Avec l'Alpha 45, le chantier grec Technohull ajoute un 13,80 m à son catalogue. Sur le papier, la promesse est claire : vitesse élevée, carène à steps, aménagements de weekender. Reste à comprendre à qui s'adresse réellement ce bateau et dans quelles conditions il exprime son potentiel.
Une carène stepped deep V pour naviguer vite au large

La première problématique concerne la carène Dynastream Deep V à steps ventilés. L'Alpha 45 adopte une coque en V profond associée à des redan destinés à réduire la surface mouillée à haute vitesse. Avec une puissance maximale annoncée de 4 x 500 ch en hors-bord, le chantier communique une vitesse de pointe supérieure à 85 nœuds et une vitesse de croisière de plus de 40 nœuds.

Pour les plaisanciers expérimentés et les amateurs de navigation rapide offshore, l'intérêt est évident. Une carène en V profond améliore le ...
... passage dans le clapot formé et limite les chocs. L'étrave dite wave piercing, plus fine et plus verticale, vise à fendre la mer plutôt qu'à la taper.
Mais cette architecture impose aussi des contraintes. À ces vitesses, la consommation augmente fortement et la fenêtre météo se réduit. Le poids lège annoncé autour de 6 500 kg hors moteurs, combiné à 1 400 L de carburant, suppose une gestion rigoureuse de l'autonomie. Ce type d'unité s'adresse à des barreurs formés, capables de lire l'état de mer et d'adapter l'allure.
Deuxième point clé, le ratio largeur longueur. Avec 4,30 m de bau pour 13,80 m de longueur hors tout, l'Alpha 45 affiche un maître bau généreux pour un semi-rigide (même de sport). Ce choix structure le plan de pont.
Le bateau propose un walkaround intégral. La circulation vers l'avant se fait sans enjamber les assises. À l'étrave, un bain de soleil en U occupe le pont avant, complété par une banquette tournée vers l'avant intégrée à la console centrale.
À l'arrière, plusieurs configurations sont prévues, grand bain de soleil, version plus compacte avec assises face à la mer, ou banquette en L facilitant l'accès à la plateforme. Pour un programme dayboat en Méditerranée, avec mouillages successifs et vie au soleil, l'espace disponible constitue un atout.
En revanche, cette largeur implique un encombrement portuaire non négligeable. Avec 4,30 m de large, le choix du port et le coût de la place doivent être anticipés.
Troisième problématique, l'ergonomie de barre à haute vitesse. Le poste de pilotage adopte deux rangées de trois sièges et place le pilote au centre. Ce choix améliore la symétrie des appuis et la visibilité sur l'étrave.
Le pare brise et le hard top affichent une inclinaison marquée. Des déflecteurs latéraux orientables complètent le dispositif. L'objectif est double, canaliser le flux d'air à grande vitesse et réduire la fatigue des passagers.
Pour les adeptes de runs rapides, le confort aérodynamique devient un enjeu réel. À 50 ou 60 nœuds, la pression du vent sur le buste et le visage peut vite devenir pénible. Ce travail sur les flux d'air montre que le bateau est pensé pour naviguer vite, pas seulement pour afficher une vitesse maximale sur une fiche technique.
Enfin, la question de l'habitabilité et de la polyvalence. L'Alpha 45 propose, via une porte latérale de console à ouverture électrique, un accès à une cabine double. On y trouve une couchette pour deux personnes et un cabinet de toilette séparé avec douche. La hauteur sous barrots est annoncée comme confortable pour un 45 pieds open.
Avec une capacité de 16 personnes et une certification CE en catégorie B, le bateau vise des sorties au large par mer formée. La catégorie B autorise une navigation jusqu'à force 8 et des vagues pouvant atteindre 4 m, dans les limites fixées par le constructeur.
Pour un couple souhaitant combiner navigation rapide et courts séjours à bord, la configuration présente un compromis cohérent. Mais l'espace intérieur reste secondaire face au volume de pont. On est sur un weekender sportif, pas sur un cruiser familial.
Au final, l'Alpha 45 s'adresse à un public précis, plaisanciers aguerris, amateurs de performances offshore, propriétaires recherchant un dayboat capable de franchir les 80 nœuds tout en conservant une cabine exploitable. Et sur l'eau, c'est bien le comportement dans le clapot et la qualité de construction qui feront la différence, bien plus que la vitesse maximale annoncée.

