À quelques semaines de la remise à l'eau, le Class40 Centrakor Hirsch entre dans une phase clé de sa préparation, entre chantier technique, arbitrages de navigation et calendrier chargé.
Des modifications de carène et de pont pour limiter la traînée
Le chantier d'hiver s'est concentré sur des éléments visibles et d'autres plus discrets, mais tous liés à la performance au portant comme au près. Des pavois ont été ajoutés le long du pont. Leur rôle dépasse la simple protection de l'équipage.
En navigation gîtée, ces surfaces latérales augmentent l'appui et limitent l'immersion des chandeliers et du gréement courant sous le vent. Résultat attendu, une traînée hydrodynamique réduite et un pont plus sec. Mais ce choix impose aussi une gestion du poids et des efforts supplémentaires sur les liaisons structurelles.
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... La quille a également fait l'objet d'un travail sur son profil et sa surface. Sur un Class40, ces ajustements influencent directement le compromis entre puissance et traînée. Un profil plus optimisé peut améliorer le rendement, mais demande une validation fine en navigation réelle.
L'un des points faibles identifiés concernait l'accès à la descente. L'ancienne configuration, avec une ouverture large décalée sur un bord, compliquait la fermeture en mer formée.
La nouvelle implantation repose sur deux descentes plus étroites, positionnées de part et d'autre. Cette disposition permet de fermer efficacement le côté sous le vent. Sur un bateau qui enfourne ou embarque de l'eau, ce détail devient vite déterminant pour préserver l'intérieur.
Et ce choix améliore aussi la circulation à bord. Sur un Class40, où chaque déplacement se fait en appui et en contrainte, quelques centimètres gagnés changent le quotidien, surtout sur les longues navigations en solitaire.
Même si certaines courses se disputent en équipage réduit, la saison est orientée vers le solitaire. Cela influence directement les choix d'aménagement et d'ergonomie.
La gestion des manœuvres, l'accessibilité des postes de travail et la lisibilité du cockpit deviennent prioritaires. Le skipper doit pouvoir tout contrôler seul, même fatigué. Cela implique des compromis, parfois au détriment du confort ou de la polyvalence en double.
La Normandie Channel Race sera courue avec Benoît Hantzperg. Le duo permet de valider des réglages, mais aussi de confronter les options techniques à une autre expérience de la course au large.
La saison 2026 s'articule autour de plusieurs rendez-vous. La remise à l'eau est prévue dans un délai court, suivie d'un programme d'entraînement en solitaire.
Le calendrier comprend la Trinité 40 à la fin avril 2026, la Normandie Channel Race, puis la Les Sables Horta début juillet 2026. Une épreuve en septembre 2026 viendra conclure cette montée en puissance avant la Route du Rhum en novembre 2026.
Ce séquençage permet de valider progressivement les choix techniques. Chaque course sert de test grandeur nature, avec des conditions variées et des niveaux d'engagement différents.
Le bateau sera basé à La Trinité-sur-Mer au sein d'un groupe d'entraînement de 9 Class40. Ce travail collectif, encadré par Daniel Souben, apporte un cadre structuré.
Naviguer en flotte permet de comparer les vitesses, les angles et les réglages. Sur des bateaux proches en jauge, les écarts révèlent rapidement les axes de progression.
Et il y a aussi une dimension humaine. Retrouver d'anciens adversaires du Tour de France à la voile dans un rôle d'entraîneur change la dynamique. Le regard extérieur, souvent plus direct, aide à trancher dans les choix techniques.
En parallèle, Benoît Hantzperg poursuit son engagement sur la Globe40, une course autour du monde en étapes. Le bClass40, sur lequel il navigue, reste en tête du classement général.
Le passage du cap Horn s'est effectué sans incident majeur pour la flotte. Une escale technique a néanmoins été nécessaire avant ce point clé pour remplacer des pièces endommagées.
