Le Shtandart, une frégate russe qui nous fait voyager à travers l'Histoire de la navigation

© Shtandart

Le Shtandart, réplique d'une frégate russe du même nom, offre à ses visiteurs l'opportunité de vivre comme des marins du 18e siècle. Du navire originel à ses navigations actuelles, en passant par la construction de la réplique : plongée dans l'histoire du Shtandart.

Réplique de la frégate construite en 1703, le Shtandart, symbole de la puissance maritime de la Russie tsariste, est ouverte aux visiteurs à quai et en navigation. Une plongée 300 ans en arrière, qui invite à revivre les grandes épopées des marins d'antan.

La frégate originelle de 1703

Au 18e siècle, le succès militaire de la Russie contre la Suède permet au Tsar Pierre le Grand de revendiquer une route commerciale vers l'Europe via la mer Baltique. Toutefois, pour protéger ses terres, il a besoin d'une marine puissante. Il voyage alors aux Pays-Bas, puis en Angleterre, pendant plusieurs mois pour s'informer auprès de charpentiers de marine et d'amiraux sur les technologies et les innovations en matière de construction navale. Au passage, il embauche 500 experts pour venir travailler en Russie.

La mise en chantier des nouveaux navires pour la flotte de la Baltique débute en 1702-1703. Deux chantiers navals sont établis le long des rivières Syas et Svir, en plus d'un autre à Olonetsk. Les maîtres hollandais et anglais, ainsi que les spécialistes russes récemment formés, supervisent le travail. Vybe Gerens, charpentier renommé, est chargé de construire le "Navire du Tsar". Cette frégate, la plus grande parmi les 10 construites en seulement 5 mois, est choisie pour devenir le navire amiral de la nouvelle flotte de la mer Baltique. Elle sera baptisée ''Shtandart'', nom signifiant ''Étendard'' en russe, en référence à la nouvelle route commerciale acquise par la Russie.

Si les dessins de Pierre le Grand n'ont pas survécu au temps, l'apparence et la structure du Shtandart ont néanmoins été reconstituées par l'historien russe Viktor Krainukov, sur la base des données du chantier naval d'Olonetsk.

© Shtandart
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Pierre le Grand conçoit le Shtandart en s'inspirant des meilleures pratiques de deux écoles navales : un tirant d'eau ...

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Jacques Perio
Jacques Perio
Dans votre article vous ne faites pas mention de l'interdiction du Shtandart d'accoster dans tous les ports d'Europe, depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Seule La Rochelle permet au bateau d'accoster quand le temps est trop mauvais. Sinon, il reste accroché à une bouée au large de l'île d'Aix quand il est au repos. En ce moment il est en route vers la Turquie. Espérons qu'il pourra en revenir. Il ne peut plus revenir en Russie, sous peine, vraisemblablement, d'être confisqué et son capitaine finir ses jours en Sibérie. Aussi je ne comprends pas cette association qui suit le bateau à la trace, puisqu'au large du Portugal, même son annexe n'a pas pu embarquer des volontaires à son bord. Je souhaite que le Shtantart puisse revenir à La Rochelle le mois de juin prochain.
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