Bilan d'une transat en 21 jours sur Hateya, un cotre aurique en acier
Nicolas navigue depuis 6 ans sur Hateya, un cotre en acier avec un gréement aurique. Cet aventurier décide en 2024 de réaliser une transat en solitaire au départ du Cap-Vert à destination de la Martinique. Après le partage de son livre de bord intimiste, il dresse le bilan de cette navigation initiatique.
Hateya veut dire "trace de pied dans le sable" en amérindien. Si vous croisez ce voilier un jour, vous vous en souviendrez toute votre vie. C'est un vieux gréement de 9,50 m, un cotre aurique de 50 ans avec une coque en acier et un mât en bois.
Cotre aurique signifie qu'il a trois voiles d'avant : un petit génois sur enrouleur sur le bout-dehors, un étai au niveau de l'étrave sur lequel il y a généralement le génois, puis une trinquette bômée sur le bas étai. Voilà pour la partie cotre. Aurique signifie que la grand-voile est de forme trapézoïdale avec une corne en haut et un gui en bas. L'avantage de ce gréement est d'avoir un plus petit mât pour autant de surface de voilure qu'un voilier bermudien.
Le mât de Hateva est en pin d'Oregon, léger, solide, facile à réparer et à démâter grâce ...
... à son axe à la base. Avec deux tangons et 4 personnes, il peut être mis à terre en quelques heures assez facilement.
Les formes du pont et de la coque en acier sont uniques et l'on ne peut qu'apprécier ses courbes qui reflètent un sacré savoir-faire du soudeur. Ses petits hublots ronds, sa bulle et son arceau de protection font partie de la signature de Louis Van de Wiele, l'architecte, qui l'a dessiné pour lui et sa femme Annie pour un voyage aux Antilles. De ce que dit la légende, sur les 3 exemplaires de réalisés, il ne resterait qu'Hateya.
Depuis 6 ans que je navigue à bord, je connais ce bateau par cœur. J'ai déposé le mât deux fois, la première avec une grue et la deuxième avec des amis pour le réparer. Je lui ai installé un enrouleur de voile à l'avant, un guindeau électrique, j'ai quadruplé le parc de batterie, j'ai installé deux réservoirs d'eau douce, refait deux fois le coin cuisine, refait toutes les couchettes, installé une table à carte, des rangements un peu partout, installé un panneau solaire, un chauffage, un pilote électrique, un régulateur d'allure, l'AIS, la VHF et tout le matériel de sécurité pour la navigation hauturière, fait les révisions du moteur, changer le presse-étoupe, le capot avant, le système de descente avant, tout le cockpit, toute la peinture et l'antifouling…
Heureusement j'ai eu de l'aide pour faire tout ça, des amis, ma mère, des copains de ponton, car seul ça peut être vite déprimant.
Question nourriture, il me reste à l'arrivée :
La moitié de mes tomates
Un chou
3 courges
Des citrons
Et ma réserve de nourriture en concerve n'a pas beaucoup baissé.
Pour l'eau, au départ j'avais 150 l répartis dans deux réservoirs avec en plus 100 l dans des bidons. A l'arrivée, je n'ai pas utilisé tous les 90 l d'eau de mon réservoir principal. Je n'ai pas touché à mon deuxième réservoir et il me reste 35 l d'eau en bidon.
J'aurais pu rester encore un bout de temps en mer. Je n'ai manqué de rien. Comme j'ai pu réparer tout ce qui a cassé. Je suis plutôt content de ma préparation !
Je suis le garçon qui est né à Longjumeau, qui a grandi à Epinay-sur-Orge, la Ferté-Alais, Morigny-Champigny. Qui a habité à Lille, Sydney, Paris, Grenoble, Annecy, Jozerand, Londres, Lanzarote, Santa-Cruz de Ténérife…
Qui a travaillé pour EDF, Bill Tornade, Decathlon, Cadafi, Patrick Sébastien, Isabelle Marran, Salomon, IXOXI, Dior, Louis Vuitton, Teligo, éducation environnement 64, la Fédération des œuvres laïc 26, Céline, Kenzo, l'UNICON, St Laurent…
Qui a fait un semi-marathon, le Championnat du monde de monocycle, traversé l'Australie à vélo, de la mécanique, menuiserie, soudure, couture, électricité, plomberie, de la survie, fait partie d'un club de moto, fait de la radio, qui a voyagé, qui avait des piercings.
