Après une première étape engagée, les skippers de La Solitaire du Figaro Paprec changent complètement de registre sur ce deuxième acte entre Vigo et Pornichet. Ici, la vitesse pure passe au second plan. La course devrait surtout se jouer sur la capacité des marins à lire les transitions météo, préserver leur lucidité et maintenir le bateau en mouvement dans des vents instables.
Une météo instable qui complique déjà les choix tactiques
Dès la sortie de la ria de Vigo, la flotte s'est retrouvée confrontée à des vents faibles et très irréguliers. Adrien Hardy, skipper de Sans Nature, pas de Futur !, a viré en tête à la bouée Paprec après le parcours côtier. Mais derrière, plusieurs concurrents se sont déjà retrouvés piégés dans des zones sans vent.
Le scénario météo ...
... reste particulièrement délicat à interpréter. Plusieurs dépressions circulent au large des côtes espagnoles, accompagnées d'orages localisés et de fortes variations de pression. Dans ces conditions, les routages perdent rapidement en fiabilité.
Pierrick Letouzé, skipper de Normandy Offshore Program, résumait cette situation avant le départ : "Il n'y a pas beaucoup de fichiers qui sont d'accord. On a du mal à placer les phénomènes."
Le petit temps possède une réputation particulière sur La Solitaire. Contrairement aux étapes musclées où les écarts se stabilisent parfois rapidement, les conditions molles entretiennent l'incertitude pendant plusieurs jours.
Dans moins de 6 nœuds de vent, le Figaro demande une conduite extrêmement fine. Réglages permanents, placement du poids, maintien de la vitesse dans les relances, chaque détail devient déterminant.
Et la fatigue mentale augmente rapidement. Marie Gendron, skipper de Kereis SNCF Voyageurs, l'expliquait avant de quitter Vigo : "Le vent ne va faire que tourner. Je pense qu'on va être claqué en rentrant. Pas tant de fatigue physique, mais de la fatigue mentale."
Ces étapes imposent aussi des choix de sommeil compliqués. Les marins dorment peu car les changements de vent obligent à surveiller constamment l'évolution du plan d'eau. Une sieste mal placée peut suffire à laisser partir le bon groupe.
Le premier verrou tactique se situe au passage du cap Finisterre. Les concurrents devront choisir entre plusieurs trajectoires, soit proches de la côte espagnole, soit plus au large pour contourner certaines zones orageuses.
Léo Bothorel, skipper Décathlon, évoquait déjà ce dilemme : "On a deux grandes options, soit rester à la côte, soit partir un peu plus au large"
Cette zone reste historiquement piégeuse sur La Solitaire. Les effets de relief, les accélérations thermiques et les calmes côtiers peuvent bouleverser la hiérarchie en quelques heures.
Ensuite viendra le golfe de Gascogne, souvent redouté dans les scénarios de petit temps. Les modèles météo divergent fortement sur l'évolution des dépressions attendues lundi 25 mai 2026 et mardi 26 mai 2026. Certains skippers parlent déjà d'une étape "erratique", où les positions évolueront constamment.
Hugo Dhallenne, skipper Macif 2025, résume bien l'ambiance générale : "Il va falloir garder les yeux ouverts et rester opportuniste. "
Leader provisoire après la première étape, l'Irlandais Tom Dolan sait que cette manche peut rapidement rebattre les cartes. Sur ce type de parcours lent et tactique, les écarts à l'arrivée deviennent parfois importants malgré des vitesses moyennes faibles.
Plusieurs skippers pointent aussi le caractère très aléatoire de cette traversée. Thomas de Dinechin, en retard au classement général, voit justement dans cette météo une occasion de revenir : "Je pense qu'il peut y avoir des écarts de temps à l'arrivée"
Cette deuxième étape rappelle aussi une constante de La Solitaire du Figaro Paprec. Les marins ne naviguent jamais seulement contre leurs concurrents. Ils affrontent aussi leur propre gestion du stress, du doute et de la fatigue.
Et dans la pétole, ces paramètres deviennent souvent aussi importants que la vitesse du bateau.
Pierrick Letouzé, skipper de Normandy Offshore Program, résumait cette situation avant le départ : "Il n'y a pas beaucoup de fichiers qui sont d'accord. On a du mal à placer les phénomènes."
Pourquoi la pétole reste l'un des exercices les plus difficiles en Figaro
Le petit temps possède une réputation particulière sur La Solitaire. Contrairement aux étapes musclées où les écarts se stabilisent parfois rapidement, les conditions molles entretiennent l'incertitude pendant plusieurs jours.
Dans moins de 6 nœuds de vent, le Figaro demande une conduite extrêmement fine. Réglages permanents, placement du poids, maintien de la vitesse dans les relances, chaque détail devient déterminant.
Et la fatigue mentale augmente rapidement. Marie Gendron, skipper de Kereis SNCF Voyageurs, l'expliquait avant de quitter Vigo : "Le vent ne va faire que tourner. Je pense qu'on va être claqué en rentrant. Pas tant de fatigue physique, mais de la fatigue mentale."
Ces étapes imposent aussi des choix de sommeil compliqués. Les marins dorment peu car les changements de vent obligent à surveiller constamment l'évolution du plan d'eau. Une sieste mal placée peut suffire à laisser partir le bon groupe.
Le cap Finisterre et le golfe de Gascogne sous surveillance
Le premier verrou tactique se situe au passage du cap Finisterre. Les concurrents devront choisir entre plusieurs trajectoires, soit proches de la côte espagnole, soit plus au large pour contourner certaines zones orageuses.
Léo Bothorel, skipper Décathlon, évoquait déjà ce dilemme : "On a deux grandes options, soit rester à la côte, soit partir un peu plus au large"
Cette zone reste historiquement piégeuse sur La Solitaire. Les effets de relief, les accélérations thermiques et les calmes côtiers peuvent bouleverser la hiérarchie en quelques heures.
Ensuite viendra le golfe de Gascogne, souvent redouté dans les scénarios de petit temps. Les modèles météo divergent fortement sur l'évolution des dépressions attendues lundi 25 mai 2026 et mardi 26 mai 2026. Certains skippers parlent déjà d'une étape "erratique", où les positions évolueront constamment.
Hugo Dhallenne, skipper Macif 2025, résume bien l'ambiance générale : "Il va falloir garder les yeux ouverts et rester opportuniste. "
Une étape qui peut déjà redistribuer le classement général
Leader provisoire après la première étape, l'Irlandais Tom Dolan sait que cette manche peut rapidement rebattre les cartes. Sur ce type de parcours lent et tactique, les écarts à l'arrivée deviennent parfois importants malgré des vitesses moyennes faibles.
Plusieurs skippers pointent aussi le caractère très aléatoire de cette traversée. Thomas de Dinechin, en retard au classement général, voit justement dans cette météo une occasion de revenir : "Je pense qu'il peut y avoir des écarts de temps à l'arrivée"
Cette deuxième étape rappelle aussi une constante de La Solitaire du Figaro Paprec. Les marins ne naviguent jamais seulement contre leurs concurrents. Ils affrontent aussi leur propre gestion du stress, du doute et de la fatigue.
Et dans la pétole, ces paramètres deviennent souvent aussi importants que la vitesse du bateau.

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