Installé en Afrique du Sud, qui est le 2e pays producteur de catamaran au monde, Robertson and Caine s'est imposé dans le paysage du multicoque. Le chantier alimente une grande partie des flottes de location dans le monde. Derrière cette présence, une organisation industrielle et une gamme structurée.
Depuis le Cap, à la pointe sud de l'Afrique, Robertson and Caine construit des catamarans destinés à naviguer sur toutes les mers du globe. Le chantier s'est progressivement structuré autour d'un positionnement clair, produire des unités adaptées à la croisière et à un usage intensif.
Un chantier né de la course au large
Fondé en 1991 par John Robertson et Jerry Caine, le chantier s'inscrit d'abord dans une culture de la performance. Les premières réalisations concernent des voiliers de course et des unités sur mesure, avec une maîtrise des composites acquise sur des programmes exigeants.
Cette expérience se traduit rapidement par des succès en compétition. Le maxi Broomstick, long de 70 pieds, remporte la Cape to Rio en 1993. D'autres unités se distinguent sur le circuit international.
Mais le virage intervient avec l'accord signé avec The Moorings. ...
... Le chantier commence alors à produire des catamarans de croisière destinés à la location. Cette orientation va structurer durablement son développement.
Depuis la fin des années 1990, Robertson and Caine a livré plus de 3000 catamarans. Le chantier emploie aujourd'hui plus de 2600 personnes et s'étend sur plus de 66 000 m².
La production est organisée par modèle, avec des unités dédiées allant du moulage à l'assemblage final. Trois catamarans sortent des lignes chaque semaine, avant d'être expédiés depuis le port du Cap, mât en place.
Cette cadence répond aux besoins des grandes flottes de location, notamment The Moorings et Sunsail, qui exploitent une part importante des unités produites.
La production s'articule autour de la gamme Leopard, déclinée en catamarans à voile et à moteur. Côté voile, trois modèles structurent l'offre, Leopard 42, 46 et 52. Côté moteur, la gamme Powercat comprend les Leopard 40, 46 et 53.
Ces unités couvrent un segment compris entre 40 et 53 pieds, avec des programmes orientés croisière. L'accent est mis sur l'espace à bord, la facilité de manœuvre et l'endurance.
Les bateaux sont conçus pour un usage intensif, notamment en charter. Cela implique des choix techniques en matière de robustesse, de maintenance et d'accessibilité des équipements.
Les équipes de conception, basées au Cap et à Tampa, travaillent sur une intégration globale des fonctions à bord. L'objectif consiste à concilier performance, confort et simplicité d'utilisation.
Les plans intègrent des retours d'expérience issus des flottes de location et des propriétaires privés. Cette boucle permet d'ajuster les aménagements, les circulations à bord et les choix d'équipements.
Les catamarans sont ensuite testés dans des conditions engagées, au large du Cap des Tempêtes, une zone connue pour ses vents soutenus et sa mer formée.
La construction repose sur des techniques composites combinant stratification manuelle, infusion sous vide et moulage par transfert de résine. Les coques et ponts sont réalisés en infusion avec des tissus multiaxiaux en fibre de verre et des âmes en mousse PVC.
Ce choix permet d'obtenir des structures rigides, avec un bon rapport poids résistance et une capacité de charge adaptée à la croisière.
Les résines vinylester et les gelcoats spécifiques sont utilisés pour limiter les phénomènes d'hydrolyse et d'osmose. Des cloisons étanches à l'avant et à l'arrière renforcent la sécurité en cas d'avarie.
La production intègre également des outils numériques, notamment des machines CNC 5 axes pour l'usinage des pièces complexes et la réalisation des moules.
Si la production reste concentrée en Afrique du Sud, la diffusion est internationale. Les catamarans naviguent en Méditerranée, aux Caraïbes, dans l'océan Indien ou encore dans le Pacifique.
Le marché nord-américain constitue un axe important, avec une structure basée en Floride pour le support technique et la distribution. Au fil des années, Robertson and Caine s'est imposé comme un acteur majeur du catamaran de croisière, avec une production standardisée, orientée vers la durabilité et l'usage intensif en mer.
Une montée en puissance industrielle
Depuis la fin des années 1990, Robertson and Caine a livré plus de 3000 catamarans. Le chantier emploie aujourd'hui plus de 2600 personnes et s'étend sur plus de 66 000 m².
La production est organisée par modèle, avec des unités dédiées allant du moulage à l'assemblage final. Trois catamarans sortent des lignes chaque semaine, avant d'être expédiés depuis le port du Cap, mât en place.
Cette cadence répond aux besoins des grandes flottes de location, notamment The Moorings et Sunsail, qui exploitent une part importante des unités produites.
Une gamme articulée autour des Leopard
La production s'articule autour de la gamme Leopard, déclinée en catamarans à voile et à moteur. Côté voile, trois modèles structurent l'offre, Leopard 42, 46 et 52. Côté moteur, la gamme Powercat comprend les Leopard 40, 46 et 53.
Ces unités couvrent un segment compris entre 40 et 53 pieds, avec des programmes orientés croisière. L'accent est mis sur l'espace à bord, la facilité de manœuvre et l'endurance.
Les bateaux sont conçus pour un usage intensif, notamment en charter. Cela implique des choix techniques en matière de robustesse, de maintenance et d'accessibilité des équipements.
Une conception tournée vers l'usage
Les équipes de conception, basées au Cap et à Tampa, travaillent sur une intégration globale des fonctions à bord. L'objectif consiste à concilier performance, confort et simplicité d'utilisation.
Les plans intègrent des retours d'expérience issus des flottes de location et des propriétaires privés. Cette boucle permet d'ajuster les aménagements, les circulations à bord et les choix d'équipements.
Les catamarans sont ensuite testés dans des conditions engagées, au large du Cap des Tempêtes, une zone connue pour ses vents soutenus et sa mer formée.
Des procédés de construction industriels
La construction repose sur des techniques composites combinant stratification manuelle, infusion sous vide et moulage par transfert de résine. Les coques et ponts sont réalisés en infusion avec des tissus multiaxiaux en fibre de verre et des âmes en mousse PVC.
Ce choix permet d'obtenir des structures rigides, avec un bon rapport poids résistance et une capacité de charge adaptée à la croisière.
Les résines vinylester et les gelcoats spécifiques sont utilisés pour limiter les phénomènes d'hydrolyse et d'osmose. Des cloisons étanches à l'avant et à l'arrière renforcent la sécurité en cas d'avarie.
La production intègre également des outils numériques, notamment des machines CNC 5 axes pour l'usinage des pièces complexes et la réalisation des moules.
Une présence mondiale depuis le Cap
Si la production reste concentrée en Afrique du Sud, la diffusion est internationale. Les catamarans naviguent en Méditerranée, aux Caraïbes, dans l'océan Indien ou encore dans le Pacifique.
Le marché nord-américain constitue un axe important, avec une structure basée en Floride pour le support technique et la distribution. Au fil des années, Robertson and Caine s'est imposé comme un acteur majeur du catamaran de croisière, avec une production standardisée, orientée vers la durabilité et l'usage intensif en mer.