Annexes fantômes : les ports bretons et méditerranéens font le ménage

La plage de Carantec © Maxime Leriche

À l'approche de la saison de navigation, plusieurs ports lancent des campagnes pour identifier et retirer les annexes abandonnées ou non conformes. Ces petites embarcations, souvent laissées à l'abandon sur les plages ou dans les zones de mouillage, peuvent poser de sérieux problèmes en termes de sécurité et d'environnement.

Une réglementation souvent ignorée

Le  port de Carro
Le port de Carro

La réglementation impose qu'une annexe doit être clairement identifiée, avec le nom du bateau porteur et son immatriculation. Laisser une annexe à l'abandon n'est pas anodin. D'une part, ces embarcations peuvent dériver en mer, déclenchant des opérations de sauvetage inutiles lorsqu'elles sont aperçues sans occupant. D'autre part, leur détérioration progressive contribue à la pollution maritime, notamment avec la libération de plastiques et autres matériaux toxiques.

L'identification est obligatoire
L'identification est obligatoire

Des initiatives locales pour limiter le problème

Les annexes délaissées sont  identifiées avant enlèvement
Les annexes délaissées sont identifiées avant enlèvement

Face à cette situation, plusieurs ports bretons et méditerranéens ont mis en place des mesures similaires. À Port-Tudy, sur l'île de Groix, une « alerte enlèvement » a été lancée pour inciter les plaisanciers à régulariser la situation de leurs annexes. À Moëlan-sur-Mer, la municipalité a opté pour une solution plus radicale : elle met à disposition six annexes mutualisées pour limiter le phénomène des annexes abandonnées.

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