Tayya, Nauta 54 à Douarnenez, retour sur un voilier qui n'a pas peur d'une mer forte
Construit en 1990, Tayya est un Nauta 54 passé par plusieurs vies et plusieurs mers. De la Méditerranée à l'Atlantique Nord, ce voilier a accumulé les milles et les situations exigeantes. Son histoire éclaire les choix techniques et marins d'un dessin pensé pour durer.
Tayya est un Nauta 54 de 16,55 m, dessiné par Scott Kaufman et construit par Nauta Yachts. Son parcours, depuis la Méditerranée jusqu'aux navigations atlantiques musclées, permet de comprendre ce que vaut réellement ce type de voilier lorsqu'il est confronté au large, au vent fort et au temps long.
Un voilier conçu pour encaisser la mer formée
Le Nauta 54 appartient à cette génération de voiliers de grande croisière élégant dessinés pour naviguer loin, chargés et longtemps. Avec un déplacement de 17,60 t et un tirant d'eau de 2,80 m, Tayya affiche des proportions qui privilégient la raideur à la toile et la stabilité de route. La carène épaisse selon les standards de la fin des années 1980, accepte les contraintes sans réactions brutales.
Cette philosophie s'est vérifiée en conditions réelles. Lors d'un convoyage retour des Açores, Tayya affronte un ...
... vent soutenu au près par force 8. Le pont se retrouve intégralement noyé sous une déferlante, de l'étrave jusqu'au tableau arrière. La capote est arrachée, mais la structure ne montre aucun signe de faiblesse. Le bateau continue sa route, sans voie d'eau ni avarie majeure. Ce type d'épisode dit beaucoup plus sur un voilier que n'importe quelle fiche technique.
La première vie de Tayya se déroule comme voilier école. Puis il passe entre les mains d'un propriétaire sarde qui navigue finalement assez peu, laissant le bateau dans un état globalement sain. En 2020, à l'issue de la période COVID, deux amis rachètent le Nauta 54 et le rapatrient à Douarnenez. Le programme change nettement. Le bateau part en Atlantique, direction les Canaries puis les Açores. Ces navigations mettent en avant son équilibre sous voile et sa capacité à tenir une moyenne régulière et élevées en croisière, sans solliciter exagérément l'équipage.
C'est lors du retour des Açores que le futur propriétaire découvre Tayya. Le mauvais temps rencontré durant cette traversée agit comme un révélateur. si le confort de vie à bord reste spartiate dans ces conditions, la sensation de sécurité domine, un point souvent décisif pour un marin engagé dans la durée.
Le pont en teck, refait en 2013, offre une circulation dégagée et sécurisante. Les deux cockpits protègent correctement l'équipage et limitent la fatigue sur les longs quarts. Le mât aluminium à trois étages de barres de flèche, repeint en 2021, permet de porter une voilure conséquente, jusqu'à 330 m² au portant, tout en gardant des efforts bien répartis. Le voilier est muni d'un génois, mais peut aussi être gréé en cotre avec un yankee et une tranquette.
À l'intérieur, Tayya propose quatre cabines pour huit personnes, une configuration cohérente pour un programme de croisière hauturière en équipage. Les aménagements sont en teck, offrants une belle couleur assez claire. Le carré peut accueillir six à huit convives, sans effet de confinement, et la cuisine en long reste fonctionnelle en mer.
La sellerie cuir et les matelas ont été renouvelés en 2021. Le poste de navigation, bien séparé, regroupe une électronique modernisée avec des équipements B&G, Raymarine et une VHF AIS installée en 2022. Deux traceurs, un à la barre et un second pour l'équipage assure une sécurité en navigation.
Depuis son arrivée à Douarnenez, Tayya a bénéficié de mises à jour ciblées. Le propulseur d'étrave électrique Vetus, le moteur de guindeau et le chauffage Webasto ont été installés ou renouvelés en 2022. La motorisation Volvo de 90 ch offre une autonomie estimée entre 500 et 600 milles nautiques avec 600 L de gasoil. Les capacités en eau douce atteignent 420 L, complétées par un chauffe eau de 70 L.
Aujourd'hui, Tayya est amarré à Douarnenez. Son propriétaire, contraint par la maladie, doit s'en séparer à contrecœur. Le bateau reste pourtant fidèle à ce qu'il a toujours été, un voilier dessiné pour naviguer, fait pour la mer formée et les milles accumulés, plus que pour les marinas silencieuses. En parfait état, il est prêt à reprendre la mer avec un nouvel équipage.
De l'école de voile à la grande croisière atlantique
La première vie de Tayya se déroule comme voilier école. Puis il passe entre les mains d'un propriétaire sarde qui navigue finalement assez peu, laissant le bateau dans un état globalement sain. En 2020, à l'issue de la période COVID, deux amis rachètent le Nauta 54 et le rapatrient à Douarnenez. Le programme change nettement. Le bateau part en Atlantique, direction les Canaries puis les Açores. Ces navigations mettent en avant son équilibre sous voile et sa capacité à tenir une moyenne régulière et élevées en croisière, sans solliciter exagérément l'équipage.
C'est lors du retour des Açores que le futur propriétaire découvre Tayya. Le mauvais temps rencontré durant cette traversée agit comme un révélateur. si le confort de vie à bord reste spartiate dans ces conditions, la sensation de sécurité domine, un point souvent décisif pour un marin engagé dans la durée.
Un plan de pont et un gréement pensés pour le large
Le pont en teck, refait en 2013, offre une circulation dégagée et sécurisante. Les deux cockpits protègent correctement l'équipage et limitent la fatigue sur les longs quarts. Le mât aluminium à trois étages de barres de flèche, repeint en 2021, permet de porter une voilure conséquente, jusqu'à 330 m² au portant, tout en gardant des efforts bien répartis. Le voilier est muni d'un génois, mais peut aussi être gréé en cotre avec un yankee et une tranquette.
Un intérieur pensé pour les longues navigations
À l'intérieur, Tayya propose quatre cabines pour huit personnes, une configuration cohérente pour un programme de croisière hauturière en équipage. Les aménagements sont en teck, offrants une belle couleur assez claire. Le carré peut accueillir six à huit convives, sans effet de confinement, et la cuisine en long reste fonctionnelle en mer.
La sellerie cuir et les matelas ont été renouvelés en 2021. Le poste de navigation, bien séparé, regroupe une électronique modernisée avec des équipements B&G, Raymarine et une VHF AIS installée en 2022. Deux traceurs, un à la barre et un second pour l'équipage assure une sécurité en navigation.
Un voilier suivi techniquement, entre refit et usage réel
Depuis son arrivée à Douarnenez, Tayya a bénéficié de mises à jour ciblées. Le propulseur d'étrave électrique Vetus, le moteur de guindeau et le chauffage Webasto ont été installés ou renouvelés en 2022. La motorisation Volvo de 90 ch offre une autonomie estimée entre 500 et 600 milles nautiques avec 600 L de gasoil. Les capacités en eau douce atteignent 420 L, complétées par un chauffe eau de 70 L.
Aujourd'hui, Tayya est amarré à Douarnenez. Son propriétaire, contraint par la maladie, doit s'en séparer à contrecœur. Le bateau reste pourtant fidèle à ce qu'il a toujours été, un voilier dessiné pour naviguer, fait pour la mer formée et les milles accumulés, plus que pour les marinas silencieuses. En parfait état, il est prêt à reprendre la mer avec un nouvel équipage.
Retrouvez l'annonce de vente de ce Nauta 54 à 170 000 € :