Avec l'essor du stand-up paddle, des kayaks de loisir et des skiffs à rames, la cohabitation entre engins de petite taille et bateaux à moteur est devenue un enjeu majeur de sécurité, notamment dans les chenaux de navigation. Mais sur l'eau, tout le monde n'a pas la priorité. Alors, dans quelles conditions un bateau de plaisance doit-il laisser passer un rameur ? Et à l'inverse, quand paddle, kayak ou aviron doivent-ils s'effacer ?
Chaque semaine, Bateaux.com vous propose une question sur le permis bateau. Histoire de valider vos compétences ou bien même de découvrir des domaines inexplorés. Cette semaine, nous abordons la question des priorités.
Le principe général : la propulsion humaine est prioritaire
En navigation intérieure comme en mer, le Règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) fixe les grandes règles de priorité. L'article 9 du RIPAM précise notamment que les navires à propulsion humaine (aviron, skiff, kayak, paddle) sont des "navires non-mécaniques" et qu'à ce titre, ils bénéficient de la priorité sur les navires à moteur, surtout dans les espaces contraints.
Ainsi, un skiff à rames, un kayak ou un paddle a la priorité sur un bateau à moteur, sauf exception (cas des navires restreints dans leur capacité de manœuvre ou en détresse, par exemple).
Cependant, dans un chenal d'accès à la mer, les règles se précisent. Le RIPAM et les arrêtés préfectoraux qui régissent la navigation côtière insistent sur le fait que les engins non motorisés doivent naviguer sur les côtés du chenal, pour ne pas gêner le trafic principal.
Le bateau à moteur, lui, doit adapter sa vitesse et son comportement à la présence d'engins légers, en particulier s'il croise ou dépasse un kayak ou un paddle. Il doit notamment réduire sa vitesse pour éviter la gîte ou les vagues déstabilisantes. Mais la priorité reste au navire non motorisé.
Il est donc illégal et dangereux pour un bateau à moteur de "forcer le passage" au milieu de paddles ou d'avirons, même si ces derniers ne devraient pas se trouver au centre du chenal.
Dans les zones interdites à la navigation motorisée (zones de baignade, zones réservées aux engins de plage), le bateau à moteur n'a aucun droit de passage. Dans ces secteurs, seuls les paddles, kayaks et autres embarcations sans moteur sont autorisés, et ce sont les plaisanciers motorisés qui doivent éviter ces zones ou s'y déplacer moteur éteint, pagaie à la main.
En dehors du chenal, la règle de base demeure : le navire à propulsion mécanique cède le passage à toute embarcation propulsée par la force humaine.
Les embarcations sans moteur n'ont pas entre elles de hiérarchie stricte en matière de priorité. La prudence veut que l'embarcation la plus rapide et la plus manœuvrable (souvent le paddle) s'écarte pour éviter un skiff ou un kayak de mer en vitesse de croisière. Mais il n'existe pas de règle officielle entre ces petits engins, en dehors de la courtoisie et du bon sens marin.
Dans un chenal : prudence et bon sens
Cependant, dans un chenal d'accès à la mer, les règles se précisent. Le RIPAM et les arrêtés préfectoraux qui régissent la navigation côtière insistent sur le fait que les engins non motorisés doivent naviguer sur les côtés du chenal, pour ne pas gêner le trafic principal.
Le bateau à moteur, lui, doit adapter sa vitesse et son comportement à la présence d'engins légers, en particulier s'il croise ou dépasse un kayak ou un paddle. Il doit notamment réduire sa vitesse pour éviter la gîte ou les vagues déstabilisantes. Mais la priorité reste au navire non motorisé.
Il est donc illégal et dangereux pour un bateau à moteur de "forcer le passage" au milieu de paddles ou d'avirons, même si ces derniers ne devraient pas se trouver au centre du chenal.
Zones de baignade et hors-chenaux
Dans les zones interdites à la navigation motorisée (zones de baignade, zones réservées aux engins de plage), le bateau à moteur n'a aucun droit de passage. Dans ces secteurs, seuls les paddles, kayaks et autres embarcations sans moteur sont autorisés, et ce sont les plaisanciers motorisés qui doivent éviter ces zones ou s'y déplacer moteur éteint, pagaie à la main.
En dehors du chenal, la règle de base demeure : le navire à propulsion mécanique cède le passage à toute embarcation propulsée par la force humaine.
Paddle et kayak : pas toujours prioritaires entre eux
Les embarcations sans moteur n'ont pas entre elles de hiérarchie stricte en matière de priorité. La prudence veut que l'embarcation la plus rapide et la plus manœuvrable (souvent le paddle) s'écarte pour éviter un skiff ou un kayak de mer en vitesse de croisière. Mais il n'existe pas de règle officielle entre ces petits engins, en dehors de la courtoisie et du bon sens marin.