Qui a fait des formations de cordiste, de skipper, de communication non violente, de désobéissance civile, de premiers secours , de permaculture, d'écriture
Je suis ce garçon qui a aimé, qui aime, qui a détesté, qui a pleuré, rigolé, hésité, qui s'est trompé, qui a recommencé, abandonné, qui a été et qui sera.
Les formes du pont et de la coque en acier sont uniques et l'on ne peut qu'apprécier ses courbes qui reflètent un sacré savoir-faire du soudeur. Ses petits hublots ronds, sa bulle et son arceau de protection font partie de la signature de Louis Van de Wiele, l'architecte, qui l'a dessiné pour lui et sa femme Annie pour un voyage aux Antilles. De ce que dit la légende, sur les 3 exemplaires de réalisés, il ne resterait qu'Hateya.
Depuis 6 ans que je navigue à bord, je connais ce bateau par cœur. J'ai déposé le mât deux fois, la première avec une grue et la deuxième avec des amis pour le réparer. Je lui ai installé un enrouleur de voile à l'avant, un guindeau électrique, j'ai quadruplé le parc de batterie, j'ai installé deux réservoirs d'eau douce, refait deux fois le coin cuisine, refait toutes les couchettes, installé une table à carte, des rangements un peu partout, installé un panneau solaire, un chauffage, un pilote électrique, un régulateur d'allure, l'AIS, la VHF et tout le matériel de sécurité pour la navigation hauturière, fait les révisions du moteur, changer le presse-étoupe, le capot avant, le système de descente avant, tout le cockpit, toute la peinture et l'antifouling…
Heureusement j'ai eu de l'aide pour faire tout ça, des amis, ma mère, des copains de ponton, car seul ça peut être vite déprimant.
Bilan technique de la transatlantique en solitaire
Question nourriture, il me reste à l'arrivée :
La moitié de mes tomates
Un chou
3 courges
Des citrons
Et ma réserve de nourriture en concerve n'a pas beaucoup baissé.
Pour l'eau, au départ j'avais 150 l répartis dans deux réservoirs avec en plus 100 l dans des bidons. A l'arrivée, je n'ai pas utilisé tous les 90 l d'eau de mon réservoir principal. Je n'ai pas touché à mon deuxième réservoir et il me reste 35 l d'eau en bidon.
J'aurais pu rester encore un bout de temps en mer. Je n'ai manqué de rien. Comme j'ai pu réparer tout ce qui a cassé. Je suis plutôt content de ma préparation !
Portrait de Nicolas, le marin
Je suis le garçon qui est né à Longjumeau, qui a grandi à Epinay-sur-Orge, la Ferté-Alais, Morigny-Champigny. Qui a habité à Lille, Sydney, Paris, Grenoble, Annecy, Jozerand, Londres, Lanzarote, Santa-Cruz de Ténérife…
Qui a travaillé pour EDF, Bill Tornade, Decathlon, Cadafi, Patrick Sébastien, Isabelle Marran, Salomon, IXOXI, Dior, Louis Vuitton, Teligo, éducation environnement 64, la Fédération des œuvres laïc 26, Céline, Kenzo, l'UNICON, St Laurent…
Qui a fait un semi-marathon, le Championnat du monde de monocycle, traversé l'Australie à vélo, de la mécanique, menuiserie, soudure, couture, électricité, plomberie, de la survie, fait partie d'un club de moto, fait de la radio, qui a voyagé, qui avait des piercings.
Qui a fait des formations de cordiste, de skipper, de communication non violente, de désobéissance civile, de premiers secours , de permaculture, d'écriture
Je suis ce garçon qui a aimé, qui aime, qui a détesté, qui a pleuré, rigolé, hésité, qui s'est trompé, qui a recommencé, abandonné, qui a été et qui sera.
Bonjour.
Concernant le bateau.
S'il s'agit d'un hierro, l'original est a Douarnenez, il se dit même que ce serait le "Captain Brown 1" de Loick Fougeron ! Amicalement