Paul Morvan remporte la Solo Guy Cotten 2026 à Concarneau. Le skipper Foricher les Moulins s'impose au classement général après trois manches disputées. Une semaine marquée par du vent soutenu et une grande course raccourcie à 240 milles.
La Solo Guy Cotten fait office de baromètre en ce début de saison. L'édition 2026, disputée du 6 mars 2026 au 12 mars 2026 à Concarneau, a réuni plus de quarante solitaires sur Figaro, et a vu la victoire de Paul Morvan au classement général.
Paul Morvan s'impose grâce à une semaine régulière
Au terme des trois manches, Paul Morvan remporte le classement général de la Solo Guy Cotten 2026. Le skipper de Foricher les Moulins devance Arnaud Biston et Hugo Dhallenne.
La victoire ne s'est pas construite sur une manche unique mais sur la régularité. Dans une flotte très homogène, chaque erreur se paie rapidement. Paul Morvan a réussi à rester constamment dans le groupe de tête, ce qui lui permet de s'imposer au classement final.
Le marin originaire des Abers dispute sa troisième saison sur le circuit Figaro :
"C'est ma première victoire en solitaire sur le Championnat de France. Au-delà du ...
... résultat, je sens surtout que j'ai beaucoup progressé. Cet hiver, le travail avec le Pôle Finistère Course au Large a vraiment payé et j'ai le sentiment d'avoir franchi un cap par rapport à l'an dernier.
On a eu toutes les conditions pendant cette course, avec beaucoup de vent. La moitié du parcours s'est faite au près, et la partie la plus sympa a été sous spi au petit matin. On a fait de longues glissades avec 25 à 30 nœuds de vent : c'était engagé mais vraiment génial. J'ai essayé de gérer la fatigue avec plusieurs petites siestes pour rester lucide dans les moments clés. Ce qui est dur dans ces conditions, ce n'est pas seulement le manque de sommeil, c'est de rester concentré à 100 % pendant des heures.
C'était un beau match pendant trois jours, notamment avec Lois. Si je devais retenir quelque chose pour la suite, c'est que le spi est désormais une allure où je suis vraiment à l'aise. Le près, on va retravailler ça avant la Solitaire. "
La dernière manche, la grande course, constituait le moment décisif de la semaine. Le parcours a finalement été ramené à 240 milles en raison d'une dégradation météo annoncée.
Les Figaro ont quitté Concarneau pour un parcours passant notamment par le Raz de Sein avant un retour vers la baie de Concarneau. Les solitaires ont rencontré un large éventail de conditions, avec du près dans une mer formée puis du portant lorsque le vent s'est renforcé.
Dans ce contexte, Loïs Berrehar franchit la ligne en tête après environ deux jours de navigation. Paul Morvan termine à moins d'une minute derrière lui, un résultat suffisant pour sécuriser la première place du classement général.
"Je suis très content de cette victoire par rapport aux deux premières journées qui n'étaient pas très brillantes. La dernière fois que j'étais venu ici pour la Grande Course, j'avais gagné… et là encore ça se termine de la même manière. Ça fait forcément du bien et c'est prometteur pour la Solitaire. La course était superbe : il y avait beaucoup de mer, beaucoup de vent, et pas mal de choses à jouer stratégiquement. C'était vraiment exigeant. J'ai la chance de ne pas trop être malade, mais dans ces conditions c'était dur pour tout le monde. C'est une belle entrée en matière pour cette première course en solitaire à bord du Figaro Banque Populaire."
La Solo Guy Cotten constitue aussi un test important pour les nouveaux venus du championnat. Plusieurs bizuths disputaient ici leurs premières heures de course au large en solitaire sur Figaro Beneteau 3.
Paul Cousin, skipper Région Normandie, termine premier bizuth de cette édition.
"J'ai fait une belle course dans l'ensemble. Pour un bizuth, il y a eu assez peu de déchets. J'allais plutôt vite et, stratégiquement, j'étais dans le coup. J'ai eu un peu de mal sur la fin et j'étais très fatigué : je n'ai quasiment pas mangé pendant la course. Mais j'ai réussi à dormir un peu sur un bord plus calme.
Quand j'ai vu l'écart avec les autres bizuths, j'ai compris que le classement pouvait être assuré, ce qui m'a permis de me concentrer sur le général. C'est très encourageant pour la suite. Cette course était très complète : on a rencontré toutes les conditions et il y a beaucoup d'enseignements à tirer pour progresser."
On a eu toutes les conditions pendant cette course, avec beaucoup de vent. La moitié du parcours s'est faite au près, et la partie la plus sympa a été sous spi au petit matin. On a fait de longues glissades avec 25 à 30 nœuds de vent : c'était engagé mais vraiment génial. J'ai essayé de gérer la fatigue avec plusieurs petites siestes pour rester lucide dans les moments clés. Ce qui est dur dans ces conditions, ce n'est pas seulement le manque de sommeil, c'est de rester concentré à 100 % pendant des heures.
C'était un beau match pendant trois jours, notamment avec Lois. Si je devais retenir quelque chose pour la suite, c'est que le spi est désormais une allure où je suis vraiment à l'aise. Le près, on va retravailler ça avant la Solitaire. "
Une grande course de 240 milles très disputée
La dernière manche, la grande course, constituait le moment décisif de la semaine. Le parcours a finalement été ramené à 240 milles en raison d'une dégradation météo annoncée.
Les Figaro ont quitté Concarneau pour un parcours passant notamment par le Raz de Sein avant un retour vers la baie de Concarneau. Les solitaires ont rencontré un large éventail de conditions, avec du près dans une mer formée puis du portant lorsque le vent s'est renforcé.
Dans ce contexte, Loïs Berrehar franchit la ligne en tête après environ deux jours de navigation. Paul Morvan termine à moins d'une minute derrière lui, un résultat suffisant pour sécuriser la première place du classement général.
"Je suis très content de cette victoire par rapport aux deux premières journées qui n'étaient pas très brillantes. La dernière fois que j'étais venu ici pour la Grande Course, j'avais gagné… et là encore ça se termine de la même manière. Ça fait forcément du bien et c'est prometteur pour la Solitaire. La course était superbe : il y avait beaucoup de mer, beaucoup de vent, et pas mal de choses à jouer stratégiquement. C'était vraiment exigeant. J'ai la chance de ne pas trop être malade, mais dans ces conditions c'était dur pour tout le monde. C'est une belle entrée en matière pour cette première course en solitaire à bord du Figaro Banque Populaire."
Des bizuths déjà dans le rythme du circuit
La Solo Guy Cotten constitue aussi un test important pour les nouveaux venus du championnat. Plusieurs bizuths disputaient ici leurs premières heures de course au large en solitaire sur Figaro Beneteau 3.
Paul Cousin, skipper Région Normandie, termine premier bizuth de cette édition.
"J'ai fait une belle course dans l'ensemble. Pour un bizuth, il y a eu assez peu de déchets. J'allais plutôt vite et, stratégiquement, j'étais dans le coup. J'ai eu un peu de mal sur la fin et j'étais très fatigué : je n'ai quasiment pas mangé pendant la course. Mais j'ai réussi à dormir un peu sur un bord plus calme.
Quand j'ai vu l'écart avec les autres bizuths, j'ai compris que le classement pouvait être assuré, ce qui m'a permis de me concentrer sur le général. C'est très encourageant pour la suite. Cette course était très complète : on a rencontré toutes les conditions et il y a beaucoup d'enseignements à tirer pour progresser."