZMEL, zones de mouillage et d'équipements légers, avec un système de bouées payantes.
Ces bouées inquiètent les associations au regard de la sécurité des pratiquants : "La suppression des "abris côtiers" tels que définis dans la division 240, présente des soucis. Cette même division attribuant au chef de bord des responsabilités importantes en termes de sécurité de son navire et de son équipage, il semble indispensable de les laisser libres d'accès en cas de coup de vent ou de force majeure. Une ZMEL limite les possibilités de mouillage. Les rayons d'évitage entre des bouées fixes et une ancre n'étant pas compatibles. Surtout si le vent forcit et nécessite de mettre beaucoup de chaîne."
Le Collectif tente aujourd'hui de formaliser ses desiderata pour les présenter au Parc National et faire entendre sa voix. Globalement, le document demandera de réserver les zones de sable à la libre pratique du mouillage, œuvrant ainsi pour la sécurité. Mais surtout d'être partie prenante dans les décisions prises pour ces zones de mouillage.
Un 17 juillet à la Plage des Dames
Réunis derrière 2 associations
Pour se défendre et se faire entendre, les contestataires se sont organisés autour de deux associations :
Le Collectif pour la Protection des Mouillages Côtiers en Méditerranée dit CPMCM ou Collectif
L'Association pour la Protection des Mouillages Côtiers en Méditerranée dite APMCM
Le Collectif est réservé aux associations de défense qui veulent travailler ensemble pour les actions. L'APMCM est une association ouverte aux particuliers et adhère au Collectif. Les 2 organismes ont le même objet social et travaillent ensemble.
Des points contestés
Sur la question des herbiers, l'association a demandé des études sérieuses sur ces dommages. Elle précise que certains scientifiques s'exprimant sur ce sujet déclarent que l'agression des navires inférieurs à 24 m est insignifiante. Par ailleurs, des photos aériennes des sites supposés agressés prises avec 30 à 40 années d'écart ne montrent, selon elle, aucune régression des champs de posidonies. Les plaisanciers mobilisés restent donc dubitatifs.
Pour la surfréquentation, elle n'existe selon le collectif vraiment que quelques jours par an et, bien entendu, entre le 15 juillet et le 15 aout, quand il fait beau temps. Les plaisanciers mobilisés estiment qu'il est inutile de règlementer au-delà de cette période.
Des zones de bouées
Le futur projet de ZMEL autour de Poirquerolles
Pour règlementer, le Parc National de Porc-Cros, impose la création de plusieurs ZMEL, zones de mouillage et d'équipements légers, avec un système de bouées payantes.
Ces bouées inquiètent les associations au regard de la sécurité des pratiquants : "La suppression des "abris côtiers" tels que définis dans la division 240, présente des soucis. Cette même division attribuant au chef de bord des responsabilités importantes en termes de sécurité de son navire et de son équipage, il semble indispensable de les laisser libres d'accès en cas de coup de vent ou de force majeure. Une ZMEL limite les possibilités de mouillage. Les rayons d'évitage entre des bouées fixes et une ancre n'étant pas compatibles. Surtout si le vent forcit et nécessite de mettre beaucoup de chaîne."
Les bouées déjà en place à Port-Cros
Le Collectif tente aujourd'hui de formaliser ses desiderata pour les présenter au Parc National et faire entendre sa voix. Globalement, le document demandera de réserver les zones de sable à la libre pratique du mouillage, œuvrant ainsi pour la sécurité. Mais surtout d'être partie prenante dans les décisions prises pour ces zones de mouillage.
Cela fait 12 ans que je navigue et mouille dans ces zones.
Étant Pratiquant de la chasse sous marine je suis particulièrement attentif au milieu que je fréquente même sans y chasser.
Je n’ai pas remarqué de modification des herbiers et plus !!! On remarque les biens fait du parc sur les quantités de poissons.
Alors qui croire ?
Plus de gardes et de prévention me semble plus adapté mais cela coûte sans doute plus cher que d’interdire.
Encore une liberté qui s’envole
L'excellent article de François-Xavier Ricardou, qui relate l'action légitime du collectif CPCM et de l'association APMCM représentées en la personne de Xavier de la Taille, nous alerte à propos d'une dérive extrêmement pernitieuse de la part de certaines de nos autorités, au détriment de la sécurité des navires et des marins qui les mènent. En effet, il est étonnant de constater la facilité avec laquelle les municipalités, chambres de commerces, régies mixtes ou autres entreprises délégataires des ports et espaces maritimes, dégainent actuellement l'argument écologique pour justifier de nouvelles taxes. Dans le sujet qui nous intéresse ici il s'agit de mettre en place des champs de bouées de mouillage payantes en lieu et place de certains abris naturels, sous prétexte de protection des herbiers de posidonies ! Non seulement cet argument ne semble pas avéré (certaines archives phographiques démontreraient même le phénomène inverse) mais ces treillis de chaines et orins sur bouées ou corps morts s'avèrent particulièrement dangereux pour les navigateurs lorsqu'ils recherchent en urgence un abri pour s'ancrer en cas de coup de vent. Leur prolifération actuellement sur les façades atlantique et méditerranée mettent également en évidence cette volonté forcenée de marchandisation de la mer, l'un de nos derniers espaces de voyage en semi-liberté... Un abri côtier naturel doit rester un lieu de sauvegarde sûr et disponible pour tous les navigateurs, en toutes saisons. Voilà la seule vérité à asséner en cette période de renforcement de la sévérité des phénomènes climatiques. Ce ne sont certainement pas les sauveteurs en mer de la SNSM, nos anges gardiens si dévoués, qui prennent des risques toute l'année pour nous venir en aide lorsque nous rencontrons des situations scabreuses, qui me contrediront !... Sur ce, je vous souhaite à tous belle mer et bon vent, en chansons ;-)
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