Loopia 290, catamaran modulaire et accessible, un nouveau regard sur la plaisance
Le Loopia 290 part d'un constat simple sur les usages réels des plaisanciers. La majorité du temps se passe au mouillage, rarement en navigation longue. Ce catamaran cherche à répondre à cette pratique, avec une nouvelle approche technique et inclusive.
Il est rare d'assister à la naissance d'un nouveau chantier naval, pensé autour d'un concept novateur. Ce catamaran de 9 mètres signé Marc Lombard Design Group s'inscrit dans une réflexion sur l'usage réel des bateaux à moteur, entre navigation courte et vie au mouillage, avec des choix techniques qui interrogent autant qu'ils ouvrent des perspectives.
Un bateau conçu pour le mouillage plutôt que pour la distance
La première question concerne l'adéquation entre conception et usage réel. Les données observées montrent que les unités de 6 à 12 mètres passent près de 80 % de leur temps au mouillage. Et pourtant, le marché propose souvent des bateaux dimensionnés pour la croisière longue ou, à l'inverse, très dépouillés. Le Loopia prend une autre voie. Il privilégie la surface de vie à bord, avec un pont plat sans marche, des circulations larges et un arrière ouvert.
Ce choix vise les plaisanciers côtiers, les loueurs et les usages à la journée. En revanche, il limite volontairement les ambitions ...
... hauturières. Le programme n'est pas la navigation engagée mais le mouillage abrité, les lacs ou les zones côtières calmes.
Le recours à une plateforme catamaran répond à deux contraintes, stabilité à l'arrêt et accessibilité. Avec 3,90 m de largeur, le Loopia propose une assiette stable au mouillage, ce qui facilite les déplacements à bord.
L'absence de marche et la continuité du pont rapprochent le bateau des standards d'accessibilité observés à terre. Le travail mené avec APF France Handicap Vendée a permis d'intégrer des contraintes concrètes liées aux différents types de handicap. Ce positionnement s'adresse à un public élargi, familles, personnes âgées, utilisateurs à mobilité réduite. Mais cette architecture implique aussi un compromis, notamment en comportement dans le clapot ou en rendement à vitesse élevée.
Sur le plan technique, la coque en aluminium est construite chez Alubat. Ce choix apporte robustesse et recyclabilité, avec un entretien maîtrisé. Le pont et les superstructures utilisent des composites à base d'époxy biosourcée et de fibre de lin. Cette combinaison vise à réduire l'impact environnemental en fin de vie.
L'assemblage est localisé aux Sables d'Olonne, avec une chaîne d'approvisionnement resserrée dans un rayon de 30 kilomètres pour la majorité des composants. Cette organisation limite le transport mais impose une dépendance à un réseau industriel local.
La motorisation électrique est constitué de deux moteurs hors bord, alimentés par un parc batteriesqui se recharge à quai. Les panneaux solaires alimentent uniquement les équipements de confort. . Les performances annoncées donnent environ 10 milles à 13 nœuds et jusqu'à 25 milles à 9 nœuds. Ces valeurs correspondent à des sorties à la journée avec retour au port, ou à des navigations sur plan d'eau intérieur. La recharge et la gestion énergétique restent des paramètres clés pour l'exploitation, notamment en location.
Des alternatives décarbonées sont à l'étude, signe que le modèle énergétique n'est pas figé. Mais l'usage reste conditionné par l'infrastructure disponible à quai. Pour le reste des équipements embarqués, SeaLoop a choisi Raymarine pour l'électronique, Ruchaud pour la sellerie et TTop pour l'accastillage depont.
Le Loopia est pensé comme une plateforme modulable. Plusieurs versions sont prévues, family, fishing, diving ou promenade.
Le plan de pont privilégie les zones de convivialité avec un salon avant pour huit personnes, une cuisine intégrée et des espaces ouverts. Une capacité d'accueil de 20 personnes en catégorie D et 16 en catégorie C est annoncée. Des équipements simples complètent l'ensemble, comme un WC sous le bolster avec cloison textile pour préserver l'intimité. L'objectif reste la facilité d'usage et la rapidité de prise en main.
Le projet vise plusieurs segments. Les particuliers, mais aussi les sociétés de location ou les modèles hybrides où le propriétaire confie son bateau à un gestionnaire. La facilité de manœuvre, la capacité d'accueil et la simplicité des systèmes vont dans ce sens. Le marché des lacs ou certaines zones comme le Canada, sensibles aux contraintes environnementales, sont également visés.
