Après deux ans d'essais à Leucate, l'équipe suisse SP80 se tourne désormais vers Walvis Bay, en Namibie. C'est là qu'elle visera, à partir de septembre 2026, le record du monde de vitesse à la voile, toujours détenu par Vestas Sailrocket II depuis 2012.
Arrivé en 2023 à Leucate avec un prototype encore vierge de toute navigation, SP80 repart aujourd'hui avec l'un des voiliers les plus rapides au monde. L'équipe a atteint des pointes de 58,2 nœuds, tout en apprenant à maîtriser un concept inédit : ailes de kite géantes et bateau profilé pour la vitesse pure.
Pour franchir un nouveau cap, SP80 mise désormais sur Walvis Bay, en Namibie. Ce plan d'eau, réputé mondialement, avait vu Paul Larsen établir en 2012 l'actuel record du monde avec Vestas Sailrocket II à 65,45 nœuds (121 km/h). Ses conditions météorologiques stables et puissantes, entre septembre et décembre, en font un lieu privilégié pour ce type de tentatives. " Dès le départ nous avions la Namibie en tête, mais il aurait été prématuré d'y aller sans avoir dompté le bateau ", explique Benoît Gaudiot, cofondateur et pilote du kite.
La campagne namibienne représente un nouveau défi, autant logistique que budgétaire. L'équipe, volontairement réduite, cherche à réunir les financements nécessaires d'ici fin 2025. "Ce nouveau chapitre implique un budget important, et nous recherchons activement de nouveaux partenaires ", insiste Mayeul van den Broek. L'équipe met en avant l'opportunité médiatique : un record du monde de vitesse à la voile n'a pas été battu depuis 2012. La campagne SP80 constituerait ainsi l'aboutissement de plus de sept années de recherche et développement.
Malgré l'absence de record en 2025, SP80 revendique aujourd'hui un bateau fiable, évolutif et encore loin de ses limites. La prochaine étape ne consistera plus à multiplier les navigations d'apprentissage, mais à guetter les conditions parfaites et à être prêt à saisir la bonne fenêtre météo. Cette bascule marque une phase décisive pour le projet : transformer un prototype prometteur en machine à record.
Une préparation logistique et financière conséquente
La campagne namibienne représente un nouveau défi, autant logistique que budgétaire. L'équipe, volontairement réduite, cherche à réunir les financements nécessaires d'ici fin 2025. "Ce nouveau chapitre implique un budget important, et nous recherchons activement de nouveaux partenaires ", insiste Mayeul van den Broek. L'équipe met en avant l'opportunité médiatique : un record du monde de vitesse à la voile n'a pas été battu depuis 2012. La campagne SP80 constituerait ainsi l'aboutissement de plus de sept années de recherche et développement.
Une ambition intacte
Malgré l'absence de record en 2025, SP80 revendique aujourd'hui un bateau fiable, évolutif et encore loin de ses limites. La prochaine étape ne consistera plus à multiplier les navigations d'apprentissage, mais à guetter les conditions parfaites et à être prêt à saisir la bonne fenêtre météo. Cette bascule marque une phase décisive pour le projet : transformer un prototype prometteur en machine à record.