Cette double implication entre chantier et course au large illustre une réalité du circuit Class40. Les marins enchaînent les projets, les bateaux et les formats, ce qui enrichit les retours d'expérience, mais complique aussi la disponibilité pour les phases de mise au point.
Au final, ce chantier d'hiver ne se limite pas à une simple remise en état. Il traduit une série de choix techniques et sportifs qui seront jugés en mer, dès les premières milles parcourus.
Sécuriser l'intérieur face aux entrées d'eau
L'un des points faibles identifiés concernait l'accès à la descente. L'ancienne configuration, avec une ouverture large décalée sur un bord, compliquait la fermeture en mer formée.
La nouvelle implantation repose sur deux descentes plus étroites, positionnées de part et d'autre. Cette disposition permet de fermer efficacement le côté sous le vent. Sur un bateau qui enfourne ou embarque de l'eau, ce détail devient vite déterminant pour préserver l'intérieur.
Et ce choix améliore aussi la circulation à bord. Sur un Class40, où chaque déplacement se fait en appui et en contrainte, quelques centimètres gagnés changent le quotidien, surtout sur les longues navigations en solitaire.
Un bateau pensé pour le solitaire malgré le double
Même si certaines courses se disputent en équipage réduit, la saison est orientée vers le solitaire. Cela influence directement les choix d'aménagement et d'ergonomie.
La gestion des manœuvres, l'accessibilité des postes de travail et la lisibilité du cockpit deviennent prioritaires. Le skipper doit pouvoir tout contrôler seul, même fatigué. Cela implique des compromis, parfois au détriment du confort ou de la polyvalence en double.
La Normandie Channel Race sera courue avec Benoît Hantzperg. Le duo permet de valider des réglages, mais aussi de confronter les options techniques à une autre expérience de la course au large.
Un calendrier dense pour fiabiliser le Class40
La saison 2026 s'articule autour de plusieurs rendez-vous. La remise à l'eau est prévue dans un délai court, suivie d'un programme d'entraînement en solitaire.
Le calendrier comprend la Trinité 40 à la fin avril 2026, la Normandie Channel Race, puis la Les Sables Horta début juillet 2026. Une épreuve en septembre 2026 viendra conclure cette montée en puissance avant la Route du Rhum en novembre 2026.
Ce séquençage permet de valider progressivement les choix techniques. Chaque course sert de test grandeur nature, avec des conditions variées et des niveaux d'engagement différents.
L'apport du collectif et des confrontations en mer
Le bateau sera basé à La Trinité-sur-Mer au sein d'un groupe d'entraînement de 9 Class40. Ce travail collectif, encadré par Daniel Souben, apporte un cadre structuré.
Naviguer en flotte permet de comparer les vitesses, les angles et les réglages. Sur des bateaux proches en jauge, les écarts révèlent rapidement les axes de progression.
Et il y a aussi une dimension humaine. Retrouver d'anciens adversaires du Tour de France à la voile dans un rôle d'entraîneur change la dynamique. Le regard extérieur, souvent plus direct, aide à trancher dans les choix techniques.
Une préparation sous contrainte sportive avec la Globe40
En parallèle, Benoît Hantzperg poursuit son engagement sur la Globe40, une course autour du monde en étapes. Le bClass40, sur lequel il navigue, reste en tête du classement général.
Le passage du cap Horn s'est effectué sans incident majeur pour la flotte. Une escale technique a néanmoins été nécessaire avant ce point clé pour remplacer des pièces endommagées.
Cette double implication entre chantier et course au large illustre une réalité du circuit Class40. Les marins enchaînent les projets, les bateaux et les formats, ce qui enrichit les retours d'expérience, mais complique aussi la disponibilité pour les phases de mise au point.
Au final, ce chantier d'hiver ne se limite pas à une simple remise en état. Il traduit une série de choix techniques et sportifs qui seront jugés en mer, dès les premières milles parcourus.

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