La production annoncée reste progressive, avec une première mise à l'eau au printemps 2027, suivie d'un 25 pieds puis d'un 35 pieds. Une montée en cadence est prévue jusqu'à 60 unités en 2029. Au final, le Loopia ne cherche pas à couvrir tous les programmes. Il se concentre sur un usage précis, la vie au mouillage. Et c'est peut-être là que se situe son intérêt, coller à la réalité des pratiques plutôt que d'élargir le spectre à tout prix.
Une architecture catamaran pour la stabilité et l'accessibilité
Le recours à une plateforme catamaran répond à deux contraintes, stabilité à l'arrêt et accessibilité. Avec 3,90 m de largeur, le Loopia propose une assiette stable au mouillage, ce qui facilite les déplacements à bord.
L'absence de marche et la continuité du pont rapprochent le bateau des standards d'accessibilité observés à terre. Le travail mené avec APF France Handicap Vendée a permis d'intégrer des contraintes concrètes liées aux différents types de handicap. Ce positionnement s'adresse à un public élargi, familles, personnes âgées, utilisateurs à mobilité réduite. Mais cette architecture implique aussi un compromis, notamment en comportement dans le clapot ou en rendement à vitesse élevée.
Construction en aluminium et composites biosourcés
Sur le plan technique, la coque en aluminium est construite chez Alubat. Ce choix apporte robustesse et recyclabilité, avec un entretien maîtrisé. Le pont et les superstructures utilisent des composites à base d'époxy biosourcée et de fibre de lin. Cette combinaison vise à réduire l'impact environnemental en fin de vie.
L'assemblage est localisé aux Sables d'Olonne, avec une chaîne d'approvisionnement resserrée dans un rayon de 30 kilomètres pour la majorité des composants. Cette organisation limite le transport mais impose une dépendance à un réseau industriel local.
Propulsion électrique et autonomie
La motorisation électrique est constitué de deux moteurs hors bord, alimentés par un parc batteriesqui se recharge à quai. Les panneaux solaires alimentent uniquement les équipements de confort. . Les performances annoncées donnent environ 10 milles à 13 nœuds et jusqu'à 25 milles à 9 nœuds. Ces valeurs correspondent à des sorties à la journée avec retour au port, ou à des navigations sur plan d'eau intérieur. La recharge et la gestion énergétique restent des paramètres clés pour l'exploitation, notamment en location.
Des alternatives décarbonées sont à l'étude, signe que le modèle énergétique n'est pas figé. Mais l'usage reste conditionné par l'infrastructure disponible à quai. Pour le reste des équipements embarqués, SeaLoop a choisi Raymarine pour l'électronique, Ruchaud pour la sellerie et TTop pour l'accastillage depont.
Modularité des aménagements et logique multi usage
Le Loopia est pensé comme une plateforme modulable. Plusieurs versions sont prévues, family, fishing, diving ou promenade.
Le plan de pont privilégie les zones de convivialité avec un salon avant pour huit personnes, une cuisine intégrée et des espaces ouverts. Une capacité d'accueil de 20 personnes en catégorie D et 16 en catégorie C est annoncée. Des équipements simples complètent l'ensemble, comme un WC sous le bolster avec cloison textile pour préserver l'intimité. L'objectif reste la facilité d'usage et la rapidité de prise en main.
Un positionnement entre plaisance privée et flotte professionnelle
Le projet vise plusieurs segments. Les particuliers, mais aussi les sociétés de location ou les modèles hybrides où le propriétaire confie son bateau à un gestionnaire. La facilité de manœuvre, la capacité d'accueil et la simplicité des systèmes vont dans ce sens. Le marché des lacs ou certaines zones comme le Canada, sensibles aux contraintes environnementales, sont également visés.
La production annoncée reste progressive, avec une première mise à l'eau au printemps 2027, suivie d'un 25 pieds puis d'un 35 pieds. Une montée en cadence est prévue jusqu'à 60 unités en 2029. Au final, le Loopia ne cherche pas à couvrir tous les programmes. Il se concentre sur un usage précis, la vie au mouillage. Et c'est peut-être là que se situe son intérêt, coller à la réalité des pratiques plutôt que d'élargir le spectre à tout prix.