Permis bateau / C'est le moment de passer l'extension hauturière de votre permis bateau.

Le permis côtier fixe une limite de navigation à 6 milles d'un abri. Cette contrainte couvre l'essentiel des programmes de sortie à la journée ou sur un week-end le long des côtes françaises. Une frontière qui paraît technique, mais qui structure toute la pratique de la plaisance en France. Et si la vraie différence avec le permis hauturier se jouait ailleurs que dans la distance ?

Entre 6 milles d'un abri et le large sans limite théorique, le débat dépasse la simple réglementation. Il touche à la formation du chef de bord, à la sécurité en mer et à la compréhension du milieu maritime. Voici ce que changent réellement le permis côtier et le permis hauturier pour un plaisancier.

Une limite des 6 milles, contrainte réelle ou faux problème ?

La règle des 6 milles d'un abri reste la contrainte majeure du permis côtier. Dans les faits, elle autorise une zone d'action large. Deux abris espacés de 12 milles peuvent être reliés légalement, à condition de ne jamais se trouver à plus de 6 milles de l'abri le plus proche. Cela couvre la majorité des zones de navigation de plaisance le long du littoral français.

En Manche, en Atlantique ou en Méditerranée, la majorité des mouillages, ports et zones de pêche restent accessibles dans ce rayon. Une sortie à la journée, un week end entre deux ports voisins, une croisière côtière en cabotage, tout cela entre dans le cadre réglementaire.

Mais certaines façades maritimes exposent les limites du dispositif. Depuis le Cotentin, rejoindre les Anglo Normandes impose de sortir du ...

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Jérôme Jl
Jérôme Jl
Je suis tout a fait pour l'intégration des 2 permis en 1 seul. En effet les notions du hauturier sont tres utiles aux marins côtiers. Je trouve aussi aberent de séparer la VHF des permis. Un seul permis plus complet écrémerait les élèves un peu légers au profit des plus sérieux. Déjà que globalement le permis est si facile à obtenir.
Nicolas Godron
Nicolas Godron
Il est totalement incohérent de constater que le Certificat Restreint de Radiophonie (CRR) ne soit pas intégré dans le permis côtier lorsque l'on observe que les titilaires de se permis ne savent pas utiliser une VHF par manque de connaissances des règles de base de communication impactant sensiblement la securité en mer et le déclenchement des secours. Pourquoi ne pas créer un seul permis réllement utile avec une épreuve pratique de la VHF, du GPS, Navtex, fichiers Gribs... ? En mer les contraintes financières et économiques ne peuvent l'emporter sur la securité des navigateurs et des secours.
Pierre Trillot
Pierre Trillot
Le calcul des marrées ne figure pas dans le permis côtier, c’est une ABERRATION ! Le hauturier est INDISPENSABLE pour une pratique saine de la navigation, que ce soit à voile ou à moteur. Le côtier devrait être OBLIGATOIRE pour la pratique de la voile. Je suis voileux, j’ai le côtier et le hauturier, et je suis effaré quand je vois certaines pratiques…..
Philippe V.
Philippe V.
oui c'est une curiosité française... première industrie de la plaisance au monde oblige ! Il me semble fou qu'on puisse faire un peu de voile habitable avec du monde à bord sans même avoir son côtier, et encore plus fou d'imaginer en faire régulièrement en zone marrées et courant sans son hauturier. quand au CRR, dès qu'on s'éloigne de 2M d'un abri le CRR devrait être indispensable. .Mais il faut lire sur Hisse et Oh la qtté d'anarcho libertaires qu'on assassine quand on propose cette idée toute conne qui est ... qu'on devrait maitriser un minimum les bases théoriques pratiques et légales de ce milieu totalement étranger et rapidement hostile dans lequel on évolue, qui contrairement à la montagne est aussi une vaste zone de circulation, pêche et travail. . Finalement, ce sont les loueurs qui finissent par exiger des CV marins et des niveaux chefs de quart pour certaines unités, et qui font le boulot que le legislateur ne fait pas.
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