Janvier, la mer est là, intacte, mais plus distante. Les pontons se sont vidés, les bateaux attendent. Sur les quais, on croise surtout des gestes lents, des regards vers l'horizon, et cette question, discrète mais tenace : que vais-je préparer, vraiment, pour la suite ?
A juste titre, on parle beaucoup d'entretien hivernal. Mais avec les années, j'ai compris que l'essentiel ne se joue pas seulement dans les cales ou les coffres. Il se joue aussi ailleurs. Dans la manière dont on regarde sa pratique. Dans ce que l'on choisit de poursuivre… ou de laisser derrière soi.
Car préparer la mer, parfois, ne demande pas de bouger le bateau.
Préparer sans faire : accepter le temps suspendu
L'hiver impose une chose ...

/ 