Mais cette architecture impose aussi des contraintes. À ces vitesses, la consommation augmente fortement et la fenêtre météo se réduit. Le poids lège annoncé autour de 6 500 kg hors moteurs, combiné à 1 400 L de carburant, suppose une gestion rigoureuse de l'autonomie. Ce type d'unité s'adresse à des barreurs formés, capables de lire l'état de mer et d'adapter l'allure.
Rapport largeur longueur et circulation à bord

Deuxième point clé, le ratio largeur longueur. Avec 4,30 m de bau pour 13,80 m de longueur hors tout, l'Alpha 45 affiche un maître bau généreux pour un semi-rigide (même de sport). Ce choix structure le plan de pont.

Le bateau propose un walkaround intégral. La circulation vers l'avant se fait sans enjamber les assises. À l'étrave, un bain de soleil en U occupe le pont avant, complété par une banquette tournée vers l'avant intégrée à la console centrale.

À l'arrière, plusieurs configurations sont prévues, grand bain de soleil, version plus compacte avec assises face à la mer, ou banquette en L facilitant l'accès à la plateforme. Pour un programme dayboat en Méditerranée, avec mouillages successifs et vie au soleil, l'espace disponible constitue un atout.

En revanche, cette largeur implique un encombrement portuaire non négligeable. Avec 4,30 m de large, le choix du port et le coût de la place doivent être anticipés.
Poste de pilotage central et protection aérodynamique

Troisième problématique, l'ergonomie de barre à haute vitesse. Le poste de pilotage adopte deux rangées de trois sièges et place le pilote au centre. Ce choix améliore la symétrie des appuis et la visibilité sur l'étrave.

Le pare brise et le hard top affichent une inclinaison marquée. Des déflecteurs latéraux orientables complètent le dispositif. L'objectif est double, canaliser le flux d'air à grande vitesse et réduire la fatigue des passagers.

Pour les adeptes de runs rapides, le confort aérodynamique devient un enjeu réel. À 50 ou 60 nœuds, la pression du vent sur le buste et le visage peut vite devenir pénible. Ce travail sur les flux d'air montre que le bateau est pensé pour naviguer vite, pas seulement pour afficher une vitesse maximale sur une fiche technique.
Cabine pour deux et certification CE B
Enfin, la question de l'habitabilité et de la polyvalence. L'Alpha 45 propose, via une porte latérale de console à ouverture électrique, un accès à une cabine double. On y trouve une couchette pour deux personnes et un cabinet de toilette séparé avec douche. La hauteur sous barrots est annoncée comme confortable pour un 45 pieds open.

Avec une capacité de 16 personnes et une certification CE en catégorie B, le bateau vise des sorties au large par mer formée. La catégorie B autorise une navigation jusqu'à force 8 et des vagues pouvant atteindre 4 m, dans les limites fixées par le constructeur.
Pour un couple souhaitant combiner navigation rapide et courts séjours à bord, la configuration présente un compromis cohérent. Mais l'espace intérieur reste secondaire face au volume de pont. On est sur un weekender sportif, pas sur un cruiser familial.
Au final, l'Alpha 45 s'adresse à un public précis, plaisanciers aguerris, amateurs de performances offshore, propriétaires recherchant un dayboat capable de franchir les 80 nœuds tout en conservant une cabine exploitable. Et sur l'eau, c'est bien le comportement dans le clapot et la qualité de construction qui feront la différence, bien plus que la vitesse maximale annoncée